Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-10-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 octobre 1902 20 octobre 1902
Description : 1902/10/20 (A6,N111,T11). 1902/10/20 (A6,N111,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378079q
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
240 REVUE DES CULTURES COLONIALES
différence sensible entre la gomme Mimba et la gomme arabique, si ce n'est la
différence dans le pouvoir adhésif citée par Merck.
Si la gomme Mimba n'est pas exploitable pour l'exportation, elle peut servir
pour tous les usages de bureau et pourra être utile comme produit accessoire
pour les négociants qui s'occupent de l'exploitation des produits forestiers.
Gomme Djeroclc. — Fréquemment les Djerock ou Citrus sont attaqués par une
maladie gommeuse qui cause leur mort. Cette maladie s'étend souvent sur de
grands espaces de terrain dans les pays où la culture des orangers et des citron-
niers est la principale branche de l'agriculture. D'après le rapport du consul
anglais à Palerme, cette maladie appelée dans cette région « mal di gomma » a
occasionné en t894 la mort de plantations entières de citronniers, d'orangers et
de plantes de bergamotes. Dans les États-Unis, où cette maladie, qui est parti-
culièrement dévastatrice en Floride, a fait l'objet de recherches suivies de diffé-
rents observateurs, en particulier de MM. Swingle et Webber, on la nomme
« footrot » et on signale qu'elle se'reconnaît au début par l'apparition de gouttes
de gomme à la base du tronc. L'écorce s'enlève et le cambium est détruit. La
maladie s'étend jusqu'à 1 pied et demi, au-dessus comme au-dessous du sol.
Les arbres atteints ont des feuilles étroites et jaunes et leurs fruits ne mûrissent
plus. Des rejets latéraux ne se forment plus chez ces arbres malades.
D'après Briosi, la maladie serait occasionnée par un champignon, Fusisporiwn
limonum. M, Webber fait remarquer qu'une fumure irrationnelle n'occasionne
pas la maladie, mais qu'elle prédispose les arbres à être atteints. Des engrais
azotés, ou en général les engrais organiques, paraissent si favorables pour le
développement de la maladie qu'il est absolument à déconseiller de les employer
dans des plantations malades. J'ai remarqué deux fois, sur des Djerock parais-
sant malades, un fort écoulement de gouttelettes gommeuses par de petits trous
de l'écorce. Cette écorce tombait par grands lambeaux, par Je simple attou-
chement et le cambium paraissait presque entièrement détruit. Cependant la
maladie ne s'étendait pas seulement jusqu'à 1 pied 1/2 au-dessus du sol, mais
l'arbre donnait un écoulement de gomme jusqu'à près de 2 mètres de hauteur.
Au bout de quelque temps l'arbre est tombé en une fois, toute la tige ayant été
rongée sous le sol par les termites. Il est difficile de déterminer si ceux-ci avaient
tout d'abord affaibli l'arbre et l'avaient rendu ainsi plus apte à être atteint par
la gommose, ou s'ils n'avaient entamé l'arbre qu'après la perte de forces par
suite de cette maladie, car des expériences d'infection n'ont pas été entreprises
et l'arbre a été incinéré. -,
Dans l'autre cas, l'arbre a une vie misérable et les fruits ne mûrissent pas et
tombent. Ces deux arbres ont fourni une certaine quantité de gomme,, celle-ci
se présente sous forme de larmes claires, d'un jaune pâle, transparentes, à cas-
sure concoïdale et facilement réductibles en poudre; elle se dissout complète-
ment dans l'eau et forme un liquide épais et collant qui, après acidification par
de l'acide acétique, est précipité par l'alcool. Elle a un pouvoir rotatoire à droite
d'environ 50°. Par l'oxydation au moyen d'acide nitrique, la gomme fraîche
paraissait être constituée par environ 40 de galactane, tandis que la distilla-
tion avec l'acide sulfurique a donné une teneur d'environ 15 de penlosane.
La quantité d'eau comportait environ 17,74 , les cendres 6,06 dont 4,92 étaient
constitués par du carbonate de chaux et 0,20 de carbonate de potassium.
Cette gomme s'éloigne donc, au point de vue chimique, nettement de la
différence sensible entre la gomme Mimba et la gomme arabique, si ce n'est la
différence dans le pouvoir adhésif citée par Merck.
Si la gomme Mimba n'est pas exploitable pour l'exportation, elle peut servir
pour tous les usages de bureau et pourra être utile comme produit accessoire
pour les négociants qui s'occupent de l'exploitation des produits forestiers.
Gomme Djeroclc. — Fréquemment les Djerock ou Citrus sont attaqués par une
maladie gommeuse qui cause leur mort. Cette maladie s'étend souvent sur de
grands espaces de terrain dans les pays où la culture des orangers et des citron-
niers est la principale branche de l'agriculture. D'après le rapport du consul
anglais à Palerme, cette maladie appelée dans cette région « mal di gomma » a
occasionné en t894 la mort de plantations entières de citronniers, d'orangers et
de plantes de bergamotes. Dans les États-Unis, où cette maladie, qui est parti-
culièrement dévastatrice en Floride, a fait l'objet de recherches suivies de diffé-
rents observateurs, en particulier de MM. Swingle et Webber, on la nomme
« footrot » et on signale qu'elle se'reconnaît au début par l'apparition de gouttes
de gomme à la base du tronc. L'écorce s'enlève et le cambium est détruit. La
maladie s'étend jusqu'à 1 pied et demi, au-dessus comme au-dessous du sol.
Les arbres atteints ont des feuilles étroites et jaunes et leurs fruits ne mûrissent
plus. Des rejets latéraux ne se forment plus chez ces arbres malades.
D'après Briosi, la maladie serait occasionnée par un champignon, Fusisporiwn
limonum. M, Webber fait remarquer qu'une fumure irrationnelle n'occasionne
pas la maladie, mais qu'elle prédispose les arbres à être atteints. Des engrais
azotés, ou en général les engrais organiques, paraissent si favorables pour le
développement de la maladie qu'il est absolument à déconseiller de les employer
dans des plantations malades. J'ai remarqué deux fois, sur des Djerock parais-
sant malades, un fort écoulement de gouttelettes gommeuses par de petits trous
de l'écorce. Cette écorce tombait par grands lambeaux, par Je simple attou-
chement et le cambium paraissait presque entièrement détruit. Cependant la
maladie ne s'étendait pas seulement jusqu'à 1 pied 1/2 au-dessus du sol, mais
l'arbre donnait un écoulement de gomme jusqu'à près de 2 mètres de hauteur.
Au bout de quelque temps l'arbre est tombé en une fois, toute la tige ayant été
rongée sous le sol par les termites. Il est difficile de déterminer si ceux-ci avaient
tout d'abord affaibli l'arbre et l'avaient rendu ainsi plus apte à être atteint par
la gommose, ou s'ils n'avaient entamé l'arbre qu'après la perte de forces par
suite de cette maladie, car des expériences d'infection n'ont pas été entreprises
et l'arbre a été incinéré. -,
Dans l'autre cas, l'arbre a une vie misérable et les fruits ne mûrissent pas et
tombent. Ces deux arbres ont fourni une certaine quantité de gomme,, celle-ci
se présente sous forme de larmes claires, d'un jaune pâle, transparentes, à cas-
sure concoïdale et facilement réductibles en poudre; elle se dissout complète-
ment dans l'eau et forme un liquide épais et collant qui, après acidification par
de l'acide acétique, est précipité par l'alcool. Elle a un pouvoir rotatoire à droite
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Cette gomme s'éloigne donc, au point de vue chimique, nettement de la
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