Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-07-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 juillet 1900 05 juillet 1900
Description : 1900/07/05 (A4,N56,T7). 1900/07/05 (A4,N56,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378360n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
f04 REVUE DES CULTURES COLONIALES
mettre d'y obtenir un rendement moyen de la Ramie, quoique cette plante soit là
à sa dernière limite de production économique.
41 Ces considérations générales sembleraient démontrer que, dans la situation
présente,l'exploitation de la Ramie sur de grandes surfaces serait d'abord la forme
indiquée pour toutes les régions à population peu dense où la main-d'œuvre est
insuffisante ou chère : elle permettrait l'emploi de moyens mécaniques de coupe
et de traitement, et aurait le grand avantage de fournir à bon marché une
masse considérable de produits de-qualité homogène, ce qui en induslrie a une
importance capitale. Rien n'empêche d'appliquer les deux systèmes, et dans les
pays à main-d'œuvre abondante d'avoir recours à la production familiale. Cepen-
dant il pourrait être difficile de demander au petit propriétaire indigène une
préparation du produit conforme aux procédés particuliers de traitement préco-
nisés par les usiniers ou les compagnies qui se sont fondées sur l'application
d'un système de travail correspondant à leur genre de fabrication.
Dans les colonies françaises, le Tonkin excepté, mais sutout dans celles de la
côte occidentale de l'Afrique, l'état réduit de la main-d'œuvre ne permettrait pas
une exploitation de la Ramie qui ne s'étendrait pas sur de grandes surfaces et
ne serait pas basée sur des moyens d'exploitation mécaniques simples mais
puissants.
Par contre, dans certaines régions de l'archipel indien et malaisien, la den-
sité de la population est telle qu'elle peut certainement changer entièrement le
mode d'exploitation, surtout dans la récolte et la première opération du traite-
ment, c'est-à-dire dans la décortication.
Sans abandonner le plan de grande culture, la décortication mécanique ne
paraîtrait plus devoir s'imposer si une main d'œuvre abondante de femmes et
d'enfants, exigeant des salaires minimes, pouvait être employée à décortiquer
manuellement à l'état vert et sur le champ même. On sait que l'enlèvement de
l'écorce de la tige fraîche, sur pied, s'obtient avec la plus grande facilité.
Les expériences démontrent qu'une femme européenne habile peut par la
décortication en vert obtenir théoriquement 15 kilos de lanières sèches par dix
heures de travail, mais cet effort ne saurait être exigé normalement des popula-
tions intertropicales.
Ce procédé manuel,s'il a l'avantage de ne pas énerver la fibre, a l'inconvénient,
suivant certains auteurs, de laisser intacts le revêtement épidermique et les ma-
tières agglutinatives où les fibres sont enfermées.
Quelle que soit la nature des procédés préconisés, la Ramie doit être traitée
sur place sur le champ même, en raison non pas du poids, mais du volume en-
combrant de la récolte brute. Quelques auteurs prétendent même que dans les
climats chauds un dégommage doit suivre immédiatementla décortication pour
éviter des fermentations. Il serait impossible, en effet, de mettre en balle des la-
nières non dégommées et de les expédier en Europe sans craindre la désorga-
nisation du centre du ballot tout au moins.
Si la lanière de China-grass voyage bien, c'est qu'elle ne conserve pas plus de
25 à 30 0/0 de ses gommes au moment de l'expédition.
Cependant quelques décortiqueuses-dijibreuses ou des dècortiqueuses-racleuses
feraient un travail assez parfait de défibration ou d'apurement des lanières pour
que les fermentations ultérieures de la matière mise en balle ne soient plus à
craindre.
On le voit, le plan d'exploitation de la Ramie est subordonné aux conditions
mettre d'y obtenir un rendement moyen de la Ramie, quoique cette plante soit là
à sa dernière limite de production économique.
41 Ces considérations générales sembleraient démontrer que, dans la situation
présente,l'exploitation de la Ramie sur de grandes surfaces serait d'abord la forme
indiquée pour toutes les régions à population peu dense où la main-d'œuvre est
insuffisante ou chère : elle permettrait l'emploi de moyens mécaniques de coupe
et de traitement, et aurait le grand avantage de fournir à bon marché une
masse considérable de produits de-qualité homogène, ce qui en induslrie a une
importance capitale. Rien n'empêche d'appliquer les deux systèmes, et dans les
pays à main-d'œuvre abondante d'avoir recours à la production familiale. Cepen-
dant il pourrait être difficile de demander au petit propriétaire indigène une
préparation du produit conforme aux procédés particuliers de traitement préco-
nisés par les usiniers ou les compagnies qui se sont fondées sur l'application
d'un système de travail correspondant à leur genre de fabrication.
Dans les colonies françaises, le Tonkin excepté, mais sutout dans celles de la
côte occidentale de l'Afrique, l'état réduit de la main-d'œuvre ne permettrait pas
une exploitation de la Ramie qui ne s'étendrait pas sur de grandes surfaces et
ne serait pas basée sur des moyens d'exploitation mécaniques simples mais
puissants.
Par contre, dans certaines régions de l'archipel indien et malaisien, la den-
sité de la population est telle qu'elle peut certainement changer entièrement le
mode d'exploitation, surtout dans la récolte et la première opération du traite-
ment, c'est-à-dire dans la décortication.
Sans abandonner le plan de grande culture, la décortication mécanique ne
paraîtrait plus devoir s'imposer si une main d'œuvre abondante de femmes et
d'enfants, exigeant des salaires minimes, pouvait être employée à décortiquer
manuellement à l'état vert et sur le champ même. On sait que l'enlèvement de
l'écorce de la tige fraîche, sur pied, s'obtient avec la plus grande facilité.
Les expériences démontrent qu'une femme européenne habile peut par la
décortication en vert obtenir théoriquement 15 kilos de lanières sèches par dix
heures de travail, mais cet effort ne saurait être exigé normalement des popula-
tions intertropicales.
Ce procédé manuel,s'il a l'avantage de ne pas énerver la fibre, a l'inconvénient,
suivant certains auteurs, de laisser intacts le revêtement épidermique et les ma-
tières agglutinatives où les fibres sont enfermées.
Quelle que soit la nature des procédés préconisés, la Ramie doit être traitée
sur place sur le champ même, en raison non pas du poids, mais du volume en-
combrant de la récolte brute. Quelques auteurs prétendent même que dans les
climats chauds un dégommage doit suivre immédiatementla décortication pour
éviter des fermentations. Il serait impossible, en effet, de mettre en balle des la-
nières non dégommées et de les expédier en Europe sans craindre la désorga-
nisation du centre du ballot tout au moins.
Si la lanière de China-grass voyage bien, c'est qu'elle ne conserve pas plus de
25 à 30 0/0 de ses gommes au moment de l'expédition.
Cependant quelques décortiqueuses-dijibreuses ou des dècortiqueuses-racleuses
feraient un travail assez parfait de défibration ou d'apurement des lanières pour
que les fermentations ultérieures de la matière mise en balle ne soient plus à
craindre.
On le voit, le plan d'exploitation de la Ramie est subordonné aux conditions
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.78%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.78%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 24/36
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6378360n/f24.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6378360n/f24.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6378360n/f24.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6378360n
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6378360n
Facebook
Twitter