Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1931-02-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 février 1931 01 février 1931
Description : 1931/02/01 (A6,N62)-1931/02/28. 1931/02/01 (A6,N62)-1931/02/28.
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6384730x
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
84 -- REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX
Les phosphates du Maroc
et le marché mondial
1929-1930
L'Office chérifien des phosphates vient de publier son rapport dont nous déta-
chons le paragraphe suivant relatif au marché européen :
« Après la crise de 1928, l'année 1929 a marqué pour la consommation euro-
péenne de phosphate une très forte augmentation.
Nous rappelons à ce sujet ce que nous disions l'année dernière de la différence
que peut présenter avec les livraisons de minerai brut la consommation du produit
transformé, c'est-à-dire le super, et nous répétons que, dans tous les rapports, nous
n'envisageons jamais que le point de vue « livraison du mineur ».
Dans ces conditions, c'est par un excédent de 730.000 tonnes environ sur les
chiffres de 1927 et de 340.00 tonnes sur ceux de 1928 que se soldent les achats
de phosphate par l'Europe en 1929. Dans ces chiffres rentre en ligne de compte
le phosphate employé en métallurgie, qui a continué en 1929 à être utilisé en
quantités assez importantes (50.000 tonnes environ). Néanmoins, on peut admettre
que l'augmentation presque totale des importations correspond à une augmentation
des besoins en phosphate destiné aux engrais.
Un événement dont il convient de souligner l'importance est le réveil de la
consommation russe au cours de cet exercice : pratiquement nulle depuis la guerre,
l'importation des phosphates a atteint 12.000 tonnes en 1928 et est passée à
55.000 tonnes en 1929, contre 28.000 tonnes en 1913. La totalité de ces quan-
tités a été livrée par le Maroc. Quelque différentes des nôtres que soient les mé-
thodes de travail de l'U. R. S. S., et si grande que soit la complexité présentée
» par les affaires dans ce pays, nous devons constater la régularité avec laquelle
ont été tenus les engagements pris par l'U. R. S. S. vis-à-vis de nos agents.
Les excédents d'achats de l'Europe en 1929 se répartissent en 330.000 tonnes
de phosphate haut titre et 400.000 tonnes de phosphate bas titre. La consomma-
tion des basses teneurs, après l'à-coup de 1928, s'est donc remise à croître plus vite
que celle des hautes teneurs : c'est, une fois de plus, l'occasion pour nous de
faire remarquer l'inanité des craintes que n'ont cessé de manifester, souvent
bruyamment, certains vendeurs de bas titres contre le développement du phosphate
marocain.
Il y a plus : dans les 400.000 tonnes d'augmentation du bas titre, il y a 68.000
tonnes de phosphate américain; l'Europe qui n'achetait que 60.000 tonnes d'amé-
ricain basse teneur en 1926, en est maintenant à 215.000. Il y a donc eu manque
à livrer par les phosphatiers français qui, au cours de l'exercice 1929, ont à peu
près épuisé leurs réserves : la très sérieuse crise de personnel indigène que subis-
Les phosphates du Maroc
et le marché mondial
1929-1930
L'Office chérifien des phosphates vient de publier son rapport dont nous déta-
chons le paragraphe suivant relatif au marché européen :
« Après la crise de 1928, l'année 1929 a marqué pour la consommation euro-
péenne de phosphate une très forte augmentation.
Nous rappelons à ce sujet ce que nous disions l'année dernière de la différence
que peut présenter avec les livraisons de minerai brut la consommation du produit
transformé, c'est-à-dire le super, et nous répétons que, dans tous les rapports, nous
n'envisageons jamais que le point de vue « livraison du mineur ».
Dans ces conditions, c'est par un excédent de 730.000 tonnes environ sur les
chiffres de 1927 et de 340.00 tonnes sur ceux de 1928 que se soldent les achats
de phosphate par l'Europe en 1929. Dans ces chiffres rentre en ligne de compte
le phosphate employé en métallurgie, qui a continué en 1929 à être utilisé en
quantités assez importantes (50.000 tonnes environ). Néanmoins, on peut admettre
que l'augmentation presque totale des importations correspond à une augmentation
des besoins en phosphate destiné aux engrais.
Un événement dont il convient de souligner l'importance est le réveil de la
consommation russe au cours de cet exercice : pratiquement nulle depuis la guerre,
l'importation des phosphates a atteint 12.000 tonnes en 1928 et est passée à
55.000 tonnes en 1929, contre 28.000 tonnes en 1913. La totalité de ces quan-
tités a été livrée par le Maroc. Quelque différentes des nôtres que soient les mé-
thodes de travail de l'U. R. S. S., et si grande que soit la complexité présentée
» par les affaires dans ce pays, nous devons constater la régularité avec laquelle
ont été tenus les engagements pris par l'U. R. S. S. vis-à-vis de nos agents.
Les excédents d'achats de l'Europe en 1929 se répartissent en 330.000 tonnes
de phosphate haut titre et 400.000 tonnes de phosphate bas titre. La consomma-
tion des basses teneurs, après l'à-coup de 1928, s'est donc remise à croître plus vite
que celle des hautes teneurs : c'est, une fois de plus, l'occasion pour nous de
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bruyamment, certains vendeurs de bas titres contre le développement du phosphate
marocain.
Il y a plus : dans les 400.000 tonnes d'augmentation du bas titre, il y a 68.000
tonnes de phosphate américain; l'Europe qui n'achetait que 60.000 tonnes d'amé-
ricain basse teneur en 1926, en est maintenant à 215.000. Il y a donc eu manque
à livrer par les phosphatiers français qui, au cours de l'exercice 1929, ont à peu
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