Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1902 05 octobre 1902
Description : 1902/10/05 (A6,N110,T11). 1902/10/05 (A6,N110,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63780789
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 209
temps; il n'est naturellement pas possible d'indiquer le nombre de plantules
produites sur un mètre carré de plates-bandes.
Entre temps, on a préparé le terrain dans lequel se fera la plantation défi-
nitive, d'une manière analogue à celle employée dans toutes les cultures. A une
distance de 10180 à 2 mètres, on fait de petits trous au moyen de la sodok ou
pengali, qui est une bêche étroite, concave, de la forme d'un demi-cylindre d'un
diamètre de 8 centimètres environ. Les trous ainsi faits ne peuvent pas avoir
moins de 20 centimètres de profondeur.
Dans les terrains très déclives, il n'y a pas moyen de planter en lignes ; on suit
les lignes de niveau, en conservant la distance.
La jeune plantule ou tjaboetan est amenée dans le trou de telle manière que les
feuilles supérieures émergent à peine ou même pas du tout. On tasse la plantule
fortement contre la paroi du trou en ayant soin que la racine pivotante pende
bien droit, car, comme pour beaucoup d'autres cultures, la direction de la
racine est des plus importantes. Le trou est alors rempli de terre jusqu'au niveau
du col de la racine et la terre est bien tassée. On abritera la jeune plantule
contre un soleil trop vif en plaçant une feuille quelconque entre elle et les rayon s
La plante croît rapidement si le temps est favorable, et au bout d'une dizaine de
mois après semis, on pourrait déjà récolter une certaine quantité de feuilles;-
néanmoins ce n'est qu'un an et demi à deux ans après le semis que l'on obtient
une production régulière. Dans les circonstances normales, on peut tailler les
feuilles une fois tous les quatre mois.
Il n'est pas inutile de faire remarquer que le gambir, de même que toutes les
autres plantes de culture, demande un entretien de la plantation et que celui-ci
est absolument nécessaire si l'on veut obtenir un bon rendement; si l'on a planté
dans des terrains très déclives, il y a avantage, pour éviter l'enlèvement des
terres, de laisser persister certaines mauvaises herbes qui ne peuvent causer
aucun dommage à la plantation. Le gambir croît à l'état naturel, de préférence
dans les terrains incultes; les herbes, en particulier le alang-alang, doivent être
soigneusement écartées.
Le gambir exige pour son développement le plein soleil, même dans les
régions chaudes de la plaine. Les plantes qui croissent dans l'ombre produisent
peu de feuilles, des feuilles petites et peu ondulées, et, s'il faut en croire les
Chinois, le gambir préparé avec elles serait de couleur plus foncée.
Bien que le gambir soit un arbrisseau grimpant, il peut très bien se développer
sans soutien, et forme alors des buissons de hauteur d'homme. Si certains
rameaux s'allongent fortement, on ne les coupera pas, mais on les ramènera
vers le sol en attachant à leur extrémité une pierre ou un bloc de bois ; en
opérant de cette façon, on peut les atteindre plus facilement au moment de la
récolte, et l'on obtient une plantation plus compacte. Dans un terrain favorable
et par une coupe bien comprise, il se développe rapidement, près du sol, un
grand nombre de rejets qui donnent à la plante l'aspect d'un buisson très
compact et augmentent la production de feuilles.
On commence la récolte quand les rameaux ont atteint une longueur de 50 à
60 centimètres. Ils sont alors enlevés à 5 centimètres au-dessus de leur base; en
général, il se forme au pied de ce rameau un nouveau rejet. Il est certain que la
taille doit être faite soigneusement et que la production des feuilles en dépend
en grande partie. C'est la raison pour laquelle il faut surveiller étroitement le
personnel chargé de cette fonction; lors de la récolte, on aura soin de vérifier si
temps; il n'est naturellement pas possible d'indiquer le nombre de plantules
produites sur un mètre carré de plates-bandes.
Entre temps, on a préparé le terrain dans lequel se fera la plantation défi-
nitive, d'une manière analogue à celle employée dans toutes les cultures. A une
distance de 10180 à 2 mètres, on fait de petits trous au moyen de la sodok ou
pengali, qui est une bêche étroite, concave, de la forme d'un demi-cylindre d'un
diamètre de 8 centimètres environ. Les trous ainsi faits ne peuvent pas avoir
moins de 20 centimètres de profondeur.
Dans les terrains très déclives, il n'y a pas moyen de planter en lignes ; on suit
les lignes de niveau, en conservant la distance.
La jeune plantule ou tjaboetan est amenée dans le trou de telle manière que les
feuilles supérieures émergent à peine ou même pas du tout. On tasse la plantule
fortement contre la paroi du trou en ayant soin que la racine pivotante pende
bien droit, car, comme pour beaucoup d'autres cultures, la direction de la
racine est des plus importantes. Le trou est alors rempli de terre jusqu'au niveau
du col de la racine et la terre est bien tassée. On abritera la jeune plantule
contre un soleil trop vif en plaçant une feuille quelconque entre elle et les rayon s
La plante croît rapidement si le temps est favorable, et au bout d'une dizaine de
mois après semis, on pourrait déjà récolter une certaine quantité de feuilles;-
néanmoins ce n'est qu'un an et demi à deux ans après le semis que l'on obtient
une production régulière. Dans les circonstances normales, on peut tailler les
feuilles une fois tous les quatre mois.
Il n'est pas inutile de faire remarquer que le gambir, de même que toutes les
autres plantes de culture, demande un entretien de la plantation et que celui-ci
est absolument nécessaire si l'on veut obtenir un bon rendement; si l'on a planté
dans des terrains très déclives, il y a avantage, pour éviter l'enlèvement des
terres, de laisser persister certaines mauvaises herbes qui ne peuvent causer
aucun dommage à la plantation. Le gambir croît à l'état naturel, de préférence
dans les terrains incultes; les herbes, en particulier le alang-alang, doivent être
soigneusement écartées.
Le gambir exige pour son développement le plein soleil, même dans les
régions chaudes de la plaine. Les plantes qui croissent dans l'ombre produisent
peu de feuilles, des feuilles petites et peu ondulées, et, s'il faut en croire les
Chinois, le gambir préparé avec elles serait de couleur plus foncée.
Bien que le gambir soit un arbrisseau grimpant, il peut très bien se développer
sans soutien, et forme alors des buissons de hauteur d'homme. Si certains
rameaux s'allongent fortement, on ne les coupera pas, mais on les ramènera
vers le sol en attachant à leur extrémité une pierre ou un bloc de bois ; en
opérant de cette façon, on peut les atteindre plus facilement au moment de la
récolte, et l'on obtient une plantation plus compacte. Dans un terrain favorable
et par une coupe bien comprise, il se développe rapidement, près du sol, un
grand nombre de rejets qui donnent à la plante l'aspect d'un buisson très
compact et augmentent la production de feuilles.
On commence la récolte quand les rameaux ont atteint une longueur de 50 à
60 centimètres. Ils sont alors enlevés à 5 centimètres au-dessus de leur base; en
général, il se forme au pied de ce rameau un nouveau rejet. Il est certain que la
taille doit être faite soigneusement et que la production des feuilles en dépend
en grande partie. C'est la raison pour laquelle il faut surveiller étroitement le
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