Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1898-04-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 avril 1898 05 avril 1898
Description : 1898/04/05 (A2,N11,T2). 1898/04/05 (A2,N11,T2).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6419688n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 415
pied. Mais je tiens à faire remarquer que, ainsi que je l'ai dit plus haut, quoique
très bien développés, ces plants ont été placés dans des terres de médiocre qua-
Lité et n'ont pas reçu d'autre engrais que le fumier primitif.
Cette année, il en a été autrement : chaque pied de café a reçu 0 k. 500 de
tourteaux broyés, 0 k. 500 de chaux et 0 k. 030 de chlorure de potassium. Do-
rénavant, ces caféiers recevront une fumure minérale qu'on additionnera de
fumier, si la propriété ne peut produire en quantité suffisante. -
Au point de vue du goût du café Liberia, on peut discuter. J'ai envoyé de ce
café à des personnes en France, sans leur en désigner ]a variété, et elles l'ont
-consommé sans s'apercevoir d'une différence quelconque avec les autres variétés
généralement employées; mais je dois dire qu'en général on trouve .ce café un
peu fort, dépourvu d'arome et d'une saveur un peu amère.
Il est difficile de dire dans quelle mesure le « terroir » pourra modifier le
goùt du Liberia; je puis dire cependant que du café de cette variété que je viens
-d'envoyer en France a été trouve supérieur au même café d'autres provenances.
Déjà, nous avons remarqué ici que le grain est mieux formé qu'au début de
l'introduction de la plante dans la colonie et qu'il est aussi moins gros ; par
-contre, sa couleur reste claire.
Y a-t-il moyen d'améliorer cette variété? Je crois que cela est parfaitement
possible. On y parviendra par l'hybridation. J'ai fait féconder en septembre der-
nier, grâce à une floraison simultanée, plus de 200 fleurs de Liberia, au moyen
de pollen provenant des caféiers du pays, lesquels, vous le savez, donnent un
parfum très développé et très apprécié.
■ Pour réussir cette opération, il faut, au point du jour, couper les étamine
des fleurs de Liberia que l'on veut féconder : autrement, les abeilles viennent
butiner en très grand nombre et l'opération serait manquée. On prend ensuite
des branches de caféier du pays, chargées de fleurs, et on procède à la fécon-
dation.
Mon essai a parfaitement réussi et les baies obtenues, qui ne sont pas encore
mûres, accusent déjà des différences de grosseur assez sensibles.
Quand ces baies seront mûres, on ensemencera les graines, et j'ai l'espoir
que, dans le nombre, il se trouvera un caféier ayant l'apparence et la rusticité
-du. Liberia et donnant un fruit parfumé. Mais ce n'est que dans cinq à six ans
-que nous serons fixés. Je pense qu'il faudra alors reproduire cette variété, si on
l'obtient, au moyen de bouturages, si l'on veut bien la fixer; il serait à craindre,
-en plantant les grains de cet hybride, que les produits obtenus ne fissent retour
à l'un des types primitifs. C'est, en tout cas, une question que nous avons le
temps d'examiner. -
La résistance du Liberia à l' « Hemileia vastatrix » étant très grande, l'utilité
de la création d'un hybride se justifie pleinement. Quant à la greffe, elle ne
peut rien donner de satisfaisant. On ne changera pas la nature de la feuille,
parce qu'on aura greffé un caféier du pays sur un Liberia et, par suite, le pro-
duit obtenu souffrira de la maladie tout autant que les pieds non greffés.
J'ai fait, depuis bien des années, des essais de pulvérisation de bouillie bor-
delaise et d'autres mixtures, pour combattre l' « Hemileia vastatrix » sur les
caféiers du pays. Les résultats sont très incertains; mais ce qui est hors de
doute — j'en ai fait l'expérience — c'est qu'une fumure minérale et organique
-convenahle donne à la plante une résistance très suffisante à la maladie.
La résistance du Liberia aux attaques du champignon parasite est, comme je
pied. Mais je tiens à faire remarquer que, ainsi que je l'ai dit plus haut, quoique
très bien développés, ces plants ont été placés dans des terres de médiocre qua-
Lité et n'ont pas reçu d'autre engrais que le fumier primitif.
Cette année, il en a été autrement : chaque pied de café a reçu 0 k. 500 de
tourteaux broyés, 0 k. 500 de chaux et 0 k. 030 de chlorure de potassium. Do-
rénavant, ces caféiers recevront une fumure minérale qu'on additionnera de
fumier, si la propriété ne peut produire en quantité suffisante. -
Au point de vue du goût du café Liberia, on peut discuter. J'ai envoyé de ce
café à des personnes en France, sans leur en désigner ]a variété, et elles l'ont
-consommé sans s'apercevoir d'une différence quelconque avec les autres variétés
généralement employées; mais je dois dire qu'en général on trouve .ce café un
peu fort, dépourvu d'arome et d'une saveur un peu amère.
Il est difficile de dire dans quelle mesure le « terroir » pourra modifier le
goùt du Liberia; je puis dire cependant que du café de cette variété que je viens
-d'envoyer en France a été trouve supérieur au même café d'autres provenances.
Déjà, nous avons remarqué ici que le grain est mieux formé qu'au début de
l'introduction de la plante dans la colonie et qu'il est aussi moins gros ; par
-contre, sa couleur reste claire.
Y a-t-il moyen d'améliorer cette variété? Je crois que cela est parfaitement
possible. On y parviendra par l'hybridation. J'ai fait féconder en septembre der-
nier, grâce à une floraison simultanée, plus de 200 fleurs de Liberia, au moyen
de pollen provenant des caféiers du pays, lesquels, vous le savez, donnent un
parfum très développé et très apprécié.
■ Pour réussir cette opération, il faut, au point du jour, couper les étamine
des fleurs de Liberia que l'on veut féconder : autrement, les abeilles viennent
butiner en très grand nombre et l'opération serait manquée. On prend ensuite
des branches de caféier du pays, chargées de fleurs, et on procède à la fécon-
dation.
Mon essai a parfaitement réussi et les baies obtenues, qui ne sont pas encore
mûres, accusent déjà des différences de grosseur assez sensibles.
Quand ces baies seront mûres, on ensemencera les graines, et j'ai l'espoir
que, dans le nombre, il se trouvera un caféier ayant l'apparence et la rusticité
-du. Liberia et donnant un fruit parfumé. Mais ce n'est que dans cinq à six ans
-que nous serons fixés. Je pense qu'il faudra alors reproduire cette variété, si on
l'obtient, au moyen de bouturages, si l'on veut bien la fixer; il serait à craindre,
-en plantant les grains de cet hybride, que les produits obtenus ne fissent retour
à l'un des types primitifs. C'est, en tout cas, une question que nous avons le
temps d'examiner. -
La résistance du Liberia à l' « Hemileia vastatrix » étant très grande, l'utilité
de la création d'un hybride se justifie pleinement. Quant à la greffe, elle ne
peut rien donner de satisfaisant. On ne changera pas la nature de la feuille,
parce qu'on aura greffé un caféier du pays sur un Liberia et, par suite, le pro-
duit obtenu souffrira de la maladie tout autant que les pieds non greffés.
J'ai fait, depuis bien des années, des essais de pulvérisation de bouillie bor-
delaise et d'autres mixtures, pour combattre l' « Hemileia vastatrix » sur les
caféiers du pays. Les résultats sont très incertains; mais ce qui est hors de
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-convenahle donne à la plante une résistance très suffisante à la maladie.
La résistance du Liberia aux attaques du champignon parasite est, comme je
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