Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-03-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 mars 1902 20 mars 1902
Description : 1902/03/20 (A6,N97,T10). 1902/03/20 (A6,N97,T10).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378065p
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS - nu
ceux qui sont déjà secs, on suspend d'abord en remplissant toute -une chambre,
en commençant par le haut, puis la chambre à côté, jusqu'à ce que tout le boug-
sol soit plein. On note dans le livre la date où telle chambre a été remplie, afin
de savoir dans combien de jours on pourra descendre le tabac, pour le disposer
en manoques. Le contremaître chinois ou 1 assistant reste là à surveiller, afin que
les ouvriers ne déchirent pas le tabac en le transportant et en le suspendant après
la réception. Si on récolte par un système mixte, partie en coupant le pied, partie
en récoltant les feuilles basses, ces deux sortes de tabac ne seront pas mêlées
dans le séchoir et, si possible, on prendra un jour les feuilles et un autre jour
les pieds. Il est important cependant que chaque séchoir soit vite plein afin de
régler sa fermeture et son aération selon les besoins (ce qu'on ne peut pas faire
tant qu'il n'est pas plein, puisque, à chaque moment, les ouvriers rentrent et sor-
tent pour porter le tabac). Il est vrai que le surveillant du séchoir peut ouvrir
et fermer les portes, n'ayant guère autre chose à faire au début.
Aération, ouverture des séchoirs, feux la nuit. — Tant que le tabac est vert, il faut
ouvrir peu le séchoir, soit deux ou trois des fenêtres les plus hautes, pour faire
évaporer l'eau ou l'humidité qui vient des feuilles. Après une semaine, quand le
tabac est un peu fané, on ouvre les fenêtres d'en bas tout autour du séchoir,
mais, s'il y a trop grand vent, on les referme à moitié ou en totalité. Douze à
quinze jours après, le tabac est sec sur le parenchyme, mais la côte est à peine
fanée. Alors, si le temps est humide, il faut faire des feux la nuit en nombre suf-
fisant dans les allées de pourtour du séchoir, de façon à empêcher l'humidité
d'y pénétrer et à chasser au dehors celle qui se produit à l'intérieur. Les feuilles
peuvent sécher aux mois de juillet et août en dix-huit à vingt jours. Le tabac
coupé par le pied demande trois à quatre jours de plus. On comprend que cela
varie avec la force du tabac, l'épaisseur des côtes, la forme du séchoir, l'état
d'humidité de l'air, le nombre des feux, etc., etc.
Monter encore le tabac. — Une semaine avant la complète dessiccation, on monte
le tabac d'un étage en serrant celui qui est au-dessus, de façon à faire les feux
sans-que le tabac soit trop près, et aussi parce que l'étage d'en bas est toujours
trop humide, et, quand on a assez de séchoirs, on n'y suspend que pour faire
recevoir le tabac des champs. -
Manoquage du tabac sec. — On prendra les mêmes précautions pour descendre
et distribuer le tabac aux ouvriers, pour l'attacher en manoques de 60 feuilles
environ. Le mieux est de laisser les tabacs au dernier étage le plus bas. Là les
coolies debout prennent les feuilles pour en faire des paquets ou manoques; que
ce soit tabac de pieds ou tabac en feuilles, on le trie en : 1° déchiré; 2° feuilles de
tête ou grosses; 30 feuilles de pieds ou sèches, Il y a des planteurs qui distinguent
aussi : 40 feuilles de milieu, mais trop de catégories donnent beaucoup de diffi-
cultés pour la fermentation, et cela n'est possible que pour des plantations ayant
300 coolies ou plus. Trois catégories bien observées, c'est déjà suffisant.
Ces manoques se paient 1 dollar par mille à la quinzaine prochaine. Les contre-
maîtres chinois les reçoivent mises en paniers, ou disposent chaque catégorie
dans un panier à part, la pointe du tabac au milieu. Chaque panier, fait en rotang
ou rotin, peut recevoir deux cents paquets ou manoques. Ces paniers sont portés
à la grange de fermentation à bras de coolie ou par des voitures à bœufs. Mais
dans les premières années d'ouverture, n'ayant pas d'herbe pour les bœufs, on
porte souvent tout à dos. Les paniers doivent avoir cependant la dimension
ceux qui sont déjà secs, on suspend d'abord en remplissant toute -une chambre,
en commençant par le haut, puis la chambre à côté, jusqu'à ce que tout le boug-
sol soit plein. On note dans le livre la date où telle chambre a été remplie, afin
de savoir dans combien de jours on pourra descendre le tabac, pour le disposer
en manoques. Le contremaître chinois ou 1 assistant reste là à surveiller, afin que
les ouvriers ne déchirent pas le tabac en le transportant et en le suspendant après
la réception. Si on récolte par un système mixte, partie en coupant le pied, partie
en récoltant les feuilles basses, ces deux sortes de tabac ne seront pas mêlées
dans le séchoir et, si possible, on prendra un jour les feuilles et un autre jour
les pieds. Il est important cependant que chaque séchoir soit vite plein afin de
régler sa fermeture et son aération selon les besoins (ce qu'on ne peut pas faire
tant qu'il n'est pas plein, puisque, à chaque moment, les ouvriers rentrent et sor-
tent pour porter le tabac). Il est vrai que le surveillant du séchoir peut ouvrir
et fermer les portes, n'ayant guère autre chose à faire au début.
Aération, ouverture des séchoirs, feux la nuit. — Tant que le tabac est vert, il faut
ouvrir peu le séchoir, soit deux ou trois des fenêtres les plus hautes, pour faire
évaporer l'eau ou l'humidité qui vient des feuilles. Après une semaine, quand le
tabac est un peu fané, on ouvre les fenêtres d'en bas tout autour du séchoir,
mais, s'il y a trop grand vent, on les referme à moitié ou en totalité. Douze à
quinze jours après, le tabac est sec sur le parenchyme, mais la côte est à peine
fanée. Alors, si le temps est humide, il faut faire des feux la nuit en nombre suf-
fisant dans les allées de pourtour du séchoir, de façon à empêcher l'humidité
d'y pénétrer et à chasser au dehors celle qui se produit à l'intérieur. Les feuilles
peuvent sécher aux mois de juillet et août en dix-huit à vingt jours. Le tabac
coupé par le pied demande trois à quatre jours de plus. On comprend que cela
varie avec la force du tabac, l'épaisseur des côtes, la forme du séchoir, l'état
d'humidité de l'air, le nombre des feux, etc., etc.
Monter encore le tabac. — Une semaine avant la complète dessiccation, on monte
le tabac d'un étage en serrant celui qui est au-dessus, de façon à faire les feux
sans-que le tabac soit trop près, et aussi parce que l'étage d'en bas est toujours
trop humide, et, quand on a assez de séchoirs, on n'y suspend que pour faire
recevoir le tabac des champs. -
Manoquage du tabac sec. — On prendra les mêmes précautions pour descendre
et distribuer le tabac aux ouvriers, pour l'attacher en manoques de 60 feuilles
environ. Le mieux est de laisser les tabacs au dernier étage le plus bas. Là les
coolies debout prennent les feuilles pour en faire des paquets ou manoques; que
ce soit tabac de pieds ou tabac en feuilles, on le trie en : 1° déchiré; 2° feuilles de
tête ou grosses; 30 feuilles de pieds ou sèches, Il y a des planteurs qui distinguent
aussi : 40 feuilles de milieu, mais trop de catégories donnent beaucoup de diffi-
cultés pour la fermentation, et cela n'est possible que pour des plantations ayant
300 coolies ou plus. Trois catégories bien observées, c'est déjà suffisant.
Ces manoques se paient 1 dollar par mille à la quinzaine prochaine. Les contre-
maîtres chinois les reçoivent mises en paniers, ou disposent chaque catégorie
dans un panier à part, la pointe du tabac au milieu. Chaque panier, fait en rotang
ou rotin, peut recevoir deux cents paquets ou manoques. Ces paniers sont portés
à la grange de fermentation à bras de coolie ou par des voitures à bœufs. Mais
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porte souvent tout à dos. Les paniers doivent avoir cependant la dimension
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