Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
602 REVUE DES CULTURES COLONIALES
efforts des colons européens pour établir la culture de la Canne à sucre dans
l'Afrique centrale obtiendront de grands résultats. »
Dans Y Angola existent un grand nombre de petites plantations, portugaises
ou indigènes. La quantité de pluie est un peu insuffisante. Néanmoins, la Canne
descend jusque dans le Mossamedès, sur les bords du Cunene.
La partie orientale de l'Afrique intertropicale, moins bien arrosée que le
versant opposé, se prête moins à la culture de la Canne. On en trouve cependant
des champs très étendus dans le Mozambique, principalement dans les terres
d'alluvion du bassin du Zambèze. Plus au Nord, nous trouvons des plantations
arabes dans l'île de Zanzibar et sur la côte qui lui fait face. D'autres existent
dans l'intérieur, mais isolées et sans importance. Le gouvernement colonial,
allemand s'efforce de développer cette culture. Il existe quelques points, tels
que la vallée du Pangani, où la fertilité naturelle du sol promet de bons
résultats.
L'Afrique Orientale britannique offre à l'intérieur, notamment dans l'Ouganda et
sur les bords du lac Victoria, des conditions climatériques favorables. Mais la
production y est paralysée, comme dans une grande partie de l'Afrique, par la
nécessité de confier le soin des cultures aux mains inexpertes des indigènes.
L'Afrique australe est, en général, trop tempérée ou trop aride pour notre
graminée. On la trouve cependant cultivée au Transvaal sur les bords du Lim-
popo. Mais la culture a pris une extension beaucoup plus grande au Natal, où la
Canne, introduite de l'île Maurice en 1858, couvre maintenant une bande de
10 kilomètres de largeur le long de toute la côte, et produit 1.000 tonnes de
sucre (en 1884-85). C'est là qu'elle atteint son extrémité méridionale en Afrique,
vers le trentième parallèle Sud.
Terminons en donnant quelques détails sur les îles africaines. Les Açores ont
un climat trop européen, mais à Madère les plantations prospèrent et donnent
de 350 à 500 tonnes par an. La culture a moins réussi aux îles Canaries, malgré
l'analogie du climat. Aux îles du Cap-Vert nous retrouvons la température tro-
picale ; la quantité de pluie y est insuffisante, mais on y remédie en cultivant la
Canne dans des bas-fonds humides.
Les îles du golfe de Guinée ne laissent rien à désirer comme conditions clima-
tériques. A San-Thomé,la culture est particulièrement florissante.
Quant aux îles de l'océan Indien, l'exploitation de la Canne existe de longue
date dans les îles Mascareignes (Maurice et la Réunion). Elle a conservé une
grande importance, bien qu'elle souffre de l'épuisement graduel du sol, comme
il arrive dans beaucoup d'anciennes colonies.
Dans les groupes des Seychelles et des Comores, le sucre de Canne constitue
la principale production; l'exploitation en est importante, eu égard à la faible
étendue des îles.
La Canne à sucre a été introduite à Madagascar par les Arabes. La côte occi-
dentale, mieux favorisée sous le rapport du régime des pluies, convient à la
culture de cette graminée. Des fabriques de sucre existent à Ivondrona. Toute-
fois, l'exploitation sucrière, négligée par les indigènes, a été paralysée jusqu'à
ce jour par les rivalités entre colons anglais et français. On peut espérer que la
situation deviendra meilleure depuis que l'île possède un régime colonial
régulier.
efforts des colons européens pour établir la culture de la Canne à sucre dans
l'Afrique centrale obtiendront de grands résultats. »
Dans Y Angola existent un grand nombre de petites plantations, portugaises
ou indigènes. La quantité de pluie est un peu insuffisante. Néanmoins, la Canne
descend jusque dans le Mossamedès, sur les bords du Cunene.
La partie orientale de l'Afrique intertropicale, moins bien arrosée que le
versant opposé, se prête moins à la culture de la Canne. On en trouve cependant
des champs très étendus dans le Mozambique, principalement dans les terres
d'alluvion du bassin du Zambèze. Plus au Nord, nous trouvons des plantations
arabes dans l'île de Zanzibar et sur la côte qui lui fait face. D'autres existent
dans l'intérieur, mais isolées et sans importance. Le gouvernement colonial,
allemand s'efforce de développer cette culture. Il existe quelques points, tels
que la vallée du Pangani, où la fertilité naturelle du sol promet de bons
résultats.
L'Afrique Orientale britannique offre à l'intérieur, notamment dans l'Ouganda et
sur les bords du lac Victoria, des conditions climatériques favorables. Mais la
production y est paralysée, comme dans une grande partie de l'Afrique, par la
nécessité de confier le soin des cultures aux mains inexpertes des indigènes.
L'Afrique australe est, en général, trop tempérée ou trop aride pour notre
graminée. On la trouve cependant cultivée au Transvaal sur les bords du Lim-
popo. Mais la culture a pris une extension beaucoup plus grande au Natal, où la
Canne, introduite de l'île Maurice en 1858, couvre maintenant une bande de
10 kilomètres de largeur le long de toute la côte, et produit 1.000 tonnes de
sucre (en 1884-85). C'est là qu'elle atteint son extrémité méridionale en Afrique,
vers le trentième parallèle Sud.
Terminons en donnant quelques détails sur les îles africaines. Les Açores ont
un climat trop européen, mais à Madère les plantations prospèrent et donnent
de 350 à 500 tonnes par an. La culture a moins réussi aux îles Canaries, malgré
l'analogie du climat. Aux îles du Cap-Vert nous retrouvons la température tro-
picale ; la quantité de pluie y est insuffisante, mais on y remédie en cultivant la
Canne dans des bas-fonds humides.
Les îles du golfe de Guinée ne laissent rien à désirer comme conditions clima-
tériques. A San-Thomé,la culture est particulièrement florissante.
Quant aux îles de l'océan Indien, l'exploitation de la Canne existe de longue
date dans les îles Mascareignes (Maurice et la Réunion). Elle a conservé une
grande importance, bien qu'elle souffre de l'épuisement graduel du sol, comme
il arrive dans beaucoup d'anciennes colonies.
Dans les groupes des Seychelles et des Comores, le sucre de Canne constitue
la principale production; l'exploitation en est importante, eu égard à la faible
étendue des îles.
La Canne à sucre a été introduite à Madagascar par les Arabes. La côte occi-
dentale, mieux favorisée sous le rapport du régime des pluies, convient à la
culture de cette graminée. Des fabriques de sucre existent à Ivondrona. Toute-
fois, l'exploitation sucrière, négligée par les indigènes, a été paralysée jusqu'à
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