Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS - 583
trahit; on les détruira en repassant le champ à la fourche (« alangvorka, fourche
àalang); si le travail est exécuté proprement, il restera à peine quelques souches
en vie de-ci de-là ; on enverra un kouli les détruire de nouveau à la fourche lors-
qu'elles auront bien manifesté leur vitalité, c'est-à-dire à peu près au bout d'un
mois.
Lorsque les mauvaises herbes ont été bien détruites, on marque par des bâtons
les points où il faudra planter les lianes. Dans la culture intensive du poivrier on
ne fait usage ni d'arbres-supports ni d'arbres porte-ombre; les uns et les autres
n'offrent aucun avantage et rien que des inconvénients : en premier lieu, le
poivrier, avec son système radical si faible, ne peut que souffrir d'avoir à par-
tager le sol avec les racines d'arbres-supports ; en second lieu, les arbres-sup-
ports rendent très difficile une opération culturale de grande importance et dont
-il sera question plus bas, le « omleggen »; enfin, l'entretien des arbres-supports
coûte du travail dont on fait l'économie en substituant à ce mode de culture tra-
ditionnel celui que nous recommandons. Les avantages que l'on a l'habitude
d'opposer sont imaginaires. -
Le poivrier n'a pas besoin d'être ombragé ; sa végétation est en effet plus forte
lorsqu'il l'est, mais non sa production, or c'est elle seule qui importe.
On argue encore du rôle de conservateurs de l'humidité du sol qu'exerceraient
les arbres grâce à l'ombre qu'ils projettent; mais on oublie que le poivrier a à
partager la provision d'eau du sol avec les arbres et que, d'ailleurs, ces derniers
-offrent dans leur feuillage une surface d'évaporation très grande. Enfin, il a été
directement prouvé que la perte d'eau est plus grande dans un sol couvert de
végétation qu'elle n'est dans un sol nu (à condition d'entretenir la surface en bon
état).
La principale objection faite "contre l'emploi des supports en bois mort vise
leur peu de durée ; c'est un défaut sensible, en effet, dans les pays où l'on ne
dispose pas d'un bois capable de résister pendant une vingtaine d'années aux
intempéries et aux termites. Mais nous nous servons d'Eusideroxylon Zwagtri (bois
de fer) qui résiste même un temps considérablement plus long. On cite des
exemples de pieux en bois de fer trouvés sains au bout de quatre-vingts ans de
service en terrain marécageux.
L'emploi d'échalas en bois mort modifie du tout au tout la question de l'espa-
cement des poivriers; dans l'ancien système on n'a pas à compter seule-
ment avec les exigences des poivriers, mais encore avec celles des arbres-sup-
ports, tout autre est notre cas. Les indications de la bibliographie relatives à
l'espacement désirable se meuvent entre des limites très larges. Toutefoisr il est
permis de considérer comme pas sérieux les témoignages indiquant des espace-
ments inférieurs à 6 pieds (1 m. 80). Une liane de poivrier bien constituée occupe
le volume d'un cylindre haut de 3 à 4 mètres, et d'un diamètre qui peut aller
jusqu'à 1 m. 50; or, le plus souvent, le rayon de dispersion des racines est
encore supérieur. Il faut, en plus, laisser de la place pour circuler autour des
lianes. Tout compté et en acceptant un diamètre. moyen égal seulement à un
mètre, on arrive à un espacement de 6 pieds (1 m. 80) comme à un minimum
au delà duquel il serait imprudent de s'aventurer. Et encore, l'auteur a-t-il vu
une plantation faite dans ces conditions en partie détruite, une année qu'il
avait fait très humide, par un champignon dont le mycélium couvrait les
branches et les feuilles; d'autres poivrières dans la même contrée, plantées plus
largement, demeurèrent indemnes; donc, c'est le manque d'aération qu'il est
trahit; on les détruira en repassant le champ à la fourche (« alangvorka, fourche
àalang); si le travail est exécuté proprement, il restera à peine quelques souches
en vie de-ci de-là ; on enverra un kouli les détruire de nouveau à la fourche lors-
qu'elles auront bien manifesté leur vitalité, c'est-à-dire à peu près au bout d'un
mois.
Lorsque les mauvaises herbes ont été bien détruites, on marque par des bâtons
les points où il faudra planter les lianes. Dans la culture intensive du poivrier on
ne fait usage ni d'arbres-supports ni d'arbres porte-ombre; les uns et les autres
n'offrent aucun avantage et rien que des inconvénients : en premier lieu, le
poivrier, avec son système radical si faible, ne peut que souffrir d'avoir à par-
tager le sol avec les racines d'arbres-supports ; en second lieu, les arbres-sup-
ports rendent très difficile une opération culturale de grande importance et dont
-il sera question plus bas, le « omleggen »; enfin, l'entretien des arbres-supports
coûte du travail dont on fait l'économie en substituant à ce mode de culture tra-
ditionnel celui que nous recommandons. Les avantages que l'on a l'habitude
d'opposer sont imaginaires. -
Le poivrier n'a pas besoin d'être ombragé ; sa végétation est en effet plus forte
lorsqu'il l'est, mais non sa production, or c'est elle seule qui importe.
On argue encore du rôle de conservateurs de l'humidité du sol qu'exerceraient
les arbres grâce à l'ombre qu'ils projettent; mais on oublie que le poivrier a à
partager la provision d'eau du sol avec les arbres et que, d'ailleurs, ces derniers
-offrent dans leur feuillage une surface d'évaporation très grande. Enfin, il a été
directement prouvé que la perte d'eau est plus grande dans un sol couvert de
végétation qu'elle n'est dans un sol nu (à condition d'entretenir la surface en bon
état).
La principale objection faite "contre l'emploi des supports en bois mort vise
leur peu de durée ; c'est un défaut sensible, en effet, dans les pays où l'on ne
dispose pas d'un bois capable de résister pendant une vingtaine d'années aux
intempéries et aux termites. Mais nous nous servons d'Eusideroxylon Zwagtri (bois
de fer) qui résiste même un temps considérablement plus long. On cite des
exemples de pieux en bois de fer trouvés sains au bout de quatre-vingts ans de
service en terrain marécageux.
L'emploi d'échalas en bois mort modifie du tout au tout la question de l'espa-
cement des poivriers; dans l'ancien système on n'a pas à compter seule-
ment avec les exigences des poivriers, mais encore avec celles des arbres-sup-
ports, tout autre est notre cas. Les indications de la bibliographie relatives à
l'espacement désirable se meuvent entre des limites très larges. Toutefoisr il est
permis de considérer comme pas sérieux les témoignages indiquant des espace-
ments inférieurs à 6 pieds (1 m. 80). Une liane de poivrier bien constituée occupe
le volume d'un cylindre haut de 3 à 4 mètres, et d'un diamètre qui peut aller
jusqu'à 1 m. 50; or, le plus souvent, le rayon de dispersion des racines est
encore supérieur. Il faut, en plus, laisser de la place pour circuler autour des
lianes. Tout compté et en acceptant un diamètre. moyen égal seulement à un
mètre, on arrive à un espacement de 6 pieds (1 m. 80) comme à un minimum
au delà duquel il serait imprudent de s'aventurer. Et encore, l'auteur a-t-il vu
une plantation faite dans ces conditions en partie détruite, une année qu'il
avait fait très humide, par un champignon dont le mycélium couvrait les
branches et les feuilles; d'autres poivrières dans la même contrée, plantées plus
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