Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-11-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 novembre 1902 20 novembre 1902
Description : 1902/11/20 (A6,N113,T11). 1902/11/20 (A6,N113,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378081s
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
308 REVUE DES CULTURES COLONIALES
M. le Dr James Warne, l'agriculteur bien connu de Itapira, à qui nous sommes
redevables, au point de vue de l'agriculture de la province de Saint-Paul, de
l'introduction de ce nouveau système de charrue.
Notre impression, en examinant le travail exécuté par cette machine si simple
et si perfectionnée, fut des meilleures.
Nous donnerons ci-dessous la description de l'appareil en la faisant suivre de
quelques observations.
La machine est constituée par 3 roues formant un triangle, un disque de
60 centimètre de diamètre se trouve fixé à la ligne réunissant ces deux roues
d'avant à la roue d'arrière. Un système bien combiné de leviers, attaché au côté
et au siège du conducteur, fait monter et descendre le disque, remplissant
divers offices, ainsi : graduer la profondeur du labour que l'on veut faire subir
au terrain, soulevant le disque si un obstacle se trouve devant lui, ou si la
charrue doit être transportée d'un endroit à un autre, etc.
Voici en résumé la description de cette charrue sans entrer dans certains
détails de la construction, tels le mode d'attache des roues et du disque aux
axes, qui se fait par des sphères d'acier comme dans les bicyclettes; ce système
est très avantageux, car il évite le frottement des roues sur les axes, diminue
la résistance et facilite grandement le mouvement des roues et en particulier
celui du disque.
La charrue était tirée par 6 ânes, dans un terrain déjà labouré antérieurement;
le résultat était excellent; mais cela ne suffirait pas pour nous contenter et nous
avons désiré voir fonctionner cet instrument dans un autre sol.
Nous choisîmes un terrain qui avait déjà été cultivé antérieurement, mais se
trouvait abandonné ; nous fîmes opérer la charrue et le résultat dépassa notre
attente; les arbustes et les mauvaises herbes furent arrachés et retournés en terre
par le disque avec grande facilité.
La charrue faisait des sillons de 15 à 25 centimètres de profondeur et de
30 centimètres de largeur, enlevant avec soin tout ce qui se trouvait sur son
passage.
Un des plus grands avantages de cette charrue à disques consiste dansl'élimi-
nation de l'éperon et de son remplaçant le bec.
Un bec coûte 16 S et dure trois mois ; cela paraît important, mais il faut com-
parer ce que coûteraient les éperons pour une même charrue.
Dans le labour avec une charrue à disques, cette dépense qui n'est pas
très faible diminue fortement, car un disques correspond à 8 becs; on peut
déduire d'expériences faites que le coût de 5 dollars à peine ou 21 $ 000 de notre
monnaie permet un facile remplacement.
Les charrues à disques sont des machines très simples et fournissent un travail
très économique ; ces éléments sont très suffisants pour recommander leur
usage.
L'application de disques à nos èharrues est un premier pas dans la transfor-
mation radicale de nos vieux types de charrues européennes, ce qui amènera
nécessairement de très grandes améliorations dans le labourage.
J.-P. CARDOSO.
Campinas, 1902.
M. le Dr James Warne, l'agriculteur bien connu de Itapira, à qui nous sommes
redevables, au point de vue de l'agriculture de la province de Saint-Paul, de
l'introduction de ce nouveau système de charrue.
Notre impression, en examinant le travail exécuté par cette machine si simple
et si perfectionnée, fut des meilleures.
Nous donnerons ci-dessous la description de l'appareil en la faisant suivre de
quelques observations.
La machine est constituée par 3 roues formant un triangle, un disque de
60 centimètre de diamètre se trouve fixé à la ligne réunissant ces deux roues
d'avant à la roue d'arrière. Un système bien combiné de leviers, attaché au côté
et au siège du conducteur, fait monter et descendre le disque, remplissant
divers offices, ainsi : graduer la profondeur du labour que l'on veut faire subir
au terrain, soulevant le disque si un obstacle se trouve devant lui, ou si la
charrue doit être transportée d'un endroit à un autre, etc.
Voici en résumé la description de cette charrue sans entrer dans certains
détails de la construction, tels le mode d'attache des roues et du disque aux
axes, qui se fait par des sphères d'acier comme dans les bicyclettes; ce système
est très avantageux, car il évite le frottement des roues sur les axes, diminue
la résistance et facilite grandement le mouvement des roues et en particulier
celui du disque.
La charrue était tirée par 6 ânes, dans un terrain déjà labouré antérieurement;
le résultat était excellent; mais cela ne suffirait pas pour nous contenter et nous
avons désiré voir fonctionner cet instrument dans un autre sol.
Nous choisîmes un terrain qui avait déjà été cultivé antérieurement, mais se
trouvait abandonné ; nous fîmes opérer la charrue et le résultat dépassa notre
attente; les arbustes et les mauvaises herbes furent arrachés et retournés en terre
par le disque avec grande facilité.
La charrue faisait des sillons de 15 à 25 centimètres de profondeur et de
30 centimètres de largeur, enlevant avec soin tout ce qui se trouvait sur son
passage.
Un des plus grands avantages de cette charrue à disques consiste dansl'élimi-
nation de l'éperon et de son remplaçant le bec.
Un bec coûte 16 S et dure trois mois ; cela paraît important, mais il faut com-
parer ce que coûteraient les éperons pour une même charrue.
Dans le labour avec une charrue à disques, cette dépense qui n'est pas
très faible diminue fortement, car un disques correspond à 8 becs; on peut
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très économique ; ces éléments sont très suffisants pour recommander leur
usage.
L'application de disques à nos èharrues est un premier pas dans la transfor-
mation radicale de nos vieux types de charrues européennes, ce qui amènera
nécessairement de très grandes améliorations dans le labourage.
J.-P. CARDOSO.
Campinas, 1902.
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