Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-12-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 décembre 1902 05 décembre 1902
Description : 1902/12/05 (A6,N114,T11). 1902/12/05 (A6,N114,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63780826
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
330 REVUE DES CULTURES COLONIALES
sont parfaitement constitués pour la boucherie; ils sont de plus très rustiques.
2° La race Peuhl comprend des individus assez hauts : lm20 à lm35, fort bien
développés et bien musclés ; leur squelette est assez grossier.
Cette race a les cornes en forme de lyre, penchée en avant; la robe est blanche
piquetée de noir ou pie rouge; c'est elle que je crois devoir conseiller pour les
essais d'élevage en vue d'obtenir un travail utile.
3° La race du Gourma ne serait autre que le bœuf à bosse.
La race Peuhl a son habitat dans tout le pays Baribas, sa taille et sa constitu-
tion assurent une force de beaucoup supérieure à celle de la petite race de
l'Ouémé.j Le travail de cette dernière pourrait être utilisé avec tout autant de
profit que celui de la petite race bretonne en France.
Certains prétendent impossible d'acclimater dans le Bas-Dahomey la race
Peuhl, et cela malgré les très beaux individus qui vivent depuis plusieurs années
à Porto-Novo et fournissent le lait frais nécessaire à l'hôpital.
Il n'est point douteux pourtant que cette belle race, très rustique chez elle, le
soit moins dans la région basse. C'est pourquoi aux conditions de milieu naturel
il faut substituer des conditions artificielles meilleures; là est le travail de
l'éleveur.
Remplacer les herbes trop mélangées de la brousse par des prairies et pâtu-
rages de plantes connues ; remplacer l'eau croupie par de l'eau saine ; donner
un supplément de ration pendant la stabulation si on demande un travail aux
animaux; abriter le troupeau sous un hangar, surélevé et sec, pendant la nuit et
les heures d'orage ; prendre les soins de propreté indispensables au bon fonc-
tionnement de la peau, tels sont les soins nécessaires ici comme ils le sont en
France pour obtenir de beaux animaux auxquels on pourra demander un travail.
Le dressage ne présentera certainement aucune difficulté, la douceur de tous ces
bovidés en est le gage certain.
Si, au point de vue de l'élevage, je n'ai pas à parler, parce qu'ils sont connus,
des soins à donner aux animaux ni de la construction des hangars et abreuvoirs
à bon marché, il est un point moins délicat, mais d'une grande importance, sur
lequel le colon doit être renseigné lors de sa venue à la colonie.
- Avec quelles plantes peut-on constituer des prairies et des pâturages. Y a-t-il
un mode d'opération particulièrement pratique ?
Aux colonies comme en France, on peut se proposer deux buts différents
lorsqu'on confectionne des prairies et des pâturages :
1° On installe des prairies annuelles.
2° On installe des prairies permanentes. Des plantes spéciales et des moyens
spéciaux seront employés selon que l'on poursuit l'un ou l'autre des deux buts.
En dehors de l'arachide, je n'ai rencontré encore aucune légumineuse qui
puisse être employée comme fourrage annuel. Les graminées donnent des
fourrages assez abondants et divers pour qu'on puisse s'en contenter, ce sont
celles à développement rapide qui seront choisies.
Le maïs, le téosinté, le mil et même le sorgho attirent avec juste raison la
préférence.
Le terrain étant débroussé, on peut semer, dès le début de la saison des pluies,
en lignes distantes de 0m40. C'est deux mois après le semis que les animaux pour-
ront être mis à pâturer ou que le fourrage pourra être coupé pour l'ensilage et la
consommation en vert à l'étable. Le même champ peut être coupé trois fois ou
être pâturé trois reprises à des intervalles d'un mois à un mois et demi.
sont parfaitement constitués pour la boucherie; ils sont de plus très rustiques.
2° La race Peuhl comprend des individus assez hauts : lm20 à lm35, fort bien
développés et bien musclés ; leur squelette est assez grossier.
Cette race a les cornes en forme de lyre, penchée en avant; la robe est blanche
piquetée de noir ou pie rouge; c'est elle que je crois devoir conseiller pour les
essais d'élevage en vue d'obtenir un travail utile.
3° La race du Gourma ne serait autre que le bœuf à bosse.
La race Peuhl a son habitat dans tout le pays Baribas, sa taille et sa constitu-
tion assurent une force de beaucoup supérieure à celle de la petite race de
l'Ouémé.j Le travail de cette dernière pourrait être utilisé avec tout autant de
profit que celui de la petite race bretonne en France.
Certains prétendent impossible d'acclimater dans le Bas-Dahomey la race
Peuhl, et cela malgré les très beaux individus qui vivent depuis plusieurs années
à Porto-Novo et fournissent le lait frais nécessaire à l'hôpital.
Il n'est point douteux pourtant que cette belle race, très rustique chez elle, le
soit moins dans la région basse. C'est pourquoi aux conditions de milieu naturel
il faut substituer des conditions artificielles meilleures; là est le travail de
l'éleveur.
Remplacer les herbes trop mélangées de la brousse par des prairies et pâtu-
rages de plantes connues ; remplacer l'eau croupie par de l'eau saine ; donner
un supplément de ration pendant la stabulation si on demande un travail aux
animaux; abriter le troupeau sous un hangar, surélevé et sec, pendant la nuit et
les heures d'orage ; prendre les soins de propreté indispensables au bon fonc-
tionnement de la peau, tels sont les soins nécessaires ici comme ils le sont en
France pour obtenir de beaux animaux auxquels on pourra demander un travail.
Le dressage ne présentera certainement aucune difficulté, la douceur de tous ces
bovidés en est le gage certain.
Si, au point de vue de l'élevage, je n'ai pas à parler, parce qu'ils sont connus,
des soins à donner aux animaux ni de la construction des hangars et abreuvoirs
à bon marché, il est un point moins délicat, mais d'une grande importance, sur
lequel le colon doit être renseigné lors de sa venue à la colonie.
- Avec quelles plantes peut-on constituer des prairies et des pâturages. Y a-t-il
un mode d'opération particulièrement pratique ?
Aux colonies comme en France, on peut se proposer deux buts différents
lorsqu'on confectionne des prairies et des pâturages :
1° On installe des prairies annuelles.
2° On installe des prairies permanentes. Des plantes spéciales et des moyens
spéciaux seront employés selon que l'on poursuit l'un ou l'autre des deux buts.
En dehors de l'arachide, je n'ai rencontré encore aucune légumineuse qui
puisse être employée comme fourrage annuel. Les graminées donnent des
fourrages assez abondants et divers pour qu'on puisse s'en contenter, ce sont
celles à développement rapide qui seront choisies.
Le maïs, le téosinté, le mil et même le sorgho attirent avec juste raison la
préférence.
Le terrain étant débroussé, on peut semer, dès le début de la saison des pluies,
en lignes distantes de 0m40. C'est deux mois après le semis que les animaux pour-
ront être mis à pâturer ou que le fourrage pourra être coupé pour l'ensilage et la
consommation en vert à l'étable. Le même champ peut être coupé trois fois ou
être pâturé trois reprises à des intervalles d'un mois à un mois et demi.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 10/32
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k63780826/f10.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k63780826/f10.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k63780826/f10.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k63780826
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k63780826
Facebook
Twitter