Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 599
La plus grande partie du Mexique est comprise dans la zone de la Canne.
Toutefois les cultures se trouvent surtout dans les provinces occidentales, mieux
arrosées que celles qui bordent la côte du Pacifique. Ces cultures ne s'étendent
pas seulement dans les terres chaudes, mais aussi sur le flanc des montagnes
jusque vers 1.400 mètres sur le versant oriental, et 1.900 mètres du côté opposé.
Il paraît que les plantations s'étaient élevées plus haut encore au commence-
ment de ce siècle, mais le déboisement des montagnes les a fait disparaître. Le
Mexique ne manque d'ailleurs d'aucune des conditions favorables à la culture
qui nous occupe, y compris l'abondance de la main-d'œuvre, mais les méthodes
sont arriérées et le pays ne produit pas pour l'exportation.
Il en est de même dans VAmérique centrale, à l'exception du Guatémala, qui
exporte 9 millions de kilogrammes par an. Les républiques voisines, et principa-
lement Costa-Rica, possèdent des plantations plus ou moins étendues, dont les
■ produits servent surtout à la fabrication de Yaguarcliente.
Personne n'ignore combien la production du sucre a été autrefois florissante
dans toutes les îles de la mer des Antilles. C'est encore aujourd'hui un de leurs
principaux articles d'exportation, mais l'abolition de l'esclavage y a, plus que
partout ailleurs, rendu difficile la situation des planteurs.
Dans l'Amérique du Sud, c'est incontestablement au Brésil qu'appartient le
premier rang. Presque tout son territoire est propre à la culture de la Canne,
qui toutefois a son domaine de prédilection dans les régions côtières des pro-
vinces du Nord. C'est autour de Pernambuco et de Bahia qu'on trouve les plus
belles plantations; ces deux provinces exportent ensemble 200.000 tonnes par
an. L'intérieur du pays, qui est ou montagneux ou sujet aux inondations,
convient moins à la production de la Canne. Dans les provinces méridionales, la
culture moderne a réussi à faire croître la Canne jusqu'au 34e degré de latitude,
mais avec des résultats assez médiocres. La production du Brésil a d'ailleurs
beaucoup souffert de l'émancipation des nègres, d'autant plus que la Canne se
plaît dans les climats où le travail des champs n'est possible qu'à la race noire.
La Guyane partage les conditions climatériques favorables du Nord du Brésil.
Cependant la production est presque nulle dans la partie française et peu déve-
loppée sur le territoire néerlandais. La côte de la Guyane britannique, au con-
traire, est bordée de plantations de Cannes, dont les produits représentent
90 de l'exportation de cette colonie.
Au Venezuela, les conditions naturelles sont favorables "et les plantations assez
nombreuses, mais les procédés de l'industrie sucrière sont arriérés. Cependant
Semler évalue l'exportation à 9 millions de kilogrammes. - --
Dans la Colombie, la situation générale est analogue. La, côte du Pacifique,
avec ses deux saisons de pluie, convient particulièrement à notre culture. On
- trouve des plantations jusqu'à l'altitude de 2.000 mètres.
Le territoire de YEquateur, très élevé et peu arrosé, n'offre qu'un petit nombre
de lieux propres à la Canne à sucre ; telles sont, par exemple, les fertiles alluvions
du Guayaquil.
La culture sucrière du Pérou se présente dans de tout autres conditions que
celle des autres pays américains. Elle y est fort ancienne, et même, à ce qu'il
paraît, d'origine indigène. L'auteur espagnol Pedro Cieza rapporte avoir vu au
Pérou, en 1533, des champs de Cannes à sucre bien irrigués. Quoique la tempé-
rature et surtout l'humidité insuffisante n'y soient pas très favorables, la culture
péruvienne est encore florissante, principalement sur la côte, ainsi que sur les
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La plus grande partie du Mexique est comprise dans la zone de la Canne.
Toutefois les cultures se trouvent surtout dans les provinces occidentales, mieux
arrosées que celles qui bordent la côte du Pacifique. Ces cultures ne s'étendent
pas seulement dans les terres chaudes, mais aussi sur le flanc des montagnes
jusque vers 1.400 mètres sur le versant oriental, et 1.900 mètres du côté opposé.
Il paraît que les plantations s'étaient élevées plus haut encore au commence-
ment de ce siècle, mais le déboisement des montagnes les a fait disparaître. Le
Mexique ne manque d'ailleurs d'aucune des conditions favorables à la culture
qui nous occupe, y compris l'abondance de la main-d'œuvre, mais les méthodes
sont arriérées et le pays ne produit pas pour l'exportation.
Il en est de même dans VAmérique centrale, à l'exception du Guatémala, qui
exporte 9 millions de kilogrammes par an. Les républiques voisines, et principa-
lement Costa-Rica, possèdent des plantations plus ou moins étendues, dont les
■ produits servent surtout à la fabrication de Yaguarcliente.
Personne n'ignore combien la production du sucre a été autrefois florissante
dans toutes les îles de la mer des Antilles. C'est encore aujourd'hui un de leurs
principaux articles d'exportation, mais l'abolition de l'esclavage y a, plus que
partout ailleurs, rendu difficile la situation des planteurs.
Dans l'Amérique du Sud, c'est incontestablement au Brésil qu'appartient le
premier rang. Presque tout son territoire est propre à la culture de la Canne,
qui toutefois a son domaine de prédilection dans les régions côtières des pro-
vinces du Nord. C'est autour de Pernambuco et de Bahia qu'on trouve les plus
belles plantations; ces deux provinces exportent ensemble 200.000 tonnes par
an. L'intérieur du pays, qui est ou montagneux ou sujet aux inondations,
convient moins à la production de la Canne. Dans les provinces méridionales, la
culture moderne a réussi à faire croître la Canne jusqu'au 34e degré de latitude,
mais avec des résultats assez médiocres. La production du Brésil a d'ailleurs
beaucoup souffert de l'émancipation des nègres, d'autant plus que la Canne se
plaît dans les climats où le travail des champs n'est possible qu'à la race noire.
La Guyane partage les conditions climatériques favorables du Nord du Brésil.
Cependant la production est presque nulle dans la partie française et peu déve-
loppée sur le territoire néerlandais. La côte de la Guyane britannique, au con-
traire, est bordée de plantations de Cannes, dont les produits représentent
90 de l'exportation de cette colonie.
Au Venezuela, les conditions naturelles sont favorables "et les plantations assez
nombreuses, mais les procédés de l'industrie sucrière sont arriérés. Cependant
Semler évalue l'exportation à 9 millions de kilogrammes. - --
Dans la Colombie, la situation générale est analogue. La, côte du Pacifique,
avec ses deux saisons de pluie, convient particulièrement à notre culture. On
- trouve des plantations jusqu'à l'altitude de 2.000 mètres.
Le territoire de YEquateur, très élevé et peu arrosé, n'offre qu'un petit nombre
de lieux propres à la Canne à sucre ; telles sont, par exemple, les fertiles alluvions
du Guayaquil.
La culture sucrière du Pérou se présente dans de tout autres conditions que
celle des autres pays américains. Elle y est fort ancienne, et même, à ce qu'il
paraît, d'origine indigène. L'auteur espagnol Pedro Cieza rapporte avoir vu au
Pérou, en 1533, des champs de Cannes à sucre bien irrigués. Quoique la tempé-
rature et surtout l'humidité insuffisante n'y soient pas très favorables, la culture
péruvienne est encore florissante, principalement sur la côte, ainsi que sur les
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