Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-02-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 février 1903 05 février 1903
Description : 1903/02/05 (A7,N118,T12). 1903/02/05 (A7,N118,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65833707
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
DISSERTATION SUR LA MULTIPLICATION DES ISONANDRA GUTTA 69
peut-être plus délicates, que celles appliquées au bouturage des végétaux à
latex : Artocarpées, Euphorbiacées, etc. ,
Une bouture plus forte eû t été placée directement dans le frasier, mais dans le
présent cas on dut procéder à la mise en godet en terre légère, l'enterrer dans le
frasier et sous cloche, arrosement très modéré de la bouture, aération en serre
et ressuyement de la cloche pour combattre la trop grande humidité que craignen t
les jeunes organes herbacés tant que la vie radiculaire n'est pas active, etc.
Moins de trois mois après, il y avait enracinement. Rempotages successifs en
pots faiblement gradués, terre légère et sèche, drainage au fond des vases. Pen-
dant tout l'été, légère chaleur de fond, bassinage, culture sous abri, etc.
En Algérie, comme dans tous les pays africains soumis à l'influence désertique,
il y a à craindre la trop grande insolation directe et le souffle brusque du siroco.
Dans le premier cas, un bon clayonnage suffit : contre le siroco, il n'y a que le
lieu clos pour soustraire la plante à son action brûlante et pour combattre
l'extrême siccité de l'air par des bassinages.
C'est dans ces conditions que l'on obtient au Jardin d'Essai, dans l'espace de -
quelques mois, de jolis petits plants d'Isonandl'a, de 35 centimètres de haut, rami-
fiés, bien enracinés en vase de 12 centimètres de diamètre, pouvant alors sup-
porter, en bon emballage, les plus longs trajets.
Les boutures prises sur ces jeunes plants donnèrent d'excellents et si rapides
résultats, qu'il fut permis de conclure, au moment où tous nous nous y atten-
dions le moins, que les Isonandra Gutta pouvaient être classés parmi les végétaux
de bouturage facile.
Satisfait de ces succès qui, au dernier moment, réparaient l'échec désastreux
et coûteux de la plus grande partie de l'expérience, je m'empressai d'en aviser
M. le Directeur général des Postes et Télégraphes au Ministère, et, comme sanc-
tion pratique, je n'hésitai pas à lui proposer de lui faire livrer, par l'adminis-
tration du Jardin d'Essai, des centaines de pieds de gutta - autant même qu'il
en aurait voulu - au prix de. trois francs pièce, en jeunes plants vigoureux,
ramifiés, en mottes bien enracinées et aptes à voyager sans péricliter.
Je n'étonnerai certainement personne en disant que ma proposition faite, et
comme séquestre administratif choisi par le gouvernement et comme directeur
du Jardin d'Essai, ne reçut aucune réponse.
On ne pouvait, on ne devait pas abandonner une question aussi importante;
aussi, dans un de mes voyages à Paris, je tentai de voir M. de Selves, alors direc-
teur général des Postes et Télégraphes : il était absent, mais avec des recom-
mandations, je pus voir un des hauts fonctionnaires de son administration.
Réception correcte ; mais l'affaire n'avait plus d'intérêt pour le Ministère, on
ne savait pas ce que l'on ferait des plants, et avec des remerciements de pure
forme pour mon concours en cette circonstance, on m'autorisa à prendre, pour
les collections du Jardin d'Essai d'Alger, les échantillons à ma convenante.
Etrange conclusion à faire connaître! m'écriai-je.
Quelques jours après, une dépêche m'apprenait qu'un inspecteur général et un
employé supérieur des Postes et Télégraphes étaient au Jardin d'Essai d'Alger
pour se rendre compte de la situation de cette affaire. On se rendit à l'évidence :
il y avait bien des boutures enracinées formant de bons plants et l'on prit des
dispositions pour les expédier dans la Guinée française.
Un simple agent postier des services maritimes fut chargé de les conduire à
peut-être plus délicates, que celles appliquées au bouturage des végétaux à
latex : Artocarpées, Euphorbiacées, etc. ,
Une bouture plus forte eû t été placée directement dans le frasier, mais dans le
présent cas on dut procéder à la mise en godet en terre légère, l'enterrer dans le
frasier et sous cloche, arrosement très modéré de la bouture, aération en serre
et ressuyement de la cloche pour combattre la trop grande humidité que craignen t
les jeunes organes herbacés tant que la vie radiculaire n'est pas active, etc.
Moins de trois mois après, il y avait enracinement. Rempotages successifs en
pots faiblement gradués, terre légère et sèche, drainage au fond des vases. Pen-
dant tout l'été, légère chaleur de fond, bassinage, culture sous abri, etc.
En Algérie, comme dans tous les pays africains soumis à l'influence désertique,
il y a à craindre la trop grande insolation directe et le souffle brusque du siroco.
Dans le premier cas, un bon clayonnage suffit : contre le siroco, il n'y a que le
lieu clos pour soustraire la plante à son action brûlante et pour combattre
l'extrême siccité de l'air par des bassinages.
C'est dans ces conditions que l'on obtient au Jardin d'Essai, dans l'espace de -
quelques mois, de jolis petits plants d'Isonandl'a, de 35 centimètres de haut, rami-
fiés, bien enracinés en vase de 12 centimètres de diamètre, pouvant alors sup-
porter, en bon emballage, les plus longs trajets.
Les boutures prises sur ces jeunes plants donnèrent d'excellents et si rapides
résultats, qu'il fut permis de conclure, au moment où tous nous nous y atten-
dions le moins, que les Isonandra Gutta pouvaient être classés parmi les végétaux
de bouturage facile.
Satisfait de ces succès qui, au dernier moment, réparaient l'échec désastreux
et coûteux de la plus grande partie de l'expérience, je m'empressai d'en aviser
M. le Directeur général des Postes et Télégraphes au Ministère, et, comme sanc-
tion pratique, je n'hésitai pas à lui proposer de lui faire livrer, par l'adminis-
tration du Jardin d'Essai, des centaines de pieds de gutta - autant même qu'il
en aurait voulu - au prix de. trois francs pièce, en jeunes plants vigoureux,
ramifiés, en mottes bien enracinées et aptes à voyager sans péricliter.
Je n'étonnerai certainement personne en disant que ma proposition faite, et
comme séquestre administratif choisi par le gouvernement et comme directeur
du Jardin d'Essai, ne reçut aucune réponse.
On ne pouvait, on ne devait pas abandonner une question aussi importante;
aussi, dans un de mes voyages à Paris, je tentai de voir M. de Selves, alors direc-
teur général des Postes et Télégraphes : il était absent, mais avec des recom-
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Réception correcte ; mais l'affaire n'avait plus d'intérêt pour le Ministère, on
ne savait pas ce que l'on ferait des plants, et avec des remerciements de pure
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dispositions pour les expédier dans la Guinée française.
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