Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1933-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 janvier 1933 01 janvier 1933
Description : 1933/01/01 (A8,N85)-1933/01/31. 1933/01/01 (A8,N85)-1933/01/31.
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64321711
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/11/2012
REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX 3
chide. A ce moment, des problèmes techniques nombreux se poseront : production
de l'huile avec du petit matériel, conservation de l'huile, son logement en fût,
fabrication des fûts, etc., jusqu'au jour où la réalisation du transsaharien en per-
mettra le transport en wagons-citernes.
Déjà pour le coton et pour le kopak on a dû monter des ateliers d'égrenage de
façon à ne faire voyager que des produits déjà débarrassés des 75 de poids
mort de leurs graines.
Autrefois, le manque de moyens de transport exigeait la création d'un matériel
spécial pour les colonies : il fallait réduire au minimum de poids les éléments de
construction par exemple et les fractionner par pièces de 25 kilos pouvant être
portées à tête d'homme; aujourd'hui, les moyens de transport existent presque
partout, rail ou route, mais ils sont devenus onéreux et, plus encore qu'autrefois,
le coefficient « poids » joue dans le prix de revient. Il ne faut pas oublier égale-
ment le coefficient « encombrement » qui est souvent prohibitif.
Si nous jetons un coup d' oeil sur le programme de l'enquête ouverte par la
« Revue Internationale des produits coloniaux » nous nous apercevons que c'est
désormais à peu près toute l'industrie française qui peut trouver des débouchés
dans nos colonies et que par conséquent c'est toute cette industrie qu'il faut initier
aux besoins coloniaux.
Il faut surtout bien avertir l'industriel français qu'il ne faut pas qu'il continue à
répondre aux demandes de matériel colonial par les offres de matériel construit
pour la métropole et non adapté aux besoins coloniaux : souvent, d'ailleurs, les
modifications à effectuer sont peu importantes mais encore faut il les faire en fa-
brication parce qu'ensuite, à la colonie, elles deviennent trop onéreuses et souvent
même risquent d'être mal réalisées et de rendre le matériel d'un mauvais rende-
ment ou souvent même inutilisable.
Certes, les grandes sociétés coloniales industrielles ont tous les moyens de se
renseigner et disposent en général, à leur direction de Paris, d'un personnel tech-
nique capable d'étudier méthodiquement les problèmes posés par les dirigeants sur
place de leurs exploitations tropicales, mais il n'en est pas de même dans les socié-
tés purement commerciales qui n'ont pas de services techniques et dont les acheteurs
considèrent trop souvent qu'une machine à vapeur, un moteur, une presse à brique,
un chaland s'achète sur un simple bon de commande comme une balle de tissus:
or, c'est souvent le commerce local qui prend les commandes de matériel à fournir
soit aux services publics, soit aux entreprises privées.
Il y a, en outre, une autre catégorie d'acheteurs qu'il est nécessaire de bien ren-
seigner, ce sont les petits exploitants agricoles, petits exploitants commerciaux
désireux de se lancer dans de petites exploitations industrielles et qui n'ont pas les
moyens de faire des essais à fonds perdu : ceux-là, il est criminel de leS laisser
s'engager dans des achats de matériel ne répondant pas exactement à leurs besoins
parce que, pour eux, c'est la ruine.
Enfin, les services administratifs, quelle que soit la valeur de leurs cadres tech-
niques des travaux publics, ont besoin de se tenir au courant des possibilités que
leur offre le matériel moderne, et chaque administrateur, chaque chef de poste
dans la brousse devrait pouvoir être informé de ces possibilités : je cormais, par
exemple, des petites villes coloniales ou la dépense annuelle en pétrole et en
essence d'éclairage est supérieure à ce que coûterait l'entretien et l'amortissement
d'une petite centrale électrique à gaz pauvre fonctionnant avec le bois du pays ou
chide. A ce moment, des problèmes techniques nombreux se poseront : production
de l'huile avec du petit matériel, conservation de l'huile, son logement en fût,
fabrication des fûts, etc., jusqu'au jour où la réalisation du transsaharien en per-
mettra le transport en wagons-citernes.
Déjà pour le coton et pour le kopak on a dû monter des ateliers d'égrenage de
façon à ne faire voyager que des produits déjà débarrassés des 75 de poids
mort de leurs graines.
Autrefois, le manque de moyens de transport exigeait la création d'un matériel
spécial pour les colonies : il fallait réduire au minimum de poids les éléments de
construction par exemple et les fractionner par pièces de 25 kilos pouvant être
portées à tête d'homme; aujourd'hui, les moyens de transport existent presque
partout, rail ou route, mais ils sont devenus onéreux et, plus encore qu'autrefois,
le coefficient « poids » joue dans le prix de revient. Il ne faut pas oublier égale-
ment le coefficient « encombrement » qui est souvent prohibitif.
Si nous jetons un coup d' oeil sur le programme de l'enquête ouverte par la
« Revue Internationale des produits coloniaux » nous nous apercevons que c'est
désormais à peu près toute l'industrie française qui peut trouver des débouchés
dans nos colonies et que par conséquent c'est toute cette industrie qu'il faut initier
aux besoins coloniaux.
Il faut surtout bien avertir l'industriel français qu'il ne faut pas qu'il continue à
répondre aux demandes de matériel colonial par les offres de matériel construit
pour la métropole et non adapté aux besoins coloniaux : souvent, d'ailleurs, les
modifications à effectuer sont peu importantes mais encore faut il les faire en fa-
brication parce qu'ensuite, à la colonie, elles deviennent trop onéreuses et souvent
même risquent d'être mal réalisées et de rendre le matériel d'un mauvais rende-
ment ou souvent même inutilisable.
Certes, les grandes sociétés coloniales industrielles ont tous les moyens de se
renseigner et disposent en général, à leur direction de Paris, d'un personnel tech-
nique capable d'étudier méthodiquement les problèmes posés par les dirigeants sur
place de leurs exploitations tropicales, mais il n'en est pas de même dans les socié-
tés purement commerciales qui n'ont pas de services techniques et dont les acheteurs
considèrent trop souvent qu'une machine à vapeur, un moteur, une presse à brique,
un chaland s'achète sur un simple bon de commande comme une balle de tissus:
or, c'est souvent le commerce local qui prend les commandes de matériel à fournir
soit aux services publics, soit aux entreprises privées.
Il y a, en outre, une autre catégorie d'acheteurs qu'il est nécessaire de bien ren-
seigner, ce sont les petits exploitants agricoles, petits exploitants commerciaux
désireux de se lancer dans de petites exploitations industrielles et qui n'ont pas les
moyens de faire des essais à fonds perdu : ceux-là, il est criminel de leS laisser
s'engager dans des achats de matériel ne répondant pas exactement à leurs besoins
parce que, pour eux, c'est la ruine.
Enfin, les services administratifs, quelle que soit la valeur de leurs cadres tech-
niques des travaux publics, ont besoin de se tenir au courant des possibilités que
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dans la brousse devrait pouvoir être informé de ces possibilités : je cormais, par
exemple, des petites villes coloniales ou la dépense annuelle en pétrole et en
essence d'éclairage est supérieure à ce que coûterait l'entretien et l'amortissement
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