Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
LE CAFÉ DE NICARAGUA 579
ce nom de Nicaragua), de Masaya (volcan de Masaya), de Granada (volcan de
Mombacho, Catarina, Nandaime), de Chinandega (volcan de Chinandega) ; de
Rivas, d'Esteli (Condega);
2° Sur le versant de la mer des Antilles :
Les départements de Matagalpa, de Jinotega (San Rafael del Norte), de Nueva
Segovia, de Chontales.
Le sol vierge, plus étendu et plus tempéré, de ce dernier versant offre aussi
plus d'avenir à cette riche culture que celui du Pacifique. Il est à regretter que
parmi les colons étrangers qui plantent du Café dans cette région, à leur grand
profit, il y ait peu ou point de Français tandis que les Allemands y sont en grand
nombre. Après eux viennent des Américains du Nord et des Italiens.
Son rendement. — L'unité superficielle de culture du Café au Nicaragua est la
manzana ou carré de 84 mètres de côté. Dans une manzana, on peut cultiver
000 pieds de Café, espacés les uns des autres d'environ 3 mèt. 50 ou 1.000 pieds
à une plus faible distance. La production d'une manzana, d'après les conditions
de fertilité et d'altitude, peut varier entre 500 et 3.000 kilog. de Café, et donner
un bénéfice de 8 piastres, soit environ 16 francs par 50 kilog. Or la manzana
peut revenir à 62 piastres, soit environ 124 francs, en comprenant dans ce coût
l'achat du terrain, le défrichement, les nettoyages, la pépinière, le transport, etc.
En l'absence de statistiques complètes officielles sur la matière,j'estime, d'après
mes renseignements et calculs personnels, que le Nicaragua peut compter
50millionsau minimum de Caféiers actuellement plantés. Chaque pied produisant
au Nicaragua de 500 grammes minimum à 5 kilog. maximum de grains de Café,
par arbre, on compterait une production annuelle de 50 millions de kilog., à
raison de 1 kil. par pied ; mais il faut déduire du rapport des 50 millions de
Caféiers cités plus haut celui des jeunes plants n'ayant pas encore atteint leur
pleine maturité, et en outre les déchets causés soit par la mauvaise venue ou
exposition des pieds, soit par les perturbations atmosphériques, les invasions de
sauterelles, etc. On peut donc évaluer la production réelle à un minimum de 20
à 25 millions de kilog. par an. De ce chiffre il faut bien défalquer 5 millions
consommés sur place.
Son exportation. -- Il resterait ainsi 15 à 20 millions de kilog. de Café, d'une
valeur approximative de 15 à 20 millions de francs, consacrés à l'exportation à
l'étranger.
L'exportation du Café de Nicaragua se fait en sacs de jute contenant de 60 à
70 kilog. du précieux grain. Ces sacs, transportés à dos de mules, en bateaux,
en charrettes à bœufs ou en chemin de fer, vont s'embarquer, pour ce qui est de
la côte de la mer des Antilles : à San Juan del Norte (ou Greytown) pour ce qui
est de la côte du Pacifique : à Corinto et à San Juan del Sur.
Les pays importateurs du café de Nicaragua sont, par ordre de plus forte con-
sommation : l'Allemagne (port de réception : Hambourg), les Etats-Unis (ports :
New-York, San Francisco et New-Orleans), la Grande-Bretagne (ports : Liver-
pool et London), la France (port : le Havre), l'Italie (port : Genova).
Son prix de vente au Havre. — Le prix de vente au Havre des Cafés du Nica-
ragua, par 50 kilog., en entrepôt, oscille entre 50 et 100 francs selon les cours et
l'état d'arrivée du Café (en parche ou en « oro » lavé ou non, bien classifié ou
mélangé, de grain petit, moyen, gros ou caracol).
Le Café exporté tout décortiqué « en oro », comme on dit au Nicaragua, en
général se vend en France moins cher que celui expédié en pergamino, en
ce nom de Nicaragua), de Masaya (volcan de Masaya), de Granada (volcan de
Mombacho, Catarina, Nandaime), de Chinandega (volcan de Chinandega) ; de
Rivas, d'Esteli (Condega);
2° Sur le versant de la mer des Antilles :
Les départements de Matagalpa, de Jinotega (San Rafael del Norte), de Nueva
Segovia, de Chontales.
Le sol vierge, plus étendu et plus tempéré, de ce dernier versant offre aussi
plus d'avenir à cette riche culture que celui du Pacifique. Il est à regretter que
parmi les colons étrangers qui plantent du Café dans cette région, à leur grand
profit, il y ait peu ou point de Français tandis que les Allemands y sont en grand
nombre. Après eux viennent des Américains du Nord et des Italiens.
Son rendement. — L'unité superficielle de culture du Café au Nicaragua est la
manzana ou carré de 84 mètres de côté. Dans une manzana, on peut cultiver
000 pieds de Café, espacés les uns des autres d'environ 3 mèt. 50 ou 1.000 pieds
à une plus faible distance. La production d'une manzana, d'après les conditions
de fertilité et d'altitude, peut varier entre 500 et 3.000 kilog. de Café, et donner
un bénéfice de 8 piastres, soit environ 16 francs par 50 kilog. Or la manzana
peut revenir à 62 piastres, soit environ 124 francs, en comprenant dans ce coût
l'achat du terrain, le défrichement, les nettoyages, la pépinière, le transport, etc.
En l'absence de statistiques complètes officielles sur la matière,j'estime, d'après
mes renseignements et calculs personnels, que le Nicaragua peut compter
50millionsau minimum de Caféiers actuellement plantés. Chaque pied produisant
au Nicaragua de 500 grammes minimum à 5 kilog. maximum de grains de Café,
par arbre, on compterait une production annuelle de 50 millions de kilog., à
raison de 1 kil. par pied ; mais il faut déduire du rapport des 50 millions de
Caféiers cités plus haut celui des jeunes plants n'ayant pas encore atteint leur
pleine maturité, et en outre les déchets causés soit par la mauvaise venue ou
exposition des pieds, soit par les perturbations atmosphériques, les invasions de
sauterelles, etc. On peut donc évaluer la production réelle à un minimum de 20
à 25 millions de kilog. par an. De ce chiffre il faut bien défalquer 5 millions
consommés sur place.
Son exportation. -- Il resterait ainsi 15 à 20 millions de kilog. de Café, d'une
valeur approximative de 15 à 20 millions de francs, consacrés à l'exportation à
l'étranger.
L'exportation du Café de Nicaragua se fait en sacs de jute contenant de 60 à
70 kilog. du précieux grain. Ces sacs, transportés à dos de mules, en bateaux,
en charrettes à bœufs ou en chemin de fer, vont s'embarquer, pour ce qui est de
la côte de la mer des Antilles : à San Juan del Norte (ou Greytown) pour ce qui
est de la côte du Pacifique : à Corinto et à San Juan del Sur.
Les pays importateurs du café de Nicaragua sont, par ordre de plus forte con-
sommation : l'Allemagne (port de réception : Hambourg), les Etats-Unis (ports :
New-York, San Francisco et New-Orleans), la Grande-Bretagne (ports : Liver-
pool et London), la France (port : le Havre), l'Italie (port : Genova).
Son prix de vente au Havre. — Le prix de vente au Havre des Cafés du Nica-
ragua, par 50 kilog., en entrepôt, oscille entre 50 et 100 francs selon les cours et
l'état d'arrivée du Café (en parche ou en « oro » lavé ou non, bien classifié ou
mélangé, de grain petit, moyen, gros ou caracol).
Le Café exporté tout décortiqué « en oro », comme on dit au Nicaragua, en
général se vend en France moins cher que celui expédié en pergamino, en
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