Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-02-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 février 1903 20 février 1903
Description : 1903/02/20 (A7,N119,T12). 1903/02/20 (A7,N119,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583371n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
112 REVUE DES CULTURES COLONIALES
sur les bords d'où elles sont ramenées sur le passage de la meule suivante, soit
par des râclettes fixées sur l'arbre des meules, soit avec une pelle en bois. C'est
ce dernier procédé que l'on emploie d'habitude dans les moulins à traction ani-
male. Le mécanisme deviendrait trop lourd à traîner si les râclettes étaient
entraînées par les meules et d'un autre côté on utilise ainsi l'homme qui doit
rester derrière le mulet pour le faire marcher. Lorsque les olives sont bien
écrasées et la pâte bien liée, la première opération est terminée. On procède alors
au remplissage des scourtins, sorte de paniers ronds et plats presque complè-
tement ouverts d'un côté et percés d'un trou de 2m05 à 0m06 de diamètre sur
l'autre face; ces scourtins, avant de servir, sont passés à l'eau chaude où on les
laisse tremper plusieurs heures, puis à l'eau froide. On renouvelle l'eau à plu-
sieurs reprises pour enlever complètement le goût d'alfa qui se communiquerait
à l'huile et lui ferait perdre une grande partie de sa valeur. La pâte est étendue
très uniformément dans les scourtins qui doivent être peu garnis; trop pleins,
ils crèveraient tous à la première pression. Ces scourtins sont ensuite entassés
sous les presses, en piles bien droites. La quantité d'olives mises dans le tour-
nant doit être proportionnée aux presses que l'on possède, car il vaut mieux
que la pâte produite soit complètement utilisée chaque fois.
MISE DANS LES SCOURTINS ET PRESSURAGE DE LA PATE
On commence à presser lentement pour permettre au liquide, huile et eau, de
sortir facilement.
Pour extraire la même quantité d'huile, la pression doit être beaucoup plus
forte pour les olives cueillies depuis peu et surtout des olives en partie gelées
que l'on ne doit du reste jamais triturer en cet état.
Aussi les Kabyles qui n'ont pas de magasins pour les abriter du froid et dont
les presses rudimentaires sont à vis en bois ne peuvent travailler leurs olives au
moment de la récolte. Ils sont obligés d'attendre qu'elles soient chômées, que
la fermentation ait désagrégé les cellules du fruit et que le soleil les ait
rechauffées de ses rayons pour pouvoir en retirer le précieux liquide qu'elles
contiennent, et c'est précisément parce qu'ils ne traitent que des olives chômées
et échauffées que leurs huiles ne sont pas comestibles et qu'elles se vendent
dans de si mauvaises conditions.
On ne pourra remédier à cette situation qu'en les engageant à modifier leur
matériel. Quant à vouloir les forcer à triturer leur récolte dans un délai déter-
miné pour empêcher, dit-on, lalarve de la mouche de l'olivier de se développer,
ce serait les mettre à la merci des usiniers européens, qui du reste seraient
incapables, à l'heure actuelle, d'utiliser toutes les olives récoltées en Kabylie; il
n'y faut donc pas songer.
RAMASSAGE DE L'HUILE
Le liquide qui s'écoule de la presse comprend l'huile et une eau noirâtre qui
est l'eau de végétation. On laisse reposer le tout dans des baquets où 1 huile,
grâce à son poids plus léger, se sépare de l'eau et monte à la surface. Dans la
plupart des usines à moteur mécanique, on se contente de vider les produits de
la fabrication dans une série de bassins à siphons dans lesquels l'huile finit
par se séparer toute seule de l'eau. On obtient ainsi une huile certainement
moins finie que lorsqu'on la ramasse à la palette deux ou trois heures au plus
après la fabrication, ce qui permet de séparer plus rapidement que par le pre-
sur les bords d'où elles sont ramenées sur le passage de la meule suivante, soit
par des râclettes fixées sur l'arbre des meules, soit avec une pelle en bois. C'est
ce dernier procédé que l'on emploie d'habitude dans les moulins à traction ani-
male. Le mécanisme deviendrait trop lourd à traîner si les râclettes étaient
entraînées par les meules et d'un autre côté on utilise ainsi l'homme qui doit
rester derrière le mulet pour le faire marcher. Lorsque les olives sont bien
écrasées et la pâte bien liée, la première opération est terminée. On procède alors
au remplissage des scourtins, sorte de paniers ronds et plats presque complè-
tement ouverts d'un côté et percés d'un trou de 2m05 à 0m06 de diamètre sur
l'autre face; ces scourtins, avant de servir, sont passés à l'eau chaude où on les
laisse tremper plusieurs heures, puis à l'eau froide. On renouvelle l'eau à plu-
sieurs reprises pour enlever complètement le goût d'alfa qui se communiquerait
à l'huile et lui ferait perdre une grande partie de sa valeur. La pâte est étendue
très uniformément dans les scourtins qui doivent être peu garnis; trop pleins,
ils crèveraient tous à la première pression. Ces scourtins sont ensuite entassés
sous les presses, en piles bien droites. La quantité d'olives mises dans le tour-
nant doit être proportionnée aux presses que l'on possède, car il vaut mieux
que la pâte produite soit complètement utilisée chaque fois.
MISE DANS LES SCOURTINS ET PRESSURAGE DE LA PATE
On commence à presser lentement pour permettre au liquide, huile et eau, de
sortir facilement.
Pour extraire la même quantité d'huile, la pression doit être beaucoup plus
forte pour les olives cueillies depuis peu et surtout des olives en partie gelées
que l'on ne doit du reste jamais triturer en cet état.
Aussi les Kabyles qui n'ont pas de magasins pour les abriter du froid et dont
les presses rudimentaires sont à vis en bois ne peuvent travailler leurs olives au
moment de la récolte. Ils sont obligés d'attendre qu'elles soient chômées, que
la fermentation ait désagrégé les cellules du fruit et que le soleil les ait
rechauffées de ses rayons pour pouvoir en retirer le précieux liquide qu'elles
contiennent, et c'est précisément parce qu'ils ne traitent que des olives chômées
et échauffées que leurs huiles ne sont pas comestibles et qu'elles se vendent
dans de si mauvaises conditions.
On ne pourra remédier à cette situation qu'en les engageant à modifier leur
matériel. Quant à vouloir les forcer à triturer leur récolte dans un délai déter-
miné pour empêcher, dit-on, lalarve de la mouche de l'olivier de se développer,
ce serait les mettre à la merci des usiniers européens, qui du reste seraient
incapables, à l'heure actuelle, d'utiliser toutes les olives récoltées en Kabylie; il
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Le liquide qui s'écoule de la presse comprend l'huile et une eau noirâtre qui
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grâce à son poids plus léger, se sépare de l'eau et monte à la surface. Dans la
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par se séparer toute seule de l'eau. On obtient ainsi une huile certainement
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après la fabrication, ce qui permet de séparer plus rapidement que par le pre-
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