Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 585
On prendra des extrémités, de 80 centimètres environ; on en supprimera la
partie supérieure la plus tendre en coupant net au-dessus d'un nœud. L'expé-
rience personnelle peut seule apprendre à apprécier d'une façon juste le bout
qu'il faut enlever; il s'agit de ne garder que du bois suffisamment « aoûté », ce
dont on jugera par la couleur. Il faut que chacun des deux nœuds supérieurs
d'une bouture porte un rameau fructifère et que le bourgeon axillaire abrité par
ce dernier ait un aspect bien sain. Il faut que les crampons de la bouture soient
fortement développés et qu'ils tiennent solidement après le tuteur.
Quand on a fait son choix, on tranche et on se met en devoir de détacher la
bouture du tuteur; cette opération est fort délicate; il faut commencer par le bas;
il s'agit d'enlever la bouture sans déchirer aucun crampon, de sorte qu'il n'y ait
aucune blessure; on y arrive en poussant le couteau doucement entre les cram-
pons et le pieu, au niveau de chaque nœud. Au moment de détacher le dernier
des nœuds (le plus supérieur), il faut faire attention de ne pas laisser tomber la
bouture, car il faut bien peu de chose pour qu'il se produise dans l'écorce des ger-
çures souvent à peine perceptibles. -
Supposons que tout se soit bien passé; on s'empare alors de la bouture en la
tenant verticalement,l'extrémité la plus âgée en haut, dans la main gauche, et on
enlève d'un coup de couteau ce qui dépasse le nœud le plus âgé, en coupant au
ras du nœud; il s'agir en effet, d'éviter que, lors de la mise en terre de la bou-
ture, il ne se constitue, par la pourriture du fragment d'entre-nœud de la base,
un foyer d'infection avant que les racines n'aient eu le temps de prendre un bon
développement; la pourriture pourrait, dans ces conditions, envahir progres-
sivement plusieurs entre-nœuds et même détruire la bouture entière.
Dans le Lampong, on prend les boutures très longues et on plante de manière
à laisser émerger de terre cette partie la plus vieille; cette manière est bonne,
mais cependant on peut s'en passer. Une bonne bouture doit offrir au moins sept
entre-nœuds entiers.
On achève d'apprêter la bouture en enlevant au couteau toutes les ramifica-
tions, excepté les deux plus .jeunes; il importe peu qu'on laisse ou non des
chicots, car la circulation de la sève dans le chicot se trouve suspendue et il n'y
a aucun danger que la décomposition se propage jusqu'à travers le nœud. Au
contraire, la moindre gerçure de l'axe même de la bouture menace l'exis-
tence de celle-ci en s'infectant. De là l'importance de la plus grande prudence
dans le maniement des boutures qui se fera, pour la même raison, le mieux vers
le milieu de la journée quand les tiges du poivrier sont le moins fragiles.
Les boutures une fois en état sont remisées à l'ombre, et on ne procède-à la
mise en terre que tard dans l'après-midi, à moins qu'il ne tombe de la pluie
avant. La bouture est disposée dans le trou de manière à ce que les deux
branches qu'on- lui a laissées embrassent le tuteur à la façon d'une fourche;
puis on comble le trou.
Le lendemain, au matin, il faudra donner à la bouture un abri contre le soleil.
Souvent, on cultive le gambir (Uncar-a gambir) en même temps que le poivre ;
on a alors sous la main une excellente matière pour abriter les boutures de
poivrier: on les couvre d'un paquet lâche de ramures de gambir dépouillées de
leurs feuilles. Autrement, on se trouvera bien d'une liasse d'alang-alang que
l'on disposera en cône autour du tuteur contre lequel on l'attachera à 60 centi-
mètres au-dessus du sol. Il faut garder de la mesure dans l'intensité de l'om-
brage. Quant à sa durée, les boutures ont besoin d'ombre tant qu'au moins l'un
2
On prendra des extrémités, de 80 centimètres environ; on en supprimera la
partie supérieure la plus tendre en coupant net au-dessus d'un nœud. L'expé-
rience personnelle peut seule apprendre à apprécier d'une façon juste le bout
qu'il faut enlever; il s'agit de ne garder que du bois suffisamment « aoûté », ce
dont on jugera par la couleur. Il faut que chacun des deux nœuds supérieurs
d'une bouture porte un rameau fructifère et que le bourgeon axillaire abrité par
ce dernier ait un aspect bien sain. Il faut que les crampons de la bouture soient
fortement développés et qu'ils tiennent solidement après le tuteur.
Quand on a fait son choix, on tranche et on se met en devoir de détacher la
bouture du tuteur; cette opération est fort délicate; il faut commencer par le bas;
il s'agit d'enlever la bouture sans déchirer aucun crampon, de sorte qu'il n'y ait
aucune blessure; on y arrive en poussant le couteau doucement entre les cram-
pons et le pieu, au niveau de chaque nœud. Au moment de détacher le dernier
des nœuds (le plus supérieur), il faut faire attention de ne pas laisser tomber la
bouture, car il faut bien peu de chose pour qu'il se produise dans l'écorce des ger-
çures souvent à peine perceptibles. -
Supposons que tout se soit bien passé; on s'empare alors de la bouture en la
tenant verticalement,l'extrémité la plus âgée en haut, dans la main gauche, et on
enlève d'un coup de couteau ce qui dépasse le nœud le plus âgé, en coupant au
ras du nœud; il s'agir en effet, d'éviter que, lors de la mise en terre de la bou-
ture, il ne se constitue, par la pourriture du fragment d'entre-nœud de la base,
un foyer d'infection avant que les racines n'aient eu le temps de prendre un bon
développement; la pourriture pourrait, dans ces conditions, envahir progres-
sivement plusieurs entre-nœuds et même détruire la bouture entière.
Dans le Lampong, on prend les boutures très longues et on plante de manière
à laisser émerger de terre cette partie la plus vieille; cette manière est bonne,
mais cependant on peut s'en passer. Une bonne bouture doit offrir au moins sept
entre-nœuds entiers.
On achève d'apprêter la bouture en enlevant au couteau toutes les ramifica-
tions, excepté les deux plus .jeunes; il importe peu qu'on laisse ou non des
chicots, car la circulation de la sève dans le chicot se trouve suspendue et il n'y
a aucun danger que la décomposition se propage jusqu'à travers le nœud. Au
contraire, la moindre gerçure de l'axe même de la bouture menace l'exis-
tence de celle-ci en s'infectant. De là l'importance de la plus grande prudence
dans le maniement des boutures qui se fera, pour la même raison, le mieux vers
le milieu de la journée quand les tiges du poivrier sont le moins fragiles.
Les boutures une fois en état sont remisées à l'ombre, et on ne procède-à la
mise en terre que tard dans l'après-midi, à moins qu'il ne tombe de la pluie
avant. La bouture est disposée dans le trou de manière à ce que les deux
branches qu'on- lui a laissées embrassent le tuteur à la façon d'une fourche;
puis on comble le trou.
Le lendemain, au matin, il faudra donner à la bouture un abri contre le soleil.
Souvent, on cultive le gambir (Uncar-a gambir) en même temps que le poivre ;
on a alors sous la main une excellente matière pour abriter les boutures de
poivrier: on les couvre d'un paquet lâche de ramures de gambir dépouillées de
leurs feuilles. Autrement, on se trouvera bien d'une liasse d'alang-alang que
l'on disposera en cône autour du tuteur contre lequel on l'attachera à 60 centi-
mètres au-dessus du sol. Il faut garder de la mesure dans l'intensité de l'om-
brage. Quant à sa durée, les boutures ont besoin d'ombre tant qu'au moins l'un
2
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 9/32
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k63783664/f9.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k63783664/f9.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k63783664/f9.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k63783664
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k63783664
Facebook
Twitter