Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-11-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 novembre 1902 05 novembre 1902
Description : 1902/11/05 (A6,N112,T11). 1902/11/05 (A6,N112,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378080c
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
260 REVUE DES CULTURES COLONIALES
particularité est la seule qui puisse distinguer ce genre dont tous les autres
caractères sont ceux des Euheisteria d'Engler.
M. Van Tieghem, dans le mémoire indiqué plus haut, cite un Heisteria Tholloni
sans en retracer les caractères. Nous ne savons où la plante a été décrite. Notre
espèce est bien distincte par les sépales à sommet glanduleux, par ses grandes
feuilles oblongues, par le tube de son calice fructifère élevé, ses lobes dressés
et obtus, si nous la comparons à la plante de la côte d'Ivoire connue sous le nom
de Papaman et envoyée sous le n° 134 par Jolly, pourvu du calice fructifère seu-
lement. Là, les feuilles sont elliptiques, à pointe obtuse, longue de 5 à 7 milli-
mètres, à base soit arrondie soit légèrement aiguë, coriaces, brunes et bril-
lantes en dessus, un peu pâles et opaques en dessous, pourvues de 5 à 6 paires
de nervures secondaires et longues de 6 à 13 centimètres sur 2 à 4 et même
6 centimètres de large. Le tube du calice fructifère a 3 millimètres de longueur,
alors que les lobes mesurent t cmÕ de long sur 1 centimètre de large.
Le pédoncule a 4 à 5 millimètres. Un très jeune bouton, tenant au même axe
convexe axillaire recouvert de bractées, a les sépales aigus et un peu inégaux.
Le pédoncule, long de 5 millimètres, est un peu plus court que le pétiole.
De cette description se dégage l'impossibilité de se prononcer sur Y H. parvi-
folia Smith, bien que H. Papaman paraisse s'en rapprocher (Herbier Pierre, 6634).
Une autre plante, de la collection du Dr Spire, portant le n° 65 et décrite (mascula)
sous le nom de Heisteria missionis Pierre, est bien distincte des deux précédentes.
Ses feuilles sont noirâtres, à peine brillantes, et un peu pâles en dessous.
Arrondies à la base, oblongues ou linéaires oblongues lancéolées, à pointe
obtuse, elles sont pourvues de 9 à 12 paires de nervures secondaires minces,
élevées et plus rapprochées que dans les espèces précédentes. Avec un pétiole de 6 milli-
mètres très grêle, canaliculé, leur limbe mesure de 3cm5 à 10 centimètres de lon-
gueur sur 1 à. 3 centimètres de largeur. Les bractées des éminences axillaires
portant les fruits sont acuminées. Le pédoncule fructifère est long de 3 à 4 milli-
mètres et le tube du calice fructifère mesure 4 millimètres de long et ses lobes,
longs de lclD5, larges à la base de 6 millimètres, sont oblongs lancéolés aigus avec
les bords réfléchis. Le fruit, ovoïde ou sub-oblong (non analysé), est long de
10 à 12 millimètres sur 7 millimètres de large. Cette description, inscrite dans
mon herbier sous le n° 6632, porte en note : « Arbuste de 2m50 provenant de
a l'affluent de YAlima. La plante est en fruit en juin 1899. »
Ainsi, chez ces deux dernières espèces africaines, le tube du calice fructifère
est très court, tandis qu'il est assez long chez Heisteria Trillesiana. Il reste à
savoir en quoi les H. Papaman et H. missionis diffèrent de Heisteria parvifolia
Smith et H. Tholloni V. Tiegh., espèces dont les matériaux manquent pour la
comparaison.
M. Pierre ajoute (in litteris) : « Je n'ai pu voir au Muséum de Paris ni Y Heisteria
« parvifolia Smith (insuffisamment décrit par Oliver) ni H. Tholloni V. Tiegh. ; il y
« a donc incertitude pour moi sur la validité de H. Papaman et de H. missionis. »
Après cette description et cette discussion de M. Pierre, relative à la validité
de l'espèce, il convient d'aborder le côté applicatif de cette étude, c'est-à-dire
l'examen du fruit et de la graine en tant qu'organe oléifère. Le fruit qui est
une drupe de petit volume, de forme ovoïde ou ellipsoïde allongé, nous arrive
dépouillé de son épicarpe et pourvu seulement d'un endocarpe peu épais, dur,
résistant, et présentant d'un pôle à l'autre des côtes très rapprochées, légères
et marquées par des proéminences tuberculeuses peu accusées, mais disposées
particularité est la seule qui puisse distinguer ce genre dont tous les autres
caractères sont ceux des Euheisteria d'Engler.
M. Van Tieghem, dans le mémoire indiqué plus haut, cite un Heisteria Tholloni
sans en retracer les caractères. Nous ne savons où la plante a été décrite. Notre
espèce est bien distincte par les sépales à sommet glanduleux, par ses grandes
feuilles oblongues, par le tube de son calice fructifère élevé, ses lobes dressés
et obtus, si nous la comparons à la plante de la côte d'Ivoire connue sous le nom
de Papaman et envoyée sous le n° 134 par Jolly, pourvu du calice fructifère seu-
lement. Là, les feuilles sont elliptiques, à pointe obtuse, longue de 5 à 7 milli-
mètres, à base soit arrondie soit légèrement aiguë, coriaces, brunes et bril-
lantes en dessus, un peu pâles et opaques en dessous, pourvues de 5 à 6 paires
de nervures secondaires et longues de 6 à 13 centimètres sur 2 à 4 et même
6 centimètres de large. Le tube du calice fructifère a 3 millimètres de longueur,
alors que les lobes mesurent t cmÕ de long sur 1 centimètre de large.
Le pédoncule a 4 à 5 millimètres. Un très jeune bouton, tenant au même axe
convexe axillaire recouvert de bractées, a les sépales aigus et un peu inégaux.
Le pédoncule, long de 5 millimètres, est un peu plus court que le pétiole.
De cette description se dégage l'impossibilité de se prononcer sur Y H. parvi-
folia Smith, bien que H. Papaman paraisse s'en rapprocher (Herbier Pierre, 6634).
Une autre plante, de la collection du Dr Spire, portant le n° 65 et décrite (mascula)
sous le nom de Heisteria missionis Pierre, est bien distincte des deux précédentes.
Ses feuilles sont noirâtres, à peine brillantes, et un peu pâles en dessous.
Arrondies à la base, oblongues ou linéaires oblongues lancéolées, à pointe
obtuse, elles sont pourvues de 9 à 12 paires de nervures secondaires minces,
élevées et plus rapprochées que dans les espèces précédentes. Avec un pétiole de 6 milli-
mètres très grêle, canaliculé, leur limbe mesure de 3cm5 à 10 centimètres de lon-
gueur sur 1 à. 3 centimètres de largeur. Les bractées des éminences axillaires
portant les fruits sont acuminées. Le pédoncule fructifère est long de 3 à 4 milli-
mètres et le tube du calice fructifère mesure 4 millimètres de long et ses lobes,
longs de lclD5, larges à la base de 6 millimètres, sont oblongs lancéolés aigus avec
les bords réfléchis. Le fruit, ovoïde ou sub-oblong (non analysé), est long de
10 à 12 millimètres sur 7 millimètres de large. Cette description, inscrite dans
mon herbier sous le n° 6632, porte en note : « Arbuste de 2m50 provenant de
a l'affluent de YAlima. La plante est en fruit en juin 1899. »
Ainsi, chez ces deux dernières espèces africaines, le tube du calice fructifère
est très court, tandis qu'il est assez long chez Heisteria Trillesiana. Il reste à
savoir en quoi les H. Papaman et H. missionis diffèrent de Heisteria parvifolia
Smith et H. Tholloni V. Tiegh., espèces dont les matériaux manquent pour la
comparaison.
M. Pierre ajoute (in litteris) : « Je n'ai pu voir au Muséum de Paris ni Y Heisteria
« parvifolia Smith (insuffisamment décrit par Oliver) ni H. Tholloni V. Tiegh. ; il y
« a donc incertitude pour moi sur la validité de H. Papaman et de H. missionis. »
Après cette description et cette discussion de M. Pierre, relative à la validité
de l'espèce, il convient d'aborder le côté applicatif de cette étude, c'est-à-dire
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