Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-09-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 septembre 1900 20 septembre 1900
Description : 1900/09/20 (A4,N61,T7). 1900/09/20 (A4,N61,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378365q
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 5569
très abondantes, les prix se maintiennent à un niveau relativement élevé ; il y a
donc là une culture avantageuse à entreprendre pour quiconque dispose d'un
terrain ne pouvant pas ambitionner d'utilisation plus rémunératrice.
« Le Papayer, Garka papaya L., est dioïque, ce qui veut dire que les inflores-
cences mâles et les inflorescences femelles sont sur des individus distincts ; les
sexes sont faciles à reconnaître : les fleurs mâles, petites, d'un doux parfum,
sont groupées en régimes à longues branches qui pendent en festons ; les fleurs
femelles, au contraire, sont presque sessiles, collées contre le tronc de l'arbre.
« Les sujets mâles portent quelquefois des fruits aussi ; c'est qu'ils possèdent
la faculté de produire, à côté des fleurs mâles, des fleurs hermaphrodites, c'est-à-
dire réunissant darfs la même corolle les deux sexes.
« Le Papayer est une culture annuelle : il porte des fruits un an après le semis.
Cette qualification d'annuelle étonnera bien des lecteurs, car le Papayer peut être
cultivé comme vivace, et l'est en effet; mais le fait demeure. J'estime les fruits de
la première année supérieurs à ceux des années ultérieures. Je conseillerais à
tous ceux qui entendent cultiver le Papayer pour gagner de l'argent de couper
et d'arracher tous les pieds qui ont produit une récolte, et d'élever chaque année,
de graines, de nouveaux producteurs. Une culture soignée et la sélection
achèveront le succès. Pour pouvoir compter récolter des fruits supérieurs, il ne
faut semer que des graines de gros fruits, de bonne saveur et odeur. Donc,
choisissez des Papayes grosses, de bonne forme, mûries sur l'arbre; après avoir
mangé le fruit, mettez de côté rien que les graines de couleur foncée ; jetez le reste.
Séchez les graines au soleil. Semez dans des caisses, des pots ou des paniers
remplis de terreau de feuilles et d'argile de jardin ( « garden loam »). Lorsque
les plantes auront de 3 à 5 pouces (76 à 127 millimètres) de haut, repiquez-les
isolément dans de petits pots remplis du même mélange. Plantez à demeure au
commencement de juillet, dans des trous larges de 2 pieds (60 centimètres) et
profonds d'autant, ces trous étant espacés à 10 pieds (3 mètres) en tous sens.
Remplissez les trous d'un mélange de fumier de vache bien décomposé et de
terre de jardin, à parts égales. A partir de ce moment, ne vous en occupez plus,
jusqu'à la floraison. A ce moment, reconnaissez les plantes mâles et les plantes
femelles, négligez les premières et concentrez votre sollicitude à l'avenir sur les
secondes ; vous leur donnerez, à l'occasion, du fumier de vache, en couverture.
Généralement, les fruits sont très rapprochés les uns des autres ; il faudrait en
enlever quelques-uns de très bonne heure afin que les restants puissent mieux
grossir et mûrir ; il n'y a que ce moyen pour obtenir de gros fruits bien formés.
La maturation se fait le mieux pendant les mois chauds et secs: mars, avril, mai.
Dans cette période, une irrigation copieuse risquerait d'abîmer la saveur et le
parfum des Papayes ; il ne faudra donc en donner que juste ce qu'il faut pour
favoriser la croissance des fruits. Si vous voulez avoir de beaux fruits, ne cueillez
que lorsque les Papayes seront presque mûres ; selon l'état de maturité au
moment de la cueillette, vous les garderez 24 ou 48 heures avant de les mettre
sur le marché.
« J'ai été très frappé d'une réflexion contenue dans un article sur le Papayer
paru, sous la signature « Hortus », dans Ylndian Gardening du 10 novembre
1898. L'auteur y dit: « En sélectionnant judicieusement des graines récoltées sur
des Papayers mâles qui auront manifesté une tendance particulièrement forte à
produire des fleurs hermaphrodites, on devrait pouvoir arriver en peu d'années à
obtenir une race dans laquelle cette tendance serait fixée et constante. »
très abondantes, les prix se maintiennent à un niveau relativement élevé ; il y a
donc là une culture avantageuse à entreprendre pour quiconque dispose d'un
terrain ne pouvant pas ambitionner d'utilisation plus rémunératrice.
« Le Papayer, Garka papaya L., est dioïque, ce qui veut dire que les inflores-
cences mâles et les inflorescences femelles sont sur des individus distincts ; les
sexes sont faciles à reconnaître : les fleurs mâles, petites, d'un doux parfum,
sont groupées en régimes à longues branches qui pendent en festons ; les fleurs
femelles, au contraire, sont presque sessiles, collées contre le tronc de l'arbre.
« Les sujets mâles portent quelquefois des fruits aussi ; c'est qu'ils possèdent
la faculté de produire, à côté des fleurs mâles, des fleurs hermaphrodites, c'est-à-
dire réunissant darfs la même corolle les deux sexes.
« Le Papayer est une culture annuelle : il porte des fruits un an après le semis.
Cette qualification d'annuelle étonnera bien des lecteurs, car le Papayer peut être
cultivé comme vivace, et l'est en effet; mais le fait demeure. J'estime les fruits de
la première année supérieurs à ceux des années ultérieures. Je conseillerais à
tous ceux qui entendent cultiver le Papayer pour gagner de l'argent de couper
et d'arracher tous les pieds qui ont produit une récolte, et d'élever chaque année,
de graines, de nouveaux producteurs. Une culture soignée et la sélection
achèveront le succès. Pour pouvoir compter récolter des fruits supérieurs, il ne
faut semer que des graines de gros fruits, de bonne saveur et odeur. Donc,
choisissez des Papayes grosses, de bonne forme, mûries sur l'arbre; après avoir
mangé le fruit, mettez de côté rien que les graines de couleur foncée ; jetez le reste.
Séchez les graines au soleil. Semez dans des caisses, des pots ou des paniers
remplis de terreau de feuilles et d'argile de jardin ( « garden loam »). Lorsque
les plantes auront de 3 à 5 pouces (76 à 127 millimètres) de haut, repiquez-les
isolément dans de petits pots remplis du même mélange. Plantez à demeure au
commencement de juillet, dans des trous larges de 2 pieds (60 centimètres) et
profonds d'autant, ces trous étant espacés à 10 pieds (3 mètres) en tous sens.
Remplissez les trous d'un mélange de fumier de vache bien décomposé et de
terre de jardin, à parts égales. A partir de ce moment, ne vous en occupez plus,
jusqu'à la floraison. A ce moment, reconnaissez les plantes mâles et les plantes
femelles, négligez les premières et concentrez votre sollicitude à l'avenir sur les
secondes ; vous leur donnerez, à l'occasion, du fumier de vache, en couverture.
Généralement, les fruits sont très rapprochés les uns des autres ; il faudrait en
enlever quelques-uns de très bonne heure afin que les restants puissent mieux
grossir et mûrir ; il n'y a que ce moyen pour obtenir de gros fruits bien formés.
La maturation se fait le mieux pendant les mois chauds et secs: mars, avril, mai.
Dans cette période, une irrigation copieuse risquerait d'abîmer la saveur et le
parfum des Papayes ; il ne faudra donc en donner que juste ce qu'il faut pour
favoriser la croissance des fruits. Si vous voulez avoir de beaux fruits, ne cueillez
que lorsque les Papayes seront presque mûres ; selon l'état de maturité au
moment de la cueillette, vous les garderez 24 ou 48 heures avant de les mettre
sur le marché.
« J'ai été très frappé d'une réflexion contenue dans un article sur le Papayer
paru, sous la signature « Hortus », dans Ylndian Gardening du 10 novembre
1898. L'auteur y dit: « En sélectionnant judicieusement des graines récoltées sur
des Papayers mâles qui auront manifesté une tendance particulièrement forte à
produire des fleurs hermaphrodites, on devrait pouvoir arriver en peu d'années à
obtenir une race dans laquelle cette tendance serait fixée et constante. »
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