Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-01-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 janvier 1902 05 janvier 1902
Description : 1902/01/05 (A6,N92,T10). 1902/01/05 (A6,N92,T10).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378060m
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
i6 REVUE DES CULTURES COLONIALES
tresse. Les noirs en tressant disposent les lanières à angle droit, formant ainsi
des carrés. La feuille serait non seulement utile pour la fabrication de nattes,
mais pourrait servir de nourriture pour le bétail, après dessiccation. Les indi-
gènes font une véritable culture du Pandanus qu'ils multiplient et par semis et
par boutures. Les dernières se font facilement, il suffit de couper des extré-
mités de tiges aériennes et de les planter dans des endroits marécageux, la
bouture reprend très vite.
Quant aux racines aériennes qui se développent abondamment dans cette
espèce comme dans les autres du même genre, le R. P. Butaye en a observé de
5 à 6 centimètres de diamètre, à extrémité obtuse, et mesurant jusqu'à 7 mètres
de long.
Il n'est pas sans intérêt de mettre en regard des renseignements que nous
donne le R. P. Butaye ceux fournis par l'expédition du Loango.
Au Congo, Pechuel-Loesche a observé, à la limite de la forêt de Mangroves,
deux espèces de Pandanus caractérisés par la largeur de leurs feuilles. Sur les
bords du Kuilu, il a trouvé deux espèces à feuilles larges, qui atteignaient jusqu'à
6 mètres de hauteur. Il figure l'une de ces formes à la page 89 du premier vo-
lume (1) et décrit son fruit. L'autre espèce, plus rare, fut également observée en
fruits ; il a d'ailleurs eu l'occasion de voir, dans différentes régions, des formes
diverses de ce genre ; mais celle qui l'a le plus frappé est celle qu'il dénomme
« Riesenpandanus » et qui se trouve figurée dans le vol. I, p. 112. Ce Pandanus
peut atteindre 6 et 8 mètres de haut et porte des feuilles atteignant 4 mètres de
long ; il a été trouvé dans les vallées d'érosion du plateau de Buala. Nulle part il
n'a observé des Pandanées de telle croissance et de telle beauté. Cette espèce est
très estimée par les indigènes parce que c'est avec ses feuilles qu'ils fabriquent
leurs nattes.
D'après cette courte description, on peut se demander si le Pandanus géant
dont parle M. Pechuel-Loesche n'est pas le Pandanus sur lequel l'attention du
R. P. Butaye a été attirée. La planche de l'Expédition du Loango montre une
plante rameuse, à racines aériennes fortement développées. Il est regrettable
que l'auteur ne nous ait pas donné plus de détails sur les mensurations.
On n'a que peu de données sur l'utilisation de ces plantes et c'est pour cette
raison que nous attirons l'attention sur ce Pandanus. On sait que, dans le Loango,
comme nous l'avons vu plus haut, les indigènes confectionnent avec les feuilles,
des nattes plus ou moins fines; que, dans le Niger, ils en fabriquent des sacs et
que, à San-Thomé, ces plantes servent aux mêmes usages, et que c'est même sur
des nattes tressées en lanières de feuilles de Pandanus que l'on sèche le cacao.
La facilité de culture de la plante du Congo mérite d'être prise en considéra-
tion, et il ne serait pas impossible qu'elle puisse être faite en grand, dans les
régions marécageuses. La même remarque a été faite par Welwitsch pour la
plante qu'il avait rapportée avec doute au Pandanus candelabrum et qui a été
décrite postérieurement par M. Rendle sous le nom de P. Welwitschii (in The
Journal of Botany, 1894, p. 324, pl. 347). La rapidité avec laquelle les fortes
pousses prennent racine dans les places inondées est employée àCabindaet
ailleurs, dit Welwitsch, pour séparer du lit du fleuve, au moyen de pousses de
Pandanus, de petites baies, dans lesquelles le poisson sera retenu, lorsque le
flot se sera retiré.
(1) Die Loango Expédition, ausgesandt von Der Deutschen Gesellschaft zur Erforschung
Aequatorial Africas, 1873-76,111, p. 185.
tresse. Les noirs en tressant disposent les lanières à angle droit, formant ainsi
des carrés. La feuille serait non seulement utile pour la fabrication de nattes,
mais pourrait servir de nourriture pour le bétail, après dessiccation. Les indi-
gènes font une véritable culture du Pandanus qu'ils multiplient et par semis et
par boutures. Les dernières se font facilement, il suffit de couper des extré-
mités de tiges aériennes et de les planter dans des endroits marécageux, la
bouture reprend très vite.
Quant aux racines aériennes qui se développent abondamment dans cette
espèce comme dans les autres du même genre, le R. P. Butaye en a observé de
5 à 6 centimètres de diamètre, à extrémité obtuse, et mesurant jusqu'à 7 mètres
de long.
Il n'est pas sans intérêt de mettre en regard des renseignements que nous
donne le R. P. Butaye ceux fournis par l'expédition du Loango.
Au Congo, Pechuel-Loesche a observé, à la limite de la forêt de Mangroves,
deux espèces de Pandanus caractérisés par la largeur de leurs feuilles. Sur les
bords du Kuilu, il a trouvé deux espèces à feuilles larges, qui atteignaient jusqu'à
6 mètres de hauteur. Il figure l'une de ces formes à la page 89 du premier vo-
lume (1) et décrit son fruit. L'autre espèce, plus rare, fut également observée en
fruits ; il a d'ailleurs eu l'occasion de voir, dans différentes régions, des formes
diverses de ce genre ; mais celle qui l'a le plus frappé est celle qu'il dénomme
« Riesenpandanus » et qui se trouve figurée dans le vol. I, p. 112. Ce Pandanus
peut atteindre 6 et 8 mètres de haut et porte des feuilles atteignant 4 mètres de
long ; il a été trouvé dans les vallées d'érosion du plateau de Buala. Nulle part il
n'a observé des Pandanées de telle croissance et de telle beauté. Cette espèce est
très estimée par les indigènes parce que c'est avec ses feuilles qu'ils fabriquent
leurs nattes.
D'après cette courte description, on peut se demander si le Pandanus géant
dont parle M. Pechuel-Loesche n'est pas le Pandanus sur lequel l'attention du
R. P. Butaye a été attirée. La planche de l'Expédition du Loango montre une
plante rameuse, à racines aériennes fortement développées. Il est regrettable
que l'auteur ne nous ait pas donné plus de détails sur les mensurations.
On n'a que peu de données sur l'utilisation de ces plantes et c'est pour cette
raison que nous attirons l'attention sur ce Pandanus. On sait que, dans le Loango,
comme nous l'avons vu plus haut, les indigènes confectionnent avec les feuilles,
des nattes plus ou moins fines; que, dans le Niger, ils en fabriquent des sacs et
que, à San-Thomé, ces plantes servent aux mêmes usages, et que c'est même sur
des nattes tressées en lanières de feuilles de Pandanus que l'on sèche le cacao.
La facilité de culture de la plante du Congo mérite d'être prise en considéra-
tion, et il ne serait pas impossible qu'elle puisse être faite en grand, dans les
régions marécageuses. La même remarque a été faite par Welwitsch pour la
plante qu'il avait rapportée avec doute au Pandanus candelabrum et qui a été
décrite postérieurement par M. Rendle sous le nom de P. Welwitschii (in The
Journal of Botany, 1894, p. 324, pl. 347). La rapidité avec laquelle les fortes
pousses prennent racine dans les places inondées est employée àCabindaet
ailleurs, dit Welwitsch, pour séparer du lit du fleuve, au moyen de pousses de
Pandanus, de petites baies, dans lesquelles le poisson sera retenu, lorsque le
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(1) Die Loango Expédition, ausgesandt von Der Deutschen Gesellschaft zur Erforschung
Aequatorial Africas, 1873-76,111, p. 185.
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