Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 587
direction différente et le sommet attaché à un tuteur spécial, d'ailleurs provisoire ;
car lorsque, au bout d'un certain temps, ou est sûr qu'il s'est formé assez de
racines on déterre avec beaucoup de précautions, on coupe et on transplante
quelque part; si tout s'est bien passé, on n'aura plus besoin de soumettre la
nouvelle liane à l'opération du « omleggen » à son emplacement définitif.
Jusqu'ici, notre cultivateur ne s'est occupé que de fortifier la racine de ses
poivriers; dorénavant, il faudra qu'il se préoccupe de tirer le meilleur parti pos-
sible du vigoureux système radical qu'il sera arrivé à constituer; c'est sur la
multiplication et la. bonne direction des rameaux fructifères qu'il concentrera
son attention. Si on laissait pousser le poivrier en tige unique le long de son tu-
teur, on ne disposerait que d'un seul moyen de rendre aussi avantageux que
possible le rapport quantitatif entre la masse radiculaire et l'appareil fructifère:
ce serait d'avoir des tuteurs très longs, système coûteux et comportant, d'ail-
leurs, encore une foule d'autres inconvénients. SEMLER (« Die Tropische Agri-
cultur ») conseille la culture sur treillis en espalier; il n'en a pas été fait d'essai,
autant que je sache; je crois que la dépense serait toujours un obstacle.
Le moyen courant consiste à étêter la liane, ce qui l'amène à émettre des bran-
ches latérales. Lorsque les quatre entre-nœuds inférieurs sont arrivés à un degré
suffisant de lignification, on retranche le reste au-dessus du 5e nœud, à moins
que celui-ci ne porte un rameau fructifère. Généralement on ne procède à cette
opération que lorsque la portion à enlever a acquis un développement suffisant
pour pouvoir être employée comme bouture. L'écimage (ététage) a pour effet de
faire pousser une nouvelle branche au niveau de chacun des nœuds subsistants.
Lorsque les nouvelles branches ont atteint un état de développement qui les met
à l'abri des dégâts des insectes (les criquets sontles ennemis les plusà craindre),
on élimine par pinçage (on casse) la moins réussie ; si c'est la branche termi-
nale, on enlève du même coup l'entre-nœud supérieur tout entier. On ne gardera
donc que trois pampres; l'expérience a appris que c'est là le rapport le plus
avantageux.
Le tuteur étant triangulaire, on laisse courir chacun des trois pampres le
long d'une de ses trois faces ; deux des tiges seront donc forcément recourbées
à la base par-dessus un bord ; il faudra veiller à ce que celui-ci ne soit pas
tranchant à l'endroit correspondant, au besoin on l'émoussera exprès. Un tuteur
portant un poivrier à trois tiges normalement constituées représente à la fin un
cylindre vert où les rameaux fructifères ont toute la place nécessaire pour se
développer, mais où le bois du tuteur n'apparaît plus, tellement le feuillage est
dense. Il s'agit d'assurer toute extension possible aux rameaux fructifères'en
augmentant progressivement, par une taille judicieuse, le diamètre delà colonne
verte.
Dans les premiers temps on aura avantage à empêcher la fructification en
cueillant les fleurs toutes les fois qu'on aura à travailler après la liane, c'est-à- -
dire il des intervalles fort rapprochés ; car la croissance de la liane est doréna-
vant très rapide, de sorte qu'il faut repasser très souvent pour rattacher les
nouveaux pampres. --
La meilleure manière de cueillir l'inflorescence est de la serrer contre l'écorcé,
l'axe casse alors au niveau de son point d'attache. On exécutera ce travail de
préférence le matin de bonne heure, ou bien par un temps de pluie.
Lorsque la plante a atteint la hauteur d'environ 1 m. 50, on réduit les trois
embranchements à une longueur égale de 60 à 70 centimètres; si on est servi par
direction différente et le sommet attaché à un tuteur spécial, d'ailleurs provisoire ;
car lorsque, au bout d'un certain temps, ou est sûr qu'il s'est formé assez de
racines on déterre avec beaucoup de précautions, on coupe et on transplante
quelque part; si tout s'est bien passé, on n'aura plus besoin de soumettre la
nouvelle liane à l'opération du « omleggen » à son emplacement définitif.
Jusqu'ici, notre cultivateur ne s'est occupé que de fortifier la racine de ses
poivriers; dorénavant, il faudra qu'il se préoccupe de tirer le meilleur parti pos-
sible du vigoureux système radical qu'il sera arrivé à constituer; c'est sur la
multiplication et la. bonne direction des rameaux fructifères qu'il concentrera
son attention. Si on laissait pousser le poivrier en tige unique le long de son tu-
teur, on ne disposerait que d'un seul moyen de rendre aussi avantageux que
possible le rapport quantitatif entre la masse radiculaire et l'appareil fructifère:
ce serait d'avoir des tuteurs très longs, système coûteux et comportant, d'ail-
leurs, encore une foule d'autres inconvénients. SEMLER (« Die Tropische Agri-
cultur ») conseille la culture sur treillis en espalier; il n'en a pas été fait d'essai,
autant que je sache; je crois que la dépense serait toujours un obstacle.
Le moyen courant consiste à étêter la liane, ce qui l'amène à émettre des bran-
ches latérales. Lorsque les quatre entre-nœuds inférieurs sont arrivés à un degré
suffisant de lignification, on retranche le reste au-dessus du 5e nœud, à moins
que celui-ci ne porte un rameau fructifère. Généralement on ne procède à cette
opération que lorsque la portion à enlever a acquis un développement suffisant
pour pouvoir être employée comme bouture. L'écimage (ététage) a pour effet de
faire pousser une nouvelle branche au niveau de chacun des nœuds subsistants.
Lorsque les nouvelles branches ont atteint un état de développement qui les met
à l'abri des dégâts des insectes (les criquets sontles ennemis les plusà craindre),
on élimine par pinçage (on casse) la moins réussie ; si c'est la branche termi-
nale, on enlève du même coup l'entre-nœud supérieur tout entier. On ne gardera
donc que trois pampres; l'expérience a appris que c'est là le rapport le plus
avantageux.
Le tuteur étant triangulaire, on laisse courir chacun des trois pampres le
long d'une de ses trois faces ; deux des tiges seront donc forcément recourbées
à la base par-dessus un bord ; il faudra veiller à ce que celui-ci ne soit pas
tranchant à l'endroit correspondant, au besoin on l'émoussera exprès. Un tuteur
portant un poivrier à trois tiges normalement constituées représente à la fin un
cylindre vert où les rameaux fructifères ont toute la place nécessaire pour se
développer, mais où le bois du tuteur n'apparaît plus, tellement le feuillage est
dense. Il s'agit d'assurer toute extension possible aux rameaux fructifères'en
augmentant progressivement, par une taille judicieuse, le diamètre delà colonne
verte.
Dans les premiers temps on aura avantage à empêcher la fructification en
cueillant les fleurs toutes les fois qu'on aura à travailler après la liane, c'est-à- -
dire il des intervalles fort rapprochés ; car la croissance de la liane est doréna-
vant très rapide, de sorte qu'il faut repasser très souvent pour rattacher les
nouveaux pampres. --
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l'axe casse alors au niveau de son point d'attache. On exécutera ce travail de
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