Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1919-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1919 01 janvier 1919
Description : 1919/01/01 (N1)-1919/12/31 (N12). 1919/01/01 (N1)-1919/12/31 (N12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k98041559
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/10/2017
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- SOMMAIRE
- Nos 1 et 2
- Nos 3 et 4
- Nos 5 et 6
- .......... Page(s) .......... 107
- .......... Page(s) .......... 111
- Nos 7 et 8
- Nos 9 et 10
RENSEIGNEMENTS COLONIAUX
défendre sur mer nos colonies, nos possessions se sont
trouvées, les unes et les autres, dès le début de la guerre,
comme autant de forteresses isolées, autour desquelles il
était facile d'établir une ligne continue d'investissement.
C'est là la principale raison qui a fait que, à l'exception
de l'Est-Africain, toutes sont tombées relativement vite en
proie aux ennemis qui les assaillaient de toutes parts. En
même temps il apparaissait que plus les colonies tropicales
sont étendues et plus facilement elles sont défendues. Le
Cameroun et l'Est-Afrique, les deux plus vastes colonies
allemandes en Afrique, l'une de plus de 750.000 kilomètres
carrés, l'autre d'un bon million de kilomètres carrés,
purent continuer la résistance, bien que nullement prépa-
rées à une guerre contre des troupes européennes ; elles
le 'tirent d'une façon que l'opinion des meilleurs experts
n'avait pas prévue... Le secret de cette résistance doit être
trouvé dans les difficultés stupéfiantes qu'un territoire tro-
pical étendu offre à l'envahisseur et qui procèdent du cli-
mat ainsi que d'autres difficultés physiques. Si même un
Napoléon ne put qu'échouer dans sa tentative de con-
quête de la gigantesque Russie et ne put se rendre maître
d'une si vaste étendue, une Mittel Afrika allemande, s'éten-
dant de l'Atlantique à l'océan Indien, serait, eu égard
aux conditions physiques des tropiques, pratiquement
invulnérable. Un territoire colonial des tropiques trouve
sa meilleure sécurité dans son étendue. Plus le territoire
est vaste et d'un seul bloc, plus efficace est sa protection
contre toute attaque.
Une Mittel Afrika allemande, telle qu'elle estici esquissée,
présenterait en outre ce grand avantage, au point de vue
de la politique mondiale, qu'elle barrerait, une fois pour
toutes, l'effort anglais qui tend à s'assurer la maîtrise de
l'Afrique du Cap au Caire. On trouverait, en outre, dans ce
territoire, pas mal d'emplacements côtiers qui. convena-
blement fortifiés et équipés, fourniraient à l'Allemagne les
bases navales qu'elle doit de toute nécessité acquérir sur
l'Atlantique et l'océan Indien. Un pareil empire alle-
mand d'outre-mer en Afrique défierait les citadelles de la
puissance britannique (Egypte et Sud-Afrique), supports
essentiels de la puissance mondiale britannique. Nous y
trouverions, non seulement une grande partie de ce qui
nous manque pour être économiquement indépendants de
l'Angleterre, mais aussi le moyen de frapper l'Angleterre
au cœur à tout moment grâce à notre marine et aux possi-
bilités de recrutement en hommes dans ce futur domi-
nion (P. 13-16).
Quelques-uns des tenants de la Mittel Afrika,
nous le verrons, consentiraient à ce que l'Alle-
magne abandonne beaucoup de ses anciennes
colonies, pourvu qu'elle se pût assurer un empire
centre-africain sans solution de continuité.
Le D' Karstedt, lui, ne consent à rien aban-
bonner, à l'exception de Kiao-tcheou, mais non
pas les colonies de l'océan Pacifique ni le Sud-
Ouest Africain Allemand. De' ses ambitions dans
l'océan Pacifique, nous n'avons rien à dire ici,
notre sujet se limitant à l'Afrique. Quant aux
dimensions du domaine allemand en Afrique,
Karstedt écrit :
En ce qui concerne l'étendue de notre domaine colonial
en Afrique, la première considération doit être l'arrondis-
sement de notre territoire de telle façon queles possessions
allemandes, qui jusqu'ici ont été complètement séparées
les unes des autres, se trouvent toutes soudées en un bloc
unique par l'annexion de territoires ennemis.
Un tel bloc, par sa grandeur, offrirait une garantie suffi-
sante telle que toute nouvelle tentative pour conquérir le
pays par la force des armes se briserait les dents sur ce
granit. Le Congo Belge en' lui-même pourrait servir le
dessein tendant à établir la jonction de l'Est-Africain
Allemand et du Cameroun. Mais le Congo Belge seul,
même lorsque nos anciennes colonies lui seraient
réunies, ne pourrait jamais nous donner l'indépen-
dance en ce qui .concerne les matières premières. A cette
fin, il nous faut une extension de notre territoire,
en particulier vers le Nord-Ouest, par l'acquisition des po-
sitions françaises de l'Ouest-Africain, et, si possible, par
celle de la Nigéria britannique et du Gold Coast (pp. 18,19).
Il y a un autre point sur lequel le Dr Oscar
Karstedt insiste : le prestige allemand a été
abaissé aux yeux des indigènes ; il faut qu'à leurs
yeux, également, réparation lui soit faite.
Rien ne fait impression sur l'indigène, sauf ce qu'il
voit de ses propres- yeux ; il a vu les Allemands jadis ses
seigneurs et maîtres (Beherrscher) réduits à une condition
de profonde humiliation, humiliation que, sans aucun doute,
nos ennemis ont recherchée pour la raison spéciale de l'effet
à produire sur la psychologie des indigènes.
Même si, dans les négociations de paix, la demande
d'une compensation personnelle pour les victimes de ces
brutalités se trouve soutenue, cela ne compenserait pas la
grande et peut-être irréparable injure qu'ont reçue le pres-
tige des Allemands et leur avenir colonial en Afrique. Le
succès d'une politique coloniale auprès des races inférieures
comporte comme considération fondamentale le prestige
in discutable du peuple colonisateur.
Une nation, dont les représentants ont été traités, aux
yeux des indigènes, comme les Allemands l'ont été, est,
en conséquence d'un tel événement, fâcheusement « han-
dicapée » pour tout ce qui concerne sa future activité colo-
niale et ce « handicap » peut être écrasant si desmesures
appropriées ne sont pàsprises. C'est pourquoi, etquoi qu'il
arrive, il faut qu'on ait soin de veiller à ce que réparation
soit faite, aux yeux des indigènes, de la manière qui soit la
plus susceptible d'impressionner des peuplades, étant
donné leur psychologie et leurs idées (p. 21).
II. — Paul Le ut we in.
Un autre écrivain qui a pris la -Mittel Afrika
pour thème spécial, c'est le Dr P. Leutwein, fils
du général Theodor Leutwein qui fut gouver-
neur du Sud-Ouest-Africain Allemand de 1898 à
1905. J'ai sous les yeux le petit livre d'environ
50 pages, intitulé Mittel Europa Mittel Afrika,
qu'a publié Paul Leutwein en 1917, Il tire les
mêmes conclusions que le Dr O. Karstedt de l'éton-
nante et énergique résistance des colonies alle-
mandes durant cette guerre.
Si les trois colonies : Sud-Ouest-Afrique; Cameroun,
Est-Afrique, séparées comme elles l'étaient les unes des
autres et non préparées, se sont montrées un facteur réel-
lement positif dans les forces engagées dans cette guerre,
combien plus grande serait l'efficacité d'un vaste et unique
empire colonial, ponrvu de tous les moyens de la guerre
scientifique moderne contre toute attaque ennemie par
terre ou par mer ! Un tel dominion cfolonia!, établi au vu
des expériences de cette guerre, serait absolument invin-
cible (p. 47).
Leutwein rapporte le projet de Mittel Afrika
tout à fait dans les mêmes termes que Karstedt,
mais il a un sens plus fin de l'incertitude de l'a-
venir, incertitude qui doit jeter sur tout cet im-
périal projet une ombre et un doute.
« Le développement de la guerre dans les colonie^ dit-
il, nous a appris que les petits territoires colonial sont
difficilement capables d'une sérieuse défense. Aussi de.
vons-nous, pour l'avenir, y renoncer. D autre part, le ca-
ractère décousu de nos possessions si éparpillées et sans
bonnes frontières a rendu ce désavantage particulièrement
sensible ..
Il est naturel qu'il existe un désir urgent de voir notre
territoire colonial prendre une nouvelle forme... Il a été
proclamé un peu partout que l'honneur de l empire alle-
[texte_manquant]
défendre sur mer nos colonies, nos possessions se sont
trouvées, les unes et les autres, dès le début de la guerre,
comme autant de forteresses isolées, autour desquelles il
était facile d'établir une ligne continue d'investissement.
C'est là la principale raison qui a fait que, à l'exception
de l'Est-Africain, toutes sont tombées relativement vite en
proie aux ennemis qui les assaillaient de toutes parts. En
même temps il apparaissait que plus les colonies tropicales
sont étendues et plus facilement elles sont défendues. Le
Cameroun et l'Est-Afrique, les deux plus vastes colonies
allemandes en Afrique, l'une de plus de 750.000 kilomètres
carrés, l'autre d'un bon million de kilomètres carrés,
purent continuer la résistance, bien que nullement prépa-
rées à une guerre contre des troupes européennes ; elles
le 'tirent d'une façon que l'opinion des meilleurs experts
n'avait pas prévue... Le secret de cette résistance doit être
trouvé dans les difficultés stupéfiantes qu'un territoire tro-
pical étendu offre à l'envahisseur et qui procèdent du cli-
mat ainsi que d'autres difficultés physiques. Si même un
Napoléon ne put qu'échouer dans sa tentative de con-
quête de la gigantesque Russie et ne put se rendre maître
d'une si vaste étendue, une Mittel Afrika allemande, s'éten-
dant de l'Atlantique à l'océan Indien, serait, eu égard
aux conditions physiques des tropiques, pratiquement
invulnérable. Un territoire colonial des tropiques trouve
sa meilleure sécurité dans son étendue. Plus le territoire
est vaste et d'un seul bloc, plus efficace est sa protection
contre toute attaque.
Une Mittel Afrika allemande, telle qu'elle estici esquissée,
présenterait en outre ce grand avantage, au point de vue
de la politique mondiale, qu'elle barrerait, une fois pour
toutes, l'effort anglais qui tend à s'assurer la maîtrise de
l'Afrique du Cap au Caire. On trouverait, en outre, dans ce
territoire, pas mal d'emplacements côtiers qui. convena-
blement fortifiés et équipés, fourniraient à l'Allemagne les
bases navales qu'elle doit de toute nécessité acquérir sur
l'Atlantique et l'océan Indien. Un pareil empire alle-
mand d'outre-mer en Afrique défierait les citadelles de la
puissance britannique (Egypte et Sud-Afrique), supports
essentiels de la puissance mondiale britannique. Nous y
trouverions, non seulement une grande partie de ce qui
nous manque pour être économiquement indépendants de
l'Angleterre, mais aussi le moyen de frapper l'Angleterre
au cœur à tout moment grâce à notre marine et aux possi-
bilités de recrutement en hommes dans ce futur domi-
nion (P. 13-16).
Quelques-uns des tenants de la Mittel Afrika,
nous le verrons, consentiraient à ce que l'Alle-
magne abandonne beaucoup de ses anciennes
colonies, pourvu qu'elle se pût assurer un empire
centre-africain sans solution de continuité.
Le D' Karstedt, lui, ne consent à rien aban-
bonner, à l'exception de Kiao-tcheou, mais non
pas les colonies de l'océan Pacifique ni le Sud-
Ouest Africain Allemand. De' ses ambitions dans
l'océan Pacifique, nous n'avons rien à dire ici,
notre sujet se limitant à l'Afrique. Quant aux
dimensions du domaine allemand en Afrique,
Karstedt écrit :
En ce qui concerne l'étendue de notre domaine colonial
en Afrique, la première considération doit être l'arrondis-
sement de notre territoire de telle façon queles possessions
allemandes, qui jusqu'ici ont été complètement séparées
les unes des autres, se trouvent toutes soudées en un bloc
unique par l'annexion de territoires ennemis.
Un tel bloc, par sa grandeur, offrirait une garantie suffi-
sante telle que toute nouvelle tentative pour conquérir le
pays par la force des armes se briserait les dents sur ce
granit. Le Congo Belge en' lui-même pourrait servir le
dessein tendant à établir la jonction de l'Est-Africain
Allemand et du Cameroun. Mais le Congo Belge seul,
même lorsque nos anciennes colonies lui seraient
réunies, ne pourrait jamais nous donner l'indépen-
dance en ce qui .concerne les matières premières. A cette
fin, il nous faut une extension de notre territoire,
en particulier vers le Nord-Ouest, par l'acquisition des po-
sitions françaises de l'Ouest-Africain, et, si possible, par
celle de la Nigéria britannique et du Gold Coast (pp. 18,19).
Il y a un autre point sur lequel le Dr Oscar
Karstedt insiste : le prestige allemand a été
abaissé aux yeux des indigènes ; il faut qu'à leurs
yeux, également, réparation lui soit faite.
Rien ne fait impression sur l'indigène, sauf ce qu'il
voit de ses propres- yeux ; il a vu les Allemands jadis ses
seigneurs et maîtres (Beherrscher) réduits à une condition
de profonde humiliation, humiliation que, sans aucun doute,
nos ennemis ont recherchée pour la raison spéciale de l'effet
à produire sur la psychologie des indigènes.
Même si, dans les négociations de paix, la demande
d'une compensation personnelle pour les victimes de ces
brutalités se trouve soutenue, cela ne compenserait pas la
grande et peut-être irréparable injure qu'ont reçue le pres-
tige des Allemands et leur avenir colonial en Afrique. Le
succès d'une politique coloniale auprès des races inférieures
comporte comme considération fondamentale le prestige
in discutable du peuple colonisateur.
Une nation, dont les représentants ont été traités, aux
yeux des indigènes, comme les Allemands l'ont été, est,
en conséquence d'un tel événement, fâcheusement « han-
dicapée » pour tout ce qui concerne sa future activité colo-
niale et ce « handicap » peut être écrasant si desmesures
appropriées ne sont pàsprises. C'est pourquoi, etquoi qu'il
arrive, il faut qu'on ait soin de veiller à ce que réparation
soit faite, aux yeux des indigènes, de la manière qui soit la
plus susceptible d'impressionner des peuplades, étant
donné leur psychologie et leurs idées (p. 21).
II. — Paul Le ut we in.
Un autre écrivain qui a pris la -Mittel Afrika
pour thème spécial, c'est le Dr P. Leutwein, fils
du général Theodor Leutwein qui fut gouver-
neur du Sud-Ouest-Africain Allemand de 1898 à
1905. J'ai sous les yeux le petit livre d'environ
50 pages, intitulé Mittel Europa Mittel Afrika,
qu'a publié Paul Leutwein en 1917, Il tire les
mêmes conclusions que le Dr O. Karstedt de l'éton-
nante et énergique résistance des colonies alle-
mandes durant cette guerre.
Si les trois colonies : Sud-Ouest-Afrique; Cameroun,
Est-Afrique, séparées comme elles l'étaient les unes des
autres et non préparées, se sont montrées un facteur réel-
lement positif dans les forces engagées dans cette guerre,
combien plus grande serait l'efficacité d'un vaste et unique
empire colonial, ponrvu de tous les moyens de la guerre
scientifique moderne contre toute attaque ennemie par
terre ou par mer ! Un tel dominion cfolonia!, établi au vu
des expériences de cette guerre, serait absolument invin-
cible (p. 47).
Leutwein rapporte le projet de Mittel Afrika
tout à fait dans les mêmes termes que Karstedt,
mais il a un sens plus fin de l'incertitude de l'a-
venir, incertitude qui doit jeter sur tout cet im-
périal projet une ombre et un doute.
« Le développement de la guerre dans les colonie^ dit-
il, nous a appris que les petits territoires colonial sont
difficilement capables d'une sérieuse défense. Aussi de.
vons-nous, pour l'avenir, y renoncer. D autre part, le ca-
ractère décousu de nos possessions si éparpillées et sans
bonnes frontières a rendu ce désavantage particulièrement
sensible ..
Il est naturel qu'il existe un désir urgent de voir notre
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