Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-12-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 décembre 1902 05 décembre 1902
Description : 1902/12/05 (A6,N114,T11). 1902/12/05 (A6,N114,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63780826
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
344 REVUE DES CULTURES COLONIALES
Le moment des semailles ne peut être le même partout. Le mieux est de
choisir les journées qui suivent la première giboulée, qui annonce la mousson
pluvieuse et qui a détrempé le sol. La germination de la graine se fait au bout
de trois jours dans les régions humides, au bout de sept jours environ dans les
climats secs. L'essimplage et le sarclage sont à conseiller, au moins une ou deux
fois. Les plantes doivent avoir entre elles une distance de 8 à 10 décimètres.
La maturation de la plante a lieu environ quatre mois après le semis. Un
mois après, on peut commencer la récolte. Par une fumure appropriée et avec
une quantité d'eau suffisante, on peut récolter annuellement, sur une parcelle
de brousse, une récolte de « padi » et une récolte de jute. On coupe la plante
juste au-dessus de la racine.
, Une récolte hâtive donne une fibre faible et lorsque la plante est déjà en fruit,
ses fibres sont résistantes mais non brillantes, et trop raides pour être filées.
Après la récolte, les plantes sont liées en gerbes ou laissées en tas sur le champ
où elles sont exposées à l'action de la rosée et des rayons solaires. On les laisse
sur place jusqu'à ce que toutes les feuilles soient tombées. Ensuite, les plantes
sont liées en bottes de l'épaisseur d'une charge et elles sont jetées dans l'eau
pour détremper. De l'eau stagnante ou de l'eau courante peuvent être employées :
chacune a ses avantages sur lesquels nous ne pouvons nous arrêter plus longue-
ment ici.
Pendant l'immersion, il faut avoir soin que la botte entière reste sous l'eau.
La durée de l'immersion dépend de la nature de l'eau et peut varier de trois à
trente jours. Si le jute se trouve trop longtemps dans l'eau, la fibre perd en
force et en couleur. Il est difficile de donner, à ce sujet, des indications précises ;
il faut veiller à ce que des stries noires n'apparaissent point sur la fibre, ce qui
diminuerait considérablement sa valeur.
Quand l'immersion a amené le jute au point que les fibres se séparent d'elles-
mêmes, on ouvre les bottes, on prend les tiges dans la main par une extrémité
et on les secoue pendant un instant dans l'eau, ce qui enlève les matières mucila-
gineuses. La fibre peut être ainsi débarrassée au bout de quelque temps, par un
battage soutenu, de la plus grande partie des matières. Le coolie qui fait ce tra-
vail est entré dans l'eau jusqu'à la ceinture, il prend en main autant de tiges
qu'il peut en tenir et frappe l'eau avec ce faisceau.
Pour hâter la séparation de la fibre, on peut faire dans la tige, à une certaine
distance de la racine, une entaille.
Un autre procédé consiste à broyer l'extrémité de la tige au moyen d'un mar-
teau de bois, ce qui permet de séparer à la main la fibre du bois. Par cette der-
nière méthode, la tige ne doit pas rester aussi longtemps dans l'eau, et la fibre
est plus solide.
Un homme peut, par ce moyen, travailler au moins une centaine de plantes
par jour et fournir au minimum trois quarts de picul de fibres. Après la sépa-
ration, les fibres doivent être bien lavées et tordues. Plus le lavage est soigné et
plus l'eau de lavage est pure, plus brillant sera le produit. La fibre est ensuite
pendue à sécher à l'air. La valeur de la fibre diminue notablement, si le jute
n'est pas totalement sec avant qu'on en fasse des écheveaux ou des bottes pour
l'expédition, et c'est par manque de soins à ce sujet, ou par l'eau ajoutée pour
augmenter le poids du produit, que tant de sortes inférieures sont amenées sur
le marché.
De ce qui précède, on peut conclure que les frais de production sont minimes
Le moment des semailles ne peut être le même partout. Le mieux est de
choisir les journées qui suivent la première giboulée, qui annonce la mousson
pluvieuse et qui a détrempé le sol. La germination de la graine se fait au bout
de trois jours dans les régions humides, au bout de sept jours environ dans les
climats secs. L'essimplage et le sarclage sont à conseiller, au moins une ou deux
fois. Les plantes doivent avoir entre elles une distance de 8 à 10 décimètres.
La maturation de la plante a lieu environ quatre mois après le semis. Un
mois après, on peut commencer la récolte. Par une fumure appropriée et avec
une quantité d'eau suffisante, on peut récolter annuellement, sur une parcelle
de brousse, une récolte de « padi » et une récolte de jute. On coupe la plante
juste au-dessus de la racine.
, Une récolte hâtive donne une fibre faible et lorsque la plante est déjà en fruit,
ses fibres sont résistantes mais non brillantes, et trop raides pour être filées.
Après la récolte, les plantes sont liées en gerbes ou laissées en tas sur le champ
où elles sont exposées à l'action de la rosée et des rayons solaires. On les laisse
sur place jusqu'à ce que toutes les feuilles soient tombées. Ensuite, les plantes
sont liées en bottes de l'épaisseur d'une charge et elles sont jetées dans l'eau
pour détremper. De l'eau stagnante ou de l'eau courante peuvent être employées :
chacune a ses avantages sur lesquels nous ne pouvons nous arrêter plus longue-
ment ici.
Pendant l'immersion, il faut avoir soin que la botte entière reste sous l'eau.
La durée de l'immersion dépend de la nature de l'eau et peut varier de trois à
trente jours. Si le jute se trouve trop longtemps dans l'eau, la fibre perd en
force et en couleur. Il est difficile de donner, à ce sujet, des indications précises ;
il faut veiller à ce que des stries noires n'apparaissent point sur la fibre, ce qui
diminuerait considérablement sa valeur.
Quand l'immersion a amené le jute au point que les fibres se séparent d'elles-
mêmes, on ouvre les bottes, on prend les tiges dans la main par une extrémité
et on les secoue pendant un instant dans l'eau, ce qui enlève les matières mucila-
gineuses. La fibre peut être ainsi débarrassée au bout de quelque temps, par un
battage soutenu, de la plus grande partie des matières. Le coolie qui fait ce tra-
vail est entré dans l'eau jusqu'à la ceinture, il prend en main autant de tiges
qu'il peut en tenir et frappe l'eau avec ce faisceau.
Pour hâter la séparation de la fibre, on peut faire dans la tige, à une certaine
distance de la racine, une entaille.
Un autre procédé consiste à broyer l'extrémité de la tige au moyen d'un mar-
teau de bois, ce qui permet de séparer à la main la fibre du bois. Par cette der-
nière méthode, la tige ne doit pas rester aussi longtemps dans l'eau, et la fibre
est plus solide.
Un homme peut, par ce moyen, travailler au moins une centaine de plantes
par jour et fournir au minimum trois quarts de picul de fibres. Après la sépa-
ration, les fibres doivent être bien lavées et tordues. Plus le lavage est soigné et
plus l'eau de lavage est pure, plus brillant sera le produit. La fibre est ensuite
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augmenter le poids du produit, que tant de sortes inférieures sont amenées sur
le marché.
De ce qui précède, on peut conclure que les frais de production sont minimes
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