Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
584 REVUE DES CULTURES COLONIALES
naturel d'incriminer, conséquence du peu d'espacement en même temps que du
développement vigoureux des lianes.
Il va de soi qu'il n'est pas possible d'indiquer un espacement bon pour tous
les pays et pour tous les sols ; l'exposition du terrain doit être aussi considérée.
Un espacement trop grand peut être fort nuisible, surtout dans des expositions
peu abritées.
L'auteur s'est trouvé le mieux d'un espacement à 2m50 en quinconce trigonal
(« in driehôeks verband »). Ce mode de disposition est, en tout cas, ce qu'il y a de
plus avantageux ; cela se prouve par un calcul mathématique.
Si à Java la plantation en carré (« rechthoeking verband ») continue à être
employée presque à l'exclusion de toute autre combinaison, cela ne peut être
que le fait de la routine.
En effet, à 2m50 en tout sens, en carré, l'hectare tient 1.600 plantes, en quin-
conce trigonal, 1.847 (aubouwdeJava, cela fait respectivement 1.136 et 1.311) (1).
Quoi qu'il en soit à cet égard, une fois les places marquées, le mieux est d'y
planter de suite les pieux en bois de fer destinés à servir de supports aux
lianes. Si on ne s'en est pas procuré à temps, on mettra provisoirement des
pieux quelconques (CI wildhout »), pourvu qu'ils soient longs de lm50 à 2 mètres
et gros comme le bras; et puis, quelques mois après, on les remplacera par les
pieux définitifs, en bois de fer. Ceux-ci auront 4 mètres de long ou davantage;
on les taillera dans le cœur; on leur donnera de préférence une section triangu-
laire et une épaisseur de 12 centimètres au moins. On les enfoncera dans le sol
de 60 à 70 centimètres.
Après avoir planté les pieux, on creusera les trous pour planter les lianes; on
les fera bien droits.
Si le terrain est en pente, on disposera les trous toujours vers la ligne infé-
rieure de chaque bande. La profondeur des trous est entièrement subordonnée
à la nature du sol. Plus le sol est léger, plus on fera les trous profonds ; toute-
fois, on ne dépassera pas 15 centimètres, et on veillera à ce que les trous soient
toujours bien droits afin que les boutures n'aient à subir aucune cassure ni
forte courbure.
Nous voilà enfin arrivés au moment de choisir les boutures; le succès de
l'entreprise dépendra grandement de la manière dont on s'y sera pris. Il est
extrêmement rare que le poivrier soit élevé de semis. D'après les renseigne-
ments de la bibliographie, cela ne se ferait qu'au Siam. La plantation de bou-
tures est le mode courant. Pour commencer, il faudra bien en acheter à une
plantation du voisinage. Dès la deuxième année, on s'approvisionnera soi-même
en prélevant, à l'occasion de la taille des poivriers, des tiges superflues et bien
constituées. On prendra garde de ne pas se tromper et de ne choisir que des
axes végétatifs, en faisant bien attention de ne pas les confondre avec les axes de
fructification, qui ne peuvent servir de rien en tant que boutures; cela a été
expliqué en détail plus haut.
(1) M. Bosscha entend évidemment sous ces termes d'une part une plantation à 2 m. 50 entre les
lignes et autant dans la ligne ; d'autre part une plantation à 2 m. 50 dans la ligne, la distance entre
les lignes étant égale à la hauteur d'un triangle équilatéral de 2 m. 50 de côté; ce dernier mode de
plantation peut être représenté encore de la manière suivante : un hexagone avec un arbre au
centre et un arbre à chacun des six sommets, le côté de l'hexagone étant égal à 2 m. 50; de là le
nom de « plantation en septèmes » qui lui est donné quelquefois.
Le Traducteur.
naturel d'incriminer, conséquence du peu d'espacement en même temps que du
développement vigoureux des lianes.
Il va de soi qu'il n'est pas possible d'indiquer un espacement bon pour tous
les pays et pour tous les sols ; l'exposition du terrain doit être aussi considérée.
Un espacement trop grand peut être fort nuisible, surtout dans des expositions
peu abritées.
L'auteur s'est trouvé le mieux d'un espacement à 2m50 en quinconce trigonal
(« in driehôeks verband »). Ce mode de disposition est, en tout cas, ce qu'il y a de
plus avantageux ; cela se prouve par un calcul mathématique.
Si à Java la plantation en carré (« rechthoeking verband ») continue à être
employée presque à l'exclusion de toute autre combinaison, cela ne peut être
que le fait de la routine.
En effet, à 2m50 en tout sens, en carré, l'hectare tient 1.600 plantes, en quin-
conce trigonal, 1.847 (aubouwdeJava, cela fait respectivement 1.136 et 1.311) (1).
Quoi qu'il en soit à cet égard, une fois les places marquées, le mieux est d'y
planter de suite les pieux en bois de fer destinés à servir de supports aux
lianes. Si on ne s'en est pas procuré à temps, on mettra provisoirement des
pieux quelconques (CI wildhout »), pourvu qu'ils soient longs de lm50 à 2 mètres
et gros comme le bras; et puis, quelques mois après, on les remplacera par les
pieux définitifs, en bois de fer. Ceux-ci auront 4 mètres de long ou davantage;
on les taillera dans le cœur; on leur donnera de préférence une section triangu-
laire et une épaisseur de 12 centimètres au moins. On les enfoncera dans le sol
de 60 à 70 centimètres.
Après avoir planté les pieux, on creusera les trous pour planter les lianes; on
les fera bien droits.
Si le terrain est en pente, on disposera les trous toujours vers la ligne infé-
rieure de chaque bande. La profondeur des trous est entièrement subordonnée
à la nature du sol. Plus le sol est léger, plus on fera les trous profonds ; toute-
fois, on ne dépassera pas 15 centimètres, et on veillera à ce que les trous soient
toujours bien droits afin que les boutures n'aient à subir aucune cassure ni
forte courbure.
Nous voilà enfin arrivés au moment de choisir les boutures; le succès de
l'entreprise dépendra grandement de la manière dont on s'y sera pris. Il est
extrêmement rare que le poivrier soit élevé de semis. D'après les renseigne-
ments de la bibliographie, cela ne se ferait qu'au Siam. La plantation de bou-
tures est le mode courant. Pour commencer, il faudra bien en acheter à une
plantation du voisinage. Dès la deuxième année, on s'approvisionnera soi-même
en prélevant, à l'occasion de la taille des poivriers, des tiges superflues et bien
constituées. On prendra garde de ne pas se tromper et de ne choisir que des
axes végétatifs, en faisant bien attention de ne pas les confondre avec les axes de
fructification, qui ne peuvent servir de rien en tant que boutures; cela a été
expliqué en détail plus haut.
(1) M. Bosscha entend évidemment sous ces termes d'une part une plantation à 2 m. 50 entre les
lignes et autant dans la ligne ; d'autre part une plantation à 2 m. 50 dans la ligne, la distance entre
les lignes étant égale à la hauteur d'un triangle équilatéral de 2 m. 50 de côté; ce dernier mode de
plantation peut être représenté encore de la manière suivante : un hexagone avec un arbre au
centre et un arbre à chacun des six sommets, le côté de l'hexagone étant égal à 2 m. 50; de là le
nom de « plantation en septèmes » qui lui est donné quelquefois.
Le Traducteur.
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