Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-08-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 août 1902 05 août 1902
Description : 1902/08/05 (A6,N106,T11). 1902/08/05 (A6,N106,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378074n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 89
résine est travaillé par deux hommes qui le tiraillent - dans des directions oppo-
sées, faisant sortir la matière qui, lorsqu'elle s'écoule, est recueillie sur des
feuilles de bananiers dont on a recouvert le sol de la chambre.
Les masses de résine molle qui adhèr-ent aux feuilles de bananiers sont
chauffées une fois de plus, et l'opérateur, avec un morceau de feuille d'aloès,
étend la résine molle dans toutes les directions afin qu'elle forme une grande
plaque] d'épaisseur uniforme. -
Dans les factoreries les plus importantes, les feuilles de bananiers ont été
abandonnées pour des tuiles polies et on étend lamasse quand elle est chaude
au moyen de rouleaux/le zinc chauffés, mais le polissage final est toujours fait
d'après les anciens procédés. Enfin les feuilles sont soigneusement examinées et
toutes les parties' de couleur foncée ou imprégnées de poussières sont enlevées.
Pour ce qui concerne la composition de la laque, l'article de l' « Agricultural
Ledger •» donne simplement un résumé des résultats obtenus par John Unver-
dorben, Tschirch et Farner.
Les travaux des deux premiers chimistes datent de plusieurs années, avant
que les méthodes pour attaquer les problèmes difficiles de la constitutions des
résines fussent connues, et les recherches faites par Tschirch et Farner eurent un
caractère très superficiel, comme le montre le résumé suivant. Ces auteurs
trouvèrent que le spécimen. de laque en écaille qu'ils examinèrent contenait
74 de matière résineuse proprement dite et de petites quantités de teinture de
laque, d'humidité et d'impuretés inorganiques. La résine se composait de deux
substances distinctes dont l'une soluble dans l'éther, l'autre insoluble. A la pre-
mière ils attribuaient la composition d'un éther d'un résino-tannol et d'acide
aleurétique, tandis qu'ils considéraient la seconde comme une substance indif-
férente qu'ils appelèrent « erythrolacéine », car elle formait des paillettes jaunes
qui se sublimaient par l'action de la chaleur et devenaient des aiguilles rouges.
L'acide aleurétique était considéré comme un acide paraffinoïde et pour cela les
auteurs trouvaient que la laque et l'ambre différaient de toutes les autres résines.
Une série d'analyses de laque en poudre ou en grains de l'Assam est publiée
par M. Hooper, démontrant que la quantité de résine contenue dans cette
matière varie d'après le soin que l'on a mis à la pulvériser et à la tamiser, la
plus fine poudre contenant le plus fort pourcentage en résine. Le blanchiment
de la laque en écailles par le chlore, l'anhydride sulfureux, le carbone et d'autres
agents est aussi décrit et on donne aussi des extraits des procédés employés par
différents manufacturiers, mais on ne donne pas de renseignements sur ce fait
qu'une grande partie de la laque en écaille blanchie du commerce est ordinaire-
ment insoluble dans l'alcool et, par cela même, impropre à la fabrication du vernis.
- La laque du commerce renferme ordinairement une petite quantité de la ciré
produite simultanément par l'insecte. Cette substance fut étudiée par Benedikt
et Ulzer en 1888, qui ont montré qu'elle se composait essentiellemenl d'éthers
palmitique et stéarique des alcools myricyliques et céryliques et se rapproche
donc par sa composition de la cire des abeilles, mais elle n'a pas été jusqu'à
présent utilisée pour les mêmes usages; Hooper dit que grâce à sa dureté et à
sa stabilité elle fournirait une matière excellente pour les cachets à fixer aux
documents.
LES USAGES INDUSTRIELS ET ARTISTIQUES DELALAQUE. - L'artisan indigène emploie
cette résine pour une foule d'usages, mais spécialement pour l'ornementation
résine est travaillé par deux hommes qui le tiraillent - dans des directions oppo-
sées, faisant sortir la matière qui, lorsqu'elle s'écoule, est recueillie sur des
feuilles de bananiers dont on a recouvert le sol de la chambre.
Les masses de résine molle qui adhèr-ent aux feuilles de bananiers sont
chauffées une fois de plus, et l'opérateur, avec un morceau de feuille d'aloès,
étend la résine molle dans toutes les directions afin qu'elle forme une grande
plaque] d'épaisseur uniforme. -
Dans les factoreries les plus importantes, les feuilles de bananiers ont été
abandonnées pour des tuiles polies et on étend lamasse quand elle est chaude
au moyen de rouleaux/le zinc chauffés, mais le polissage final est toujours fait
d'après les anciens procédés. Enfin les feuilles sont soigneusement examinées et
toutes les parties' de couleur foncée ou imprégnées de poussières sont enlevées.
Pour ce qui concerne la composition de la laque, l'article de l' « Agricultural
Ledger •» donne simplement un résumé des résultats obtenus par John Unver-
dorben, Tschirch et Farner.
Les travaux des deux premiers chimistes datent de plusieurs années, avant
que les méthodes pour attaquer les problèmes difficiles de la constitutions des
résines fussent connues, et les recherches faites par Tschirch et Farner eurent un
caractère très superficiel, comme le montre le résumé suivant. Ces auteurs
trouvèrent que le spécimen. de laque en écaille qu'ils examinèrent contenait
74 de matière résineuse proprement dite et de petites quantités de teinture de
laque, d'humidité et d'impuretés inorganiques. La résine se composait de deux
substances distinctes dont l'une soluble dans l'éther, l'autre insoluble. A la pre-
mière ils attribuaient la composition d'un éther d'un résino-tannol et d'acide
aleurétique, tandis qu'ils considéraient la seconde comme une substance indif-
férente qu'ils appelèrent « erythrolacéine », car elle formait des paillettes jaunes
qui se sublimaient par l'action de la chaleur et devenaient des aiguilles rouges.
L'acide aleurétique était considéré comme un acide paraffinoïde et pour cela les
auteurs trouvaient que la laque et l'ambre différaient de toutes les autres résines.
Une série d'analyses de laque en poudre ou en grains de l'Assam est publiée
par M. Hooper, démontrant que la quantité de résine contenue dans cette
matière varie d'après le soin que l'on a mis à la pulvériser et à la tamiser, la
plus fine poudre contenant le plus fort pourcentage en résine. Le blanchiment
de la laque en écailles par le chlore, l'anhydride sulfureux, le carbone et d'autres
agents est aussi décrit et on donne aussi des extraits des procédés employés par
différents manufacturiers, mais on ne donne pas de renseignements sur ce fait
qu'une grande partie de la laque en écaille blanchie du commerce est ordinaire-
ment insoluble dans l'alcool et, par cela même, impropre à la fabrication du vernis.
- La laque du commerce renferme ordinairement une petite quantité de la ciré
produite simultanément par l'insecte. Cette substance fut étudiée par Benedikt
et Ulzer en 1888, qui ont montré qu'elle se composait essentiellemenl d'éthers
palmitique et stéarique des alcools myricyliques et céryliques et se rapproche
donc par sa composition de la cire des abeilles, mais elle n'a pas été jusqu'à
présent utilisée pour les mêmes usages; Hooper dit que grâce à sa dureté et à
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cette résine pour une foule d'usages, mais spécialement pour l'ornementation
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