Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1916-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1916 01 janvier 1916
Description : 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12). 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k98041485
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/11/2017
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- SOMMAIRE
- Nos 1 et 2
- N° 4
- N° 5
- N° 6
- N° 7
- Nos 8 et 9
- Nos 10 à 12
RENSEIGNEMENTS COLONIAUX
LA CONFÉRENCE INTERPARLEMENTAIRE
DES ALLIÉS
La Conférence interparlementaire des Alliés
qui s'est tenue au début de mai, à Paris, a émis,
en matière coloniale, le vœu suivant :
Que les mesures destinées à renforcer et à maintenir,
pendant et après la guerre, la solidarité économique des
nations alliées et à protéger leurs marchés contre l'enva-
hissement du commerce austro-allemand, s'étendent en
principe à leurs colonies et aux pays placés sous leur pro-
tectorat sous réserve des modifications ou dérogations que
peuvent imposer les nécessités locales; que des arrange-
ments spéciaux concernant les colonies soient établis
au plus tôt entre les Alliés en vue de s'assurer, avec des
avantages mutuels, l'exportation et la consommation de
leurs produits métropolitains et coloniaux.
La Conférence, en outre, appelle la haute attention des
gouvernements alliés sur l'importance d'une revision des
conventions internationales dans celles de leurs disposi-
tions relatives au régime commercial de certaines colonies
et pays de Protectorat.
LA TUNISIE PENDANT LA GUERRE
La Revue des Sciences politiques a publié
(tome XXXV, 15 avril 1916), une étude de M. JEAN
BARBIZET, sur la Tunisie pendant la guerre. L'au-
teur y souligne que l'histoire de la Tunisie pen-
dant la guerre offre la solution du problème de la
colonisation en pays d'Islam, que la Tunisie a dû
faire face aux difficultés d'une crise agricole pres-
que sans précédent, que le loyalisme de la popu-
lation indigène a donné toute satisfaction malgré
les événements du Sud et que « la prospérité
actuelle de la Tunisie est une victoire française
dont le poids sera senti lourdement par nos en-
nemis. »
Nous en détachons la page suivante :
Le rôle militaire de la Tunisie pendant la guerre est dù
à sa situation géographique. L'Egypte, Malte et la Tunisie
ont assuré aux Alliés la maîtrise de la Méditerranée orien-
tale et il est hors de doute que le voisinage immédiat de
possessions françaises et anglaises encadrant la Tripoli-
taine, a facilité à nos alliés Italiens le maintien de leurs
établissements sur les rivages de Barbarie. Si l'effort turco-
allemand, tant de fois annoncé contre le canal de Suez, se
brise un jour sur les défenses anglaises, il ne faudra pas
oublier que l'établissement de la France en Tunisie
répondra alors de la tranquillité de l'Afrique du Nord,
sans laquelle les plans audacieux de nos ennemis cesse-
raient d'être téméraires.
Depuis plus de dix-huit mois et à chaque nouvelle phase
de la lutte, Bizerte a constitué une base navale de premier
ordre pour la flotte, qu'il se soit agi de bloquer l'Adriatique
avant l'intervention italienne, de préparer l'expédition des
Dardanelles ou d'assurer le ravitaillement du corps expé-
ditionnaire d'Orient à Salonique. Plus récemment, c'est
encore de Bizerte que les escadrilles françaises ont rayonné
pour interdire aux sous-marins ennemis leur œuvre de
destruction aveugle.
Le port de guerre de l'arrondissement algéro tunisien
n'est pas seulement un point de relâche utile pour les opé-
tions militaires, c'est aussi un centre important de ravi-
taillement de notre marine de guerre. La marine française
a eu besoin, en août 1914, de pétrole pour les sous-marins,
elle s'est procuré à Tunis les stocks qui lui étaient néces-
saires chez les sociétés importatrices de ce produit en Tu-
nisie et l'intendance a réuni à Bizerte les troupeaux et
céréales destinés à l'alimentation des équipages. De
plus, les différentes unités de noire flotte trouvent le cas
échéant, à l'arsenal de Sidi-Abdallah, l'outillage le plus
moderne.
La Tunisie, relais français sur la route d'Orient, était
désignée pour recevoir les blessés et malades évacués de
Gallipoli ; l'autorité militaire y organisa des hôpitaux. A
Tunis et à Bizerte, plusieurs milliers de lits furent installés,
autour desquels affluèrent les mêmes dévouements qu'en
France. De longues heures d'une pénible traversée étaient
évitées ainsi à nos blessés, auxquels le climat de la Ré-
gence assurait une convalescence rapide.
Les troupes noires combattant en France et en Orient
hivernent en Tunisie et des milliers de soldats serbes
trouvent actuellement à Bizerte un asile dans les meilleures
conditions sanitaires et de confort.
Chronique de l'Armée coloniale
Promotions. — Sont promus au grade supérieur, le médecin
principal de 2° classe Emily, des troupes coloniales ; les chefs de
bataillon Joly et Thomassin, de l'infanterie coloniale ; le chef
d'escadron Martin, de l'artillerie coloniale; le chef de bataillon
Chardenet, de l'infanterie.
Le général Mangin, des troupes coloniales, est promu au grade
de général de division à titre temporaire.
■iiiiiinmiiiiiniiniiiiiiiiiinnniiiiiiiiiiiiiinniniiiiiiiiinniiiiiinnniiiiiiniiiiiiiuiimniiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiniina
RENSEIGNEMENTS DIVERS
Nominations. — M. Charles, résident supérieur en Annam, a
été chargé des fonctions de gouverneur général par intérim de
l'Indochine, pendant la durée de l'absence du titulaire.
Sont promus dans le corps des administrateurs coloniaux au
grade supérieur, les administrateurs en chef de 2* classe Carrier,
Thomann, Tellier, Lasselves, Giscard, Prempain ; les adminis-
trateurs de lre classe Grise, Talvas et Rouhaud.
JT> liViViVTiî«T»T«TiIiTîTiTi7ïTiTinri«MriiT»ÎVîïririT?iiTiTiTiT»^i7iiTirMrir^^
--------------
BIBLIOGRAPHIE
Rapport sur la situation du Protectorat du
Maroc au 31 juillet 1914, dressé par les services
de la Résidence générale sous la direction de M. le général
Lyautey, commissaire résident général de la République
française au Maroc; 1 vol. in-8° de xxxvm-502 pages,
avec cartes et documents annexes : prix 5 francs. En
dépôt chez Emile Larose, j 1, rue Victor-Cousin, et au
bureau de vente des publications coloniales, galerie
d'Orléans, Palais-Royal.
,Ce volume est le premier de la série des rapports du Protec
torat marocain. Il offre de ce fait un intérèt spécial, car pour
chacun des services il contient l'historique et les documents cons-
titutifs. Il est donc en réalité une sorte du tableau de l'organisa-
tion du Protecterat et à ce titre il a sa place marquée dans toutes
les bibliothèques.
Il comprend l'organisation du Protectorat jusqu'au 31 juillet
1914. La guerre en avait retardé la publication. Dans une belle
préface, le général Lyautey a exposé les grandes lignes des modi-
fications politiques, militaires, administratives et économiques qui
se sont produites au Maroc pendant la guerre. L'Afrique fran-
çaise a donné à ses lecteurs la primeur de cet intéressant docu-
ment (Rens. Col., 1916, p. 85).
L'ouvrage traite successivement de la pacification, de l'organi-
sation administrative, de l'organisation judiciaire, de l'organisa-
tion financière, de l'organisation économique. Une série de statis-
— 171 —
LA CONFÉRENCE INTERPARLEMENTAIRE
DES ALLIÉS
La Conférence interparlementaire des Alliés
qui s'est tenue au début de mai, à Paris, a émis,
en matière coloniale, le vœu suivant :
Que les mesures destinées à renforcer et à maintenir,
pendant et après la guerre, la solidarité économique des
nations alliées et à protéger leurs marchés contre l'enva-
hissement du commerce austro-allemand, s'étendent en
principe à leurs colonies et aux pays placés sous leur pro-
tectorat sous réserve des modifications ou dérogations que
peuvent imposer les nécessités locales; que des arrange-
ments spéciaux concernant les colonies soient établis
au plus tôt entre les Alliés en vue de s'assurer, avec des
avantages mutuels, l'exportation et la consommation de
leurs produits métropolitains et coloniaux.
La Conférence, en outre, appelle la haute attention des
gouvernements alliés sur l'importance d'une revision des
conventions internationales dans celles de leurs disposi-
tions relatives au régime commercial de certaines colonies
et pays de Protectorat.
LA TUNISIE PENDANT LA GUERRE
La Revue des Sciences politiques a publié
(tome XXXV, 15 avril 1916), une étude de M. JEAN
BARBIZET, sur la Tunisie pendant la guerre. L'au-
teur y souligne que l'histoire de la Tunisie pen-
dant la guerre offre la solution du problème de la
colonisation en pays d'Islam, que la Tunisie a dû
faire face aux difficultés d'une crise agricole pres-
que sans précédent, que le loyalisme de la popu-
lation indigène a donné toute satisfaction malgré
les événements du Sud et que « la prospérité
actuelle de la Tunisie est une victoire française
dont le poids sera senti lourdement par nos en-
nemis. »
Nous en détachons la page suivante :
Le rôle militaire de la Tunisie pendant la guerre est dù
à sa situation géographique. L'Egypte, Malte et la Tunisie
ont assuré aux Alliés la maîtrise de la Méditerranée orien-
tale et il est hors de doute que le voisinage immédiat de
possessions françaises et anglaises encadrant la Tripoli-
taine, a facilité à nos alliés Italiens le maintien de leurs
établissements sur les rivages de Barbarie. Si l'effort turco-
allemand, tant de fois annoncé contre le canal de Suez, se
brise un jour sur les défenses anglaises, il ne faudra pas
oublier que l'établissement de la France en Tunisie
répondra alors de la tranquillité de l'Afrique du Nord,
sans laquelle les plans audacieux de nos ennemis cesse-
raient d'être téméraires.
Depuis plus de dix-huit mois et à chaque nouvelle phase
de la lutte, Bizerte a constitué une base navale de premier
ordre pour la flotte, qu'il se soit agi de bloquer l'Adriatique
avant l'intervention italienne, de préparer l'expédition des
Dardanelles ou d'assurer le ravitaillement du corps expé-
ditionnaire d'Orient à Salonique. Plus récemment, c'est
encore de Bizerte que les escadrilles françaises ont rayonné
pour interdire aux sous-marins ennemis leur œuvre de
destruction aveugle.
Le port de guerre de l'arrondissement algéro tunisien
n'est pas seulement un point de relâche utile pour les opé-
tions militaires, c'est aussi un centre important de ravi-
taillement de notre marine de guerre. La marine française
a eu besoin, en août 1914, de pétrole pour les sous-marins,
elle s'est procuré à Tunis les stocks qui lui étaient néces-
saires chez les sociétés importatrices de ce produit en Tu-
nisie et l'intendance a réuni à Bizerte les troupeaux et
céréales destinés à l'alimentation des équipages. De
plus, les différentes unités de noire flotte trouvent le cas
échéant, à l'arsenal de Sidi-Abdallah, l'outillage le plus
moderne.
La Tunisie, relais français sur la route d'Orient, était
désignée pour recevoir les blessés et malades évacués de
Gallipoli ; l'autorité militaire y organisa des hôpitaux. A
Tunis et à Bizerte, plusieurs milliers de lits furent installés,
autour desquels affluèrent les mêmes dévouements qu'en
France. De longues heures d'une pénible traversée étaient
évitées ainsi à nos blessés, auxquels le climat de la Ré-
gence assurait une convalescence rapide.
Les troupes noires combattant en France et en Orient
hivernent en Tunisie et des milliers de soldats serbes
trouvent actuellement à Bizerte un asile dans les meilleures
conditions sanitaires et de confort.
Chronique de l'Armée coloniale
Promotions. — Sont promus au grade supérieur, le médecin
principal de 2° classe Emily, des troupes coloniales ; les chefs de
bataillon Joly et Thomassin, de l'infanterie coloniale ; le chef
d'escadron Martin, de l'artillerie coloniale; le chef de bataillon
Chardenet, de l'infanterie.
Le général Mangin, des troupes coloniales, est promu au grade
de général de division à titre temporaire.
■iiiiiinmiiiiiniiniiiiiiiiiinnniiiiiiiiiiiiiinniniiiiiiiiinniiiiiinnniiiiiiniiiiiiiuiimniiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiniina
RENSEIGNEMENTS DIVERS
Nominations. — M. Charles, résident supérieur en Annam, a
été chargé des fonctions de gouverneur général par intérim de
l'Indochine, pendant la durée de l'absence du titulaire.
Sont promus dans le corps des administrateurs coloniaux au
grade supérieur, les administrateurs en chef de 2* classe Carrier,
Thomann, Tellier, Lasselves, Giscard, Prempain ; les adminis-
trateurs de lre classe Grise, Talvas et Rouhaud.
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BIBLIOGRAPHIE
Rapport sur la situation du Protectorat du
Maroc au 31 juillet 1914, dressé par les services
de la Résidence générale sous la direction de M. le général
Lyautey, commissaire résident général de la République
française au Maroc; 1 vol. in-8° de xxxvm-502 pages,
avec cartes et documents annexes : prix 5 francs. En
dépôt chez Emile Larose, j 1, rue Victor-Cousin, et au
bureau de vente des publications coloniales, galerie
d'Orléans, Palais-Royal.
,Ce volume est le premier de la série des rapports du Protec
torat marocain. Il offre de ce fait un intérèt spécial, car pour
chacun des services il contient l'historique et les documents cons-
titutifs. Il est donc en réalité une sorte du tableau de l'organisa-
tion du Protecterat et à ce titre il a sa place marquée dans toutes
les bibliothèques.
Il comprend l'organisation du Protectorat jusqu'au 31 juillet
1914. La guerre en avait retardé la publication. Dans une belle
préface, le général Lyautey a exposé les grandes lignes des modi-
fications politiques, militaires, administratives et économiques qui
se sont produites au Maroc pendant la guerre. L'Afrique fran-
çaise a donné à ses lecteurs la primeur de cet intéressant docu-
ment (Rens. Col., 1916, p. 85).
L'ouvrage traite successivement de la pacification, de l'organi-
sation administrative, de l'organisation judiciaire, de l'organisa-
tion financière, de l'organisation économique. Une série de statis-
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