Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-08-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 août 1900 05 août 1900
Description : 1900/08/05 (A4,N58,T7). 1900/08/05 (A4,N58,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378362g
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
458 REVUE DES CULTURES COLONIALES
La lanière provenant d'une tige décortiquée à l'état vert n'a pas du tout les
mêmes propriétés au point de vue de la filature.
Pour notre industrie il nous faut de la lanière provenant de fibres séchées.
M. Martel confirme cette opinion. Ces fibres donneraient des résultats excel-
lents. La toile faite avec de la Ramie a des qualités de solidité qu'aucun autre
textile ne peut donner.
M. Gavelle, pour compléter la très intéressante consultation de M. Martel,
expose la façon dont se pratiquent les opérations de blanchissage.
M. Martel conclut donc que ce produit se prête à toutes les opérations et il a de
plus un grand avantage sur beaucoup d'autres : il se prête aussi très bien, mieux
que la soie, à la teinture.
M. Rivière ne nie pas la valeur de toutes ces observations, mais il dit qu'en
assimilant le lin à la Ramie, l'on a oublié un élément important, le rouissage.
Or, il demande si la Ramie pourrait supporter, avant ou après le traitement
mécanique, le dégommage.
M. Gavelle-Brière reconnaît tout d'abord à la Ramie cet avantage énorme
que le bois n'adhère pas àl'écorce, très grande difficulté rencontrée avec le lin.
Le bois ne tenant pas, on peut passer immédiatement au peignage; quelques
manipulations préliminaires donnent un dégommage suffisant.
Sur une question qui lui est posée au sujet des échantillons qu'il a présentés
au Congrès, M. Gavelle-Brière répond : il n'y a aucune préparation, ni gazeuse,
ni chimique, aux produits qu'il a présentés.
M. Rivière revient encore sur un même ordre d'idées : la défibration complète
en sec aurait besoin d'une manipulation spéciale, comme le dit M. Gavelle-Brière,
ce qui est une sorte de dégommage par élimination mécanique des matières
agglutinatives.
Il a vu de très bons produits obtenus par des machines ou par des bains
chimiques. Soumises à une préparation préalable gazeuse ou dessiccative, il a vu
des tiges rendre facilement des fibres libres après un simple broyage.
C'est aussi par le moyen mécanique que M. Lacote a obtenu d'emblée une
défibration tell(que la demande M. Gavelle-Brière, et que M. Faure obtient des
lanières dépelliculées et même défibrées par le travail en vert.
Tout cela prouve, ajoute M. Rivière, qu'il y a dans cette voie des progrès con-
sidérables peu éloignés d'atteindre le but recherché, mais il s'agit de déterminer
si ces produits utiles à certaines industries sont bien en rapport avec la beauté
et les qualités de la Ramie. Pour lui, il ne voit pas la place de ce textile dans
les usages grossiers, dans la corderie,'il ne voit pas encore la Ramie comme suc-
cédané du lin, mais ayant bien sa valeur propre à côté de ce dernier. Il demande
à l'industrie de conserver et d'utiliser ses qualités natives, qui sont la finesse et
la force.
M. Gavelle insiste sur la question qu'il a posée. Le fait acquis est le suivant :
on peut faire des fils de différents numéros sans aucune espèce de préparation
chimique.
M. Marcou confirme que la machinerie donne de très belles lanières en sec,
dépelliculées et même défibrées, pouvant être employées de suite par certaines
industries. Cependant, M. Michotte se demande comment, en présence d'opinions
si bien affirmées]sur le travail en sec, dont on ne parlait plus, on n'ait pas abordé
le problème de la dessiccation sur place de la matière première, et que, pour ainsi
dire, rien n'ait été tenté dans ce but.
La lanière provenant d'une tige décortiquée à l'état vert n'a pas du tout les
mêmes propriétés au point de vue de la filature.
Pour notre industrie il nous faut de la lanière provenant de fibres séchées.
M. Martel confirme cette opinion. Ces fibres donneraient des résultats excel-
lents. La toile faite avec de la Ramie a des qualités de solidité qu'aucun autre
textile ne peut donner.
M. Gavelle, pour compléter la très intéressante consultation de M. Martel,
expose la façon dont se pratiquent les opérations de blanchissage.
M. Martel conclut donc que ce produit se prête à toutes les opérations et il a de
plus un grand avantage sur beaucoup d'autres : il se prête aussi très bien, mieux
que la soie, à la teinture.
M. Rivière ne nie pas la valeur de toutes ces observations, mais il dit qu'en
assimilant le lin à la Ramie, l'on a oublié un élément important, le rouissage.
Or, il demande si la Ramie pourrait supporter, avant ou après le traitement
mécanique, le dégommage.
M. Gavelle-Brière reconnaît tout d'abord à la Ramie cet avantage énorme
que le bois n'adhère pas àl'écorce, très grande difficulté rencontrée avec le lin.
Le bois ne tenant pas, on peut passer immédiatement au peignage; quelques
manipulations préliminaires donnent un dégommage suffisant.
Sur une question qui lui est posée au sujet des échantillons qu'il a présentés
au Congrès, M. Gavelle-Brière répond : il n'y a aucune préparation, ni gazeuse,
ni chimique, aux produits qu'il a présentés.
M. Rivière revient encore sur un même ordre d'idées : la défibration complète
en sec aurait besoin d'une manipulation spéciale, comme le dit M. Gavelle-Brière,
ce qui est une sorte de dégommage par élimination mécanique des matières
agglutinatives.
Il a vu de très bons produits obtenus par des machines ou par des bains
chimiques. Soumises à une préparation préalable gazeuse ou dessiccative, il a vu
des tiges rendre facilement des fibres libres après un simple broyage.
C'est aussi par le moyen mécanique que M. Lacote a obtenu d'emblée une
défibration tell(que la demande M. Gavelle-Brière, et que M. Faure obtient des
lanières dépelliculées et même défibrées par le travail en vert.
Tout cela prouve, ajoute M. Rivière, qu'il y a dans cette voie des progrès con-
sidérables peu éloignés d'atteindre le but recherché, mais il s'agit de déterminer
si ces produits utiles à certaines industries sont bien en rapport avec la beauté
et les qualités de la Ramie. Pour lui, il ne voit pas la place de ce textile dans
les usages grossiers, dans la corderie,'il ne voit pas encore la Ramie comme suc-
cédané du lin, mais ayant bien sa valeur propre à côté de ce dernier. Il demande
à l'industrie de conserver et d'utiliser ses qualités natives, qui sont la finesse et
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