Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
582 REVUE DES CULTURES COLONIALES
Les rameaux fructifères prennent toujours, peu à peu, une position horizon-
tale ; ils ne présentent pas de crampons; les feuilles sont toujours alternes,
mais vis-à-vis de chaque feuille il peut se développer une inflorescence qui
assume la forme d'un épi (pour être exact, c'est un chaton, twzenta; elle en offre
le caractère déterminant qui consiste à tomber tout d'une pièce à maturité ; elle
casse, d'ailleurs, facilement au niveau de son point d'attache à toute époque).
Sur le bord supérieur, entre la feuille et l'épi, il se forme encore un bourgeon
qui produit à son tour un rameau fructifère. Les rameaux fructifères ne peuvent
donc point servir de boutures, puisqu'ils ne développent pas plus de racines que
de charpente; ils ne produisent que des feuilles et des fleurs.
Comme laplupartdes végétaux dès longtemps cultivés, le poivrier offre plusieurs
variétés; le cultivateur fera bien d'en tenir compte déjà pour cette raison qu'il
n'est pas impossible que certains procédés de culture ou de préparation réus-
sissent mieux avec telle variété qu'avec telle autre. Il est même parfaitement
possible que les différences entre les procédés usuels des différentes régions de
culture n'aient pas d'autre origine.
Le poivrier semble ne réussir qu'entre les tropiques ; dans les limites de la
zone intertropicale il préfère les basses collines. En fait de sol, il s'accommode
de bien des catégories, mais pour la culture il faut donner la préférence aux sols
fertiles, riches en humus, légers sans être franchement sablonneux. Les sols ren-
fermant beaucoup de pierres sont à éviter. Il faut aussi être à l'abri des vents
violents. Les fortes pentes sont également à éviter. Les terrains marécageux
n'admettant pas de drainage sont à condamner. Les sols les plus avantageux pour
la culture du poivre paraissent être les alluvions de rivière pas trop riches en
sable.
Si le terrain est en pente, il faut l'aménager en terrasses afin d'empêcher que
la terre arable ne soit emportée par les pluies. Ce qui rend impropres les fortes
pentes, c'est la nécessité d'y creuser profondément, circonstance qui fait que la
plupart des racines du poivrier se trouveront placées dans le sous-sol dépour-
vu d'humus; il n'y a qu'un moyen d'obvier à cet inconvénient, c'est de faire des
trous très larges, et de les remplir avec la couche humifère qu'on aura mis de
côté exprès.
Le défrichement se fait comme pour toute culture ; il n'y a qu'à prendre soin
de ne pas retourner le sol trop profondément, afin de ne pas mettre une partie
de l'humus hors de la portée des racines du poivrier. Les indigènes suppriment
même, couramment, toute espèce de labour. Il importe, cependant, de débar- -
rasser le champ entièrement des racines d'alang-alang (1).
Les terres « lalang » (1), lorsqu'elles gardent encore assez d'humus, sont sou-
vent éminemment propres à la culture du poivrier; leur défrichement, fait avec
méthode, revient aussi moins cher que celui de terres boisées, même lorsque la
forêt est jeune. Voici comment il faut procéder : commencer par brûler l'alang
en gros; en cas d'impossibilité, le couper; puis, saper(( haken », « tjankoelen »)
ou labourer à la charrue en prenant une profondeur suffisante pour retourner
toutes les racines d'alang-alang, puis laisser au repos pendant trois semaines;
dans ce laps de temps, ceux des alangs qui n'ont pas été tués auront poussé de
nouveaux stolons d'une belle longueur, terminés par une touffe de feuilles qui les
(1) Imperata arundinacea (communiqué par M. J. GRISARD).
(1) C'est un terme de Java.
Les rameaux fructifères prennent toujours, peu à peu, une position horizon-
tale ; ils ne présentent pas de crampons; les feuilles sont toujours alternes,
mais vis-à-vis de chaque feuille il peut se développer une inflorescence qui
assume la forme d'un épi (pour être exact, c'est un chaton, twzenta; elle en offre
le caractère déterminant qui consiste à tomber tout d'une pièce à maturité ; elle
casse, d'ailleurs, facilement au niveau de son point d'attache à toute époque).
Sur le bord supérieur, entre la feuille et l'épi, il se forme encore un bourgeon
qui produit à son tour un rameau fructifère. Les rameaux fructifères ne peuvent
donc point servir de boutures, puisqu'ils ne développent pas plus de racines que
de charpente; ils ne produisent que des feuilles et des fleurs.
Comme laplupartdes végétaux dès longtemps cultivés, le poivrier offre plusieurs
variétés; le cultivateur fera bien d'en tenir compte déjà pour cette raison qu'il
n'est pas impossible que certains procédés de culture ou de préparation réus-
sissent mieux avec telle variété qu'avec telle autre. Il est même parfaitement
possible que les différences entre les procédés usuels des différentes régions de
culture n'aient pas d'autre origine.
Le poivrier semble ne réussir qu'entre les tropiques ; dans les limites de la
zone intertropicale il préfère les basses collines. En fait de sol, il s'accommode
de bien des catégories, mais pour la culture il faut donner la préférence aux sols
fertiles, riches en humus, légers sans être franchement sablonneux. Les sols ren-
fermant beaucoup de pierres sont à éviter. Il faut aussi être à l'abri des vents
violents. Les fortes pentes sont également à éviter. Les terrains marécageux
n'admettant pas de drainage sont à condamner. Les sols les plus avantageux pour
la culture du poivre paraissent être les alluvions de rivière pas trop riches en
sable.
Si le terrain est en pente, il faut l'aménager en terrasses afin d'empêcher que
la terre arable ne soit emportée par les pluies. Ce qui rend impropres les fortes
pentes, c'est la nécessité d'y creuser profondément, circonstance qui fait que la
plupart des racines du poivrier se trouveront placées dans le sous-sol dépour-
vu d'humus; il n'y a qu'un moyen d'obvier à cet inconvénient, c'est de faire des
trous très larges, et de les remplir avec la couche humifère qu'on aura mis de
côté exprès.
Le défrichement se fait comme pour toute culture ; il n'y a qu'à prendre soin
de ne pas retourner le sol trop profondément, afin de ne pas mettre une partie
de l'humus hors de la portée des racines du poivrier. Les indigènes suppriment
même, couramment, toute espèce de labour. Il importe, cependant, de débar- -
rasser le champ entièrement des racines d'alang-alang (1).
Les terres « lalang » (1), lorsqu'elles gardent encore assez d'humus, sont sou-
vent éminemment propres à la culture du poivrier; leur défrichement, fait avec
méthode, revient aussi moins cher que celui de terres boisées, même lorsque la
forêt est jeune. Voici comment il faut procéder : commencer par brûler l'alang
en gros; en cas d'impossibilité, le couper; puis, saper(( haken », « tjankoelen »)
ou labourer à la charrue en prenant une profondeur suffisante pour retourner
toutes les racines d'alang-alang, puis laisser au repos pendant trois semaines;
dans ce laps de temps, ceux des alangs qui n'ont pas été tués auront poussé de
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(1) Imperata arundinacea (communiqué par M. J. GRISARD).
(1) C'est un terme de Java.
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