Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-07-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 juillet 1900 05 juillet 1900
Description : 1900/07/05 (A4,N56,T7). 1900/07/05 (A4,N56,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378360n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
410 REVUE DES CULTURES COLONIALES
« Le fait du flux de latex de répondre à la blessure paraît très important quamt
à l'interprétation biologique du latex; il est aussi très essentiel au point de vme
de la pratique industrielle, en particulier pour ce qui concerne la saignée des
Heveas ; il appelle, en tout cas, de nouvelles recherches. » Suit une longue série
d'expériences et, enfin, M. PARKIN passe à la conclusion que nous traduisons:
« La dernière expérience démontre très clairement quel est l'effet des Messn-
res sur le flux du latex : le produit total est monté, de 61 centimètres cubes à la
première saignée, à un maximum de 290 centimètres cubes à la sixième ; puis il a
commencé à baisser lentement jusqu'à ce que les deux séries de blessures -se
fussent rejointes et croisées, ce qui répond .à la huitième saignée, après quoi le
produit se mit de nouveau à monter, lentement, et atteignit in second et plus
haut maximum de 449 centimètres cubes.; il y a en là, peut-être, un effet de vieil-
les blessures, effet qui .aurait influencé les incisions nouvelles faites sur le côté
opposé du tronc.
« Le total soutiré à l'arbre, en commençant les incisions par le bas et en
remontant vers le sommet, a été de 1,547.5 cc. ; celui réalisé en avançant
en sens inverse, du haut vers le bas, 1,955.5 cc. ; il semble, en somme, que les
deux procédés se valent, car la supériorité du second chiffre est due principale-
ment à ce que, tout à fait à la base, l'effet incident des blessures s'est traduit plus
fortement.; or, lorsqu'on disposait les saignées en remontant vers le sommet,
la base de l'arbre était abandonnée avant que les blessures complémentaires
n'eussentproduitleurplein effet accélérateur. Lavande anaire est d'apprendre à
manier cet adjuvant que nous avons dans les blessures accélératrices ; il faudra
pratiquer des blessures supplémentaires à proximité des incisions initiales, à six
ou sept jours d'intervalle. Pour bien profiter de ce procédé, on prendra soin de
«rafraîchir »,au ooniteau,à plusieurs reprises, l'incision initiale, et on obtiendra
ainsi un rendement rémunérateur; mais on s'expose à avoir sur le tronc, à la
fin, une très vilaine plaie, qui pourrait bien conduire l'arbre à la mort ou à des
maladies.
« Nous ne connaissons pas encore les vraies conditions de cette « réaction de
la blessure » (« wound réaction, wound effeet •») ; « iil est probable que nous
aurons encore beaucoup à apprendre là-dessus; il apparaîtra, probablement,
que dans telles conditions il est plus avantageux *de saigner tous les jours, tandis
que dans d'autres il est préférable de saigner à deux, trois, quatre, sept, dix,
douze jours d'intervalle.
« Il a été fait au Jardin Botanique de Ceylan, et il eontinue à s'y faire, iuan
grand nombre d'expériences relatives aux divers procédés de saignée ; les
résultats seront publiés ultérieurement. Ceux des planteurs qui ont déjà com-
mencé à saigner leurs caoutchoutiers pourraient utilement reprendre, sur une
échelle plus vaste, quelques-unes des expériences faites par nous. Le succès ou
l'échec de la culture des caoutchoutiers dépend, évidemment, entièrement du
rendement matériel de latex qui aura été obtenu; or, il vient d'être démontré.,
clairement, que ce dernier varie dans des proportions extraordinaires d'um
arbre à l'autre, de même âge et de même taille; qu'au surplus, les différentes
méthodes de saignée le modifient énormément.
« Il faut que chacun trouve tout seul, en tâtonnant, le traitement qui (Convient le
mieux ,Cl¡UX arbres qu'il possède ; les observatioaiis oi-deesats guideiront utile®] eut
le planteur dans ses essais; illes complétera par les siennes propres et par celles
d'autres praticiens et d'autres expérimentateurs. »
« Le fait du flux de latex de répondre à la blessure paraît très important quamt
à l'interprétation biologique du latex; il est aussi très essentiel au point de vme
de la pratique industrielle, en particulier pour ce qui concerne la saignée des
Heveas ; il appelle, en tout cas, de nouvelles recherches. » Suit une longue série
d'expériences et, enfin, M. PARKIN passe à la conclusion que nous traduisons:
« La dernière expérience démontre très clairement quel est l'effet des Messn-
res sur le flux du latex : le produit total est monté, de 61 centimètres cubes à la
première saignée, à un maximum de 290 centimètres cubes à la sixième ; puis il a
commencé à baisser lentement jusqu'à ce que les deux séries de blessures -se
fussent rejointes et croisées, ce qui répond .à la huitième saignée, après quoi le
produit se mit de nouveau à monter, lentement, et atteignit in second et plus
haut maximum de 449 centimètres cubes.; il y a en là, peut-être, un effet de vieil-
les blessures, effet qui .aurait influencé les incisions nouvelles faites sur le côté
opposé du tronc.
« Le total soutiré à l'arbre, en commençant les incisions par le bas et en
remontant vers le sommet, a été de 1,547.5 cc. ; celui réalisé en avançant
en sens inverse, du haut vers le bas, 1,955.5 cc. ; il semble, en somme, que les
deux procédés se valent, car la supériorité du second chiffre est due principale-
ment à ce que, tout à fait à la base, l'effet incident des blessures s'est traduit plus
fortement.; or, lorsqu'on disposait les saignées en remontant vers le sommet,
la base de l'arbre était abandonnée avant que les blessures complémentaires
n'eussentproduitleurplein effet accélérateur. Lavande anaire est d'apprendre à
manier cet adjuvant que nous avons dans les blessures accélératrices ; il faudra
pratiquer des blessures supplémentaires à proximité des incisions initiales, à six
ou sept jours d'intervalle. Pour bien profiter de ce procédé, on prendra soin de
«rafraîchir »,au ooniteau,à plusieurs reprises, l'incision initiale, et on obtiendra
ainsi un rendement rémunérateur; mais on s'expose à avoir sur le tronc, à la
fin, une très vilaine plaie, qui pourrait bien conduire l'arbre à la mort ou à des
maladies.
« Nous ne connaissons pas encore les vraies conditions de cette « réaction de
la blessure » (« wound réaction, wound effeet •») ; « iil est probable que nous
aurons encore beaucoup à apprendre là-dessus; il apparaîtra, probablement,
que dans telles conditions il est plus avantageux *de saigner tous les jours, tandis
que dans d'autres il est préférable de saigner à deux, trois, quatre, sept, dix,
douze jours d'intervalle.
« Il a été fait au Jardin Botanique de Ceylan, et il eontinue à s'y faire, iuan
grand nombre d'expériences relatives aux divers procédés de saignée ; les
résultats seront publiés ultérieurement. Ceux des planteurs qui ont déjà com-
mencé à saigner leurs caoutchoutiers pourraient utilement reprendre, sur une
échelle plus vaste, quelques-unes des expériences faites par nous. Le succès ou
l'échec de la culture des caoutchoutiers dépend, évidemment, entièrement du
rendement matériel de latex qui aura été obtenu; or, il vient d'être démontré.,
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