Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-09-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 septembre 1900 05 septembre 1900
Description : 1900/09/05 (A4,N60,T7). 1900/09/05 (A4,N60,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783649
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS .523
-l'un justifiant l'autre : le chapitre où il développe son idée sur la nécessité de
substituer au mode actuel de propagation du cacaoyer par le simple semis
la propagation par la greffe (pp. 4-5) et celui où il discute les variétés cultivées
du cacaoyer (pp. 50-60) ; nous sommes malheureusement forcés de renoncer
aux illustrations qui ornent ce dernier chapitre : nos lecteurs n'en compren-
dront pas moins très bien ce dont il s'agit, car les descriptions de M. HART sont
très complètes.
Sur la nécessité de sélectionner les semences de cacaoyer. Sur le greffage,
procédé de l'avenir. « Jusqu'ici le mode de multiplication du cacaoyer a été
invariablement le semis. Or, la graine du cacaoyer a la vie courte, du moins
étant exposée dans l'air sec ; d'autre part, en la plaçant dans un milieu humide,
elle se met bientôt à fermenter et ainsi encore la faculté germinative se trouve
anéantie. Il est donc très malaisé d'importer des semences de cacaoyer de régions
éloignées, ou d'en conserver pendant un laps de temps un peu long; à moins de
les placer dans des conditions favorables à la germination. Toutefois, en cas de
voyages peu prolongés, ne dépassant pas douze à quatorze-jours, on peut expé-
dier des cabosses mûres, bien emballées, entières et sans meurtrissures,
et les graines seront encore bonnes à semer à l'arrivée. Lorsqu'il s'agit de
grandes distances, la bonne manière d'expédier des graines des cacaoyer est de
les semer dans des caisses Ward et de les faire ainsi germer en route.
« Pour la pépinière il faudrait toujours choisir la graine la meilleure, la plus
grosse7 prélevée sur des cabosses bien mûres. C'est un grand tort que de se
servir pour le semis de graines de qualité inférieure ou prélevées sur des
cabosses à moitié vertes, ou sur des arbres en mauvais état de santé.
« Dans une plantation il y a toujours certains arbres plus prolifiques que le
reste, d'autres produisant des cabosses particulièrement belles; les graines pour
le semis ne devraient être prises que sur les arbres dont les cabosses sont belles et
grandes, les fèves bonnes, et qui portent d'une façon- régulier e.
« Il importerait aussi de ne prélever les graines pour le semis que sur des
arbres situés à grande distance des variétés inférieures, afin de se mettre le plus
possible à l'abride mécomptes provenant du fait d'hybridations désavanta-
geuses.
« Dès 1884, DE VERTEuiL, dans son livre Trinidad, insistait sur l'urgence de soi-
gneusement sélectionner le cacaoyer (p. 223).
« En 1898, je prouvais par des expériences que la multiplication du cacaoyer
par la greffe était pratiquement réalisable. J'employai la méthode de l' inarking
ou la greffe par approche. Il suffisait donc d'arrêter son choix sur quelques arbres
de tout premier mérite, et ce serait chose fort aisée que de les propager par la greffe
et de transmettre ainsi leurs qualités à des plantations entières; on pourrait obte-
nir, par ce moyen, des peuplements considérables identiques en tous points à
tel pied mère choisi; on jouirait, dans ces conditions, de récoltes « régulières »
en quantité et qualité, un an comme l'autre. Il est peu douteux que le planteur
ne finisse par trouver le plus grand bénéfice à la substitution de cacaoyers
greffés aux plants venus de semis et dont on ne sait jamais exactement ce qu'on
récoltera.
« Il est bien établi, en effet, que le semis du cacaoyer fournit des produits hété-
rogènes ; on ne sait jamais d'avance de deux arbres si, arrivés à l'âge de la fructifi-
cation, ils donneront des cabosses de la même dimension et des fèves de qualité
égale. Il est d'ailleurs évident qu'en prélevant des graines sur un cacaoyer en
-l'un justifiant l'autre : le chapitre où il développe son idée sur la nécessité de
substituer au mode actuel de propagation du cacaoyer par le simple semis
la propagation par la greffe (pp. 4-5) et celui où il discute les variétés cultivées
du cacaoyer (pp. 50-60) ; nous sommes malheureusement forcés de renoncer
aux illustrations qui ornent ce dernier chapitre : nos lecteurs n'en compren-
dront pas moins très bien ce dont il s'agit, car les descriptions de M. HART sont
très complètes.
Sur la nécessité de sélectionner les semences de cacaoyer. Sur le greffage,
procédé de l'avenir. « Jusqu'ici le mode de multiplication du cacaoyer a été
invariablement le semis. Or, la graine du cacaoyer a la vie courte, du moins
étant exposée dans l'air sec ; d'autre part, en la plaçant dans un milieu humide,
elle se met bientôt à fermenter et ainsi encore la faculté germinative se trouve
anéantie. Il est donc très malaisé d'importer des semences de cacaoyer de régions
éloignées, ou d'en conserver pendant un laps de temps un peu long; à moins de
les placer dans des conditions favorables à la germination. Toutefois, en cas de
voyages peu prolongés, ne dépassant pas douze à quatorze-jours, on peut expé-
dier des cabosses mûres, bien emballées, entières et sans meurtrissures,
et les graines seront encore bonnes à semer à l'arrivée. Lorsqu'il s'agit de
grandes distances, la bonne manière d'expédier des graines des cacaoyer est de
les semer dans des caisses Ward et de les faire ainsi germer en route.
« Pour la pépinière il faudrait toujours choisir la graine la meilleure, la plus
grosse7 prélevée sur des cabosses bien mûres. C'est un grand tort que de se
servir pour le semis de graines de qualité inférieure ou prélevées sur des
cabosses à moitié vertes, ou sur des arbres en mauvais état de santé.
« Dans une plantation il y a toujours certains arbres plus prolifiques que le
reste, d'autres produisant des cabosses particulièrement belles; les graines pour
le semis ne devraient être prises que sur les arbres dont les cabosses sont belles et
grandes, les fèves bonnes, et qui portent d'une façon- régulier e.
« Il importerait aussi de ne prélever les graines pour le semis que sur des
arbres situés à grande distance des variétés inférieures, afin de se mettre le plus
possible à l'abride mécomptes provenant du fait d'hybridations désavanta-
geuses.
« Dès 1884, DE VERTEuiL, dans son livre Trinidad, insistait sur l'urgence de soi-
gneusement sélectionner le cacaoyer (p. 223).
« En 1898, je prouvais par des expériences que la multiplication du cacaoyer
par la greffe était pratiquement réalisable. J'employai la méthode de l' inarking
ou la greffe par approche. Il suffisait donc d'arrêter son choix sur quelques arbres
de tout premier mérite, et ce serait chose fort aisée que de les propager par la greffe
et de transmettre ainsi leurs qualités à des plantations entières; on pourrait obte-
nir, par ce moyen, des peuplements considérables identiques en tous points à
tel pied mère choisi; on jouirait, dans ces conditions, de récoltes « régulières »
en quantité et qualité, un an comme l'autre. Il est peu douteux que le planteur
ne finisse par trouver le plus grand bénéfice à la substitution de cacaoyers
greffés aux plants venus de semis et dont on ne sait jamais exactement ce qu'on
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rogènes ; on ne sait jamais d'avance de deux arbres si, arrivés à l'âge de la fructifi-
cation, ils donneront des cabosses de la même dimension et des fèves de qualité
égale. Il est d'ailleurs évident qu'en prélevant des graines sur un cacaoyer en
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