Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1935-04-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 avril 1935 01 avril 1935
Description : 1935/04/01 (A10,N112)-1935/04/30. 1935/04/01 (A10,N112)-1935/04/30.
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64184432
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 11/11/2013
130 REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX
la moralité de nos indigènes ? Le temps est heureusement fini depuis longtemps
où certains traitants payaient les marchandises en whiskies ou en schiedams.
« L'alcool ainsi produit chez nous est un alcool purement industriel et c'est
très bien ainsi.
« Mais l'éloignement des centres de production (et il en est ainsi de toutes les
plantations de sisal) met le producteur d'alcool dans l'impossibilité d'exporter
sur le marché mondial. Les frais de transport à la côte et le fret sont prohibitifs;
il faut donc trouver un débouché à l'intérieur : ce sera le carburant.
« C'est évidemment pourquoi il a été fabriqué, mais les prix de transports par
fer sont plus élevés à la descente (vers Dakar pour l'alcool) qu'à la montée pour
I essence vers l'intérieur, et de plus celle-ci a bien baissé.
« D'autre part, l'incorporation d'alcool aux essences à la colonie n'est pas
devenue comme en France une opération courante (malgré les protestations de
certains usagers qui, soit dit en passant, se gardent bien d'acheter des essences
ayant de l'alcool, pour mettre dans leurs voitures des supercarburants, dont cer-
tains contiennent de l'alcool et se vendent plus cher).
« Nous demandons donc au Gouvernement Général des facilités douanières,
une exemption d'impôts de consommation intérieure (en ce qui concerne l'alcool
dénaturé dont nous pouvons vendre une petite quantité, c'est déjà fait, et nous
remercions très vivement M. le Gouverneur Général Brévié qui nous a fait con-
fiance, confiance que nous avons été très fiers de justifier par le succès de notre
distillerie).
« Il reste (outre la question du transport du produit de ce pays) la question de
l'alcool carburant. Nous espérons que le Gouvernement Général, qui suit de
très prêt les efforts d'industrialisation de la colonie, prendra à bref délai les
mêmes mesures prises en France il y a dix ans, c'est-à-dire l'achat par lui-même
ou par les importateurs d'essence de l'alcool disponible à la carburation à un
prix qui permette de rémunérer normalement le prix de la production.
« Ces mesures sont d'ailleurs prévues dans la loi qui régit la France métro-
politaine, et puisque nous parlons de notre pays nous croyons pouvoir dire avec
un légitime orgueil qu'il est réconfortant de voir après tant de recherches étran-
gères sans résultat, une industrie française ouvrir encore une fois la voie.
« La Société de Diakandapé et le Consortium des distilleries de sisal sont
heureux d'avoir réussi là où les Anglais avec l'Afrique Orientale, les Hollandais
avec Java, les Portugais avec l'Angola et les Allemands au Togo n'ont pas en-
core vu leurs efforts couronnés de succès. »
A la fin de cette communication, le Président du Comité de Motorisa-
tion coloniale a insisté sur les résultats obtenus au Soudan par MM. Re-
noux et Brémond. Un sous-produit de la culture du sisal, jusqu'à ce jour sans
valeur, devient la matière première d'une industrie qui, outre la prospérité qu'elle
assurera aux régions où elle sera installée, apporte immédiatement à la solution
du carburant dans la zone soudanaise un élément incomparable.
y; ■f^"i,JgefflCr Petites MACHINES ARTISANALES surconrant t OSGAtuttecontremoustiques,
M lumière, se fixant sur table ou établi pour odeurs, insalubrité. aaémle,
~t~' PERCER, TOURNER, SCIER, PONCER, KiJl/ asthme, coqueluche, etc.
MEULER, etc., pour Amateurs, Pro- ,-, ( Marche sur courant lumière
teçsionnels, Coonfaux, Laboratoires
Wift • MILLIERS de RÉFÉRÉNCES 1 NOTICES FRANCO
S.G.A.II.N. ing.-Cftnst. 44, rue du Louvre - PARIS (r)
la moralité de nos indigènes ? Le temps est heureusement fini depuis longtemps
où certains traitants payaient les marchandises en whiskies ou en schiedams.
« L'alcool ainsi produit chez nous est un alcool purement industriel et c'est
très bien ainsi.
« Mais l'éloignement des centres de production (et il en est ainsi de toutes les
plantations de sisal) met le producteur d'alcool dans l'impossibilité d'exporter
sur le marché mondial. Les frais de transport à la côte et le fret sont prohibitifs;
il faut donc trouver un débouché à l'intérieur : ce sera le carburant.
« C'est évidemment pourquoi il a été fabriqué, mais les prix de transports par
fer sont plus élevés à la descente (vers Dakar pour l'alcool) qu'à la montée pour
I essence vers l'intérieur, et de plus celle-ci a bien baissé.
« D'autre part, l'incorporation d'alcool aux essences à la colonie n'est pas
devenue comme en France une opération courante (malgré les protestations de
certains usagers qui, soit dit en passant, se gardent bien d'acheter des essences
ayant de l'alcool, pour mettre dans leurs voitures des supercarburants, dont cer-
tains contiennent de l'alcool et se vendent plus cher).
« Nous demandons donc au Gouvernement Général des facilités douanières,
une exemption d'impôts de consommation intérieure (en ce qui concerne l'alcool
dénaturé dont nous pouvons vendre une petite quantité, c'est déjà fait, et nous
remercions très vivement M. le Gouverneur Général Brévié qui nous a fait con-
fiance, confiance que nous avons été très fiers de justifier par le succès de notre
distillerie).
« Il reste (outre la question du transport du produit de ce pays) la question de
l'alcool carburant. Nous espérons que le Gouvernement Général, qui suit de
très prêt les efforts d'industrialisation de la colonie, prendra à bref délai les
mêmes mesures prises en France il y a dix ans, c'est-à-dire l'achat par lui-même
ou par les importateurs d'essence de l'alcool disponible à la carburation à un
prix qui permette de rémunérer normalement le prix de la production.
« Ces mesures sont d'ailleurs prévues dans la loi qui régit la France métro-
politaine, et puisque nous parlons de notre pays nous croyons pouvoir dire avec
un légitime orgueil qu'il est réconfortant de voir après tant de recherches étran-
gères sans résultat, une industrie française ouvrir encore une fois la voie.
« La Société de Diakandapé et le Consortium des distilleries de sisal sont
heureux d'avoir réussi là où les Anglais avec l'Afrique Orientale, les Hollandais
avec Java, les Portugais avec l'Angola et les Allemands au Togo n'ont pas en-
core vu leurs efforts couronnés de succès. »
A la fin de cette communication, le Président du Comité de Motorisa-
tion coloniale a insisté sur les résultats obtenus au Soudan par MM. Re-
noux et Brémond. Un sous-produit de la culture du sisal, jusqu'à ce jour sans
valeur, devient la matière première d'une industrie qui, outre la prospérité qu'elle
assurera aux régions où elle sera installée, apporte immédiatement à la solution
du carburant dans la zone soudanaise un élément incomparable.
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