Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-10-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 octobre 1902 20 octobre 1902
Description : 1902/10/20 (A6,N111,T11). 1902/10/20 (A6,N111,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378079q
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
244 REVUE DES CULTURES COLONIALES
Il est vrai que sur ces 400 francs il faut prélever divers frais qui, ajoutés au
prix d'achat, constituent le prix de revient. Supposons du coton acheté à Ségou
pour être transporté dans la métropole. Il faut d'abord défalquer les frais de
transport par voie fluviale de Ségou à Koulikoro. Ce transport peut se faire à
l'aide de pirogues indigènes qui coûtent de 3 à 400 francs et durent de 10 à
15 ans. Il faut y ajouter la paie des laptols qui peut s'évaluer à 0 fr. 50 par jour
avec la ration. J'estime que l'amortissement du matériel fluvial ainsi composé
et des hommes le manœuvrant atteindrait 14 francs par tonne au plus.
Le transport par chemin de fer de Koulikoro à Kayes représente 14 francs la
tonne d'après les tarifs officiels. En ajoutant 2 francs pour la manutention par
tonne, on obtient une majoration de 30 francs sur le prix du coton rendu à
Kayes. Je ne parlerai pas des frais de transport de Kayes en France. Il me suffit
de mentionner qu'il reste 370 francs pour faire face à ces frais.
Aux États-Unis, les noirs obtiennent 400 kilos de coton à l'hectare ; dans les
belles cultures, ils atteignent jusqu'à 1.000 et 1.200 kilos.
En résumé, cette culture offre beaucoup d'aléas et je ne pense pas qu'ou
puisse espérer obtenir de bien gros bénéfices, du moins pour un commerçant
isolé et opérant pour son compte. Ma réponse serait peut-être différente s'il
s'agissait de tentatives faites par des Syndicats puissants et avec de gros capi-
taux.
VARIÉTÉS
LA GOMME D'AZADIRACIITA ET AUTRES GOMMES DE JAVA (1)
La gomme arabique si estimée est un produit qui s'écoule des Acacias, dans
les parties sèches de l'Égypte et dans les pays du bassin supérieur du Nil, du
Sénégal, du Cap, etc.
A Java nous possédons beaucoup de plantes fournissant de la gomme et,
comme il n'est pas impossible que parmi celles-ci il s'en trouve qui pourraient
être importantes au point de vue du commerce, je les soumis à un examen, afin de
pouvoir juger de leur qualité.
Il est, dès maintenant, très peu probable qu'il vaille la peine d'exploiter à
Java des arbres à gomme en plantation. La gomme ayant quelque valeur est
soluble dans l'eau et si même on pouvait faire la récolte pendant la mousson
d'est, une averse imprévue pourrait emporter et perdre la plus grande partie de
la récolte; peut-être serait-il donc bon de récolter la gomme uniquement comme
produit forestier.
Parmi les sortes que j'ai examinées, la meilleure est la gomme du Mimba
(Azadirachta indien Juss.).
(1) Traduit d'une note parue dans « Teysmannia, n° 1, 1902 ». Les gommes ont attiré dans ces
derniers temps l'attention; on lira peut-être avec intérêt ces notes, d'autant plus que certaines
espèces citées existent dans les colonies françaises.
Il est vrai que sur ces 400 francs il faut prélever divers frais qui, ajoutés au
prix d'achat, constituent le prix de revient. Supposons du coton acheté à Ségou
pour être transporté dans la métropole. Il faut d'abord défalquer les frais de
transport par voie fluviale de Ségou à Koulikoro. Ce transport peut se faire à
l'aide de pirogues indigènes qui coûtent de 3 à 400 francs et durent de 10 à
15 ans. Il faut y ajouter la paie des laptols qui peut s'évaluer à 0 fr. 50 par jour
avec la ration. J'estime que l'amortissement du matériel fluvial ainsi composé
et des hommes le manœuvrant atteindrait 14 francs par tonne au plus.
Le transport par chemin de fer de Koulikoro à Kayes représente 14 francs la
tonne d'après les tarifs officiels. En ajoutant 2 francs pour la manutention par
tonne, on obtient une majoration de 30 francs sur le prix du coton rendu à
Kayes. Je ne parlerai pas des frais de transport de Kayes en France. Il me suffit
de mentionner qu'il reste 370 francs pour faire face à ces frais.
Aux États-Unis, les noirs obtiennent 400 kilos de coton à l'hectare ; dans les
belles cultures, ils atteignent jusqu'à 1.000 et 1.200 kilos.
En résumé, cette culture offre beaucoup d'aléas et je ne pense pas qu'ou
puisse espérer obtenir de bien gros bénéfices, du moins pour un commerçant
isolé et opérant pour son compte. Ma réponse serait peut-être différente s'il
s'agissait de tentatives faites par des Syndicats puissants et avec de gros capi-
taux.
VARIÉTÉS
LA GOMME D'AZADIRACIITA ET AUTRES GOMMES DE JAVA (1)
La gomme arabique si estimée est un produit qui s'écoule des Acacias, dans
les parties sèches de l'Égypte et dans les pays du bassin supérieur du Nil, du
Sénégal, du Cap, etc.
A Java nous possédons beaucoup de plantes fournissant de la gomme et,
comme il n'est pas impossible que parmi celles-ci il s'en trouve qui pourraient
être importantes au point de vue du commerce, je les soumis à un examen, afin de
pouvoir juger de leur qualité.
Il est, dès maintenant, très peu probable qu'il vaille la peine d'exploiter à
Java des arbres à gomme en plantation. La gomme ayant quelque valeur est
soluble dans l'eau et si même on pouvait faire la récolte pendant la mousson
d'est, une averse imprévue pourrait emporter et perdre la plus grande partie de
la récolte; peut-être serait-il donc bon de récolter la gomme uniquement comme
produit forestier.
Parmi les sortes que j'ai examinées, la meilleure est la gomme du Mimba
(Azadirachta indien Juss.).
(1) Traduit d'une note parue dans « Teysmannia, n° 1, 1902 ». Les gommes ont attiré dans ces
derniers temps l'attention; on lira peut-être avec intérêt ces notes, d'autant plus que certaines
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