Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-09-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 septembre 1900 05 septembre 1900
Description : 1900/09/05 (A4,N60,T7). 1900/09/05 (A4,N60,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783649
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
LE CACAO ET LE CAOUTCHOUC A L'ÉQUATEUR 52t
Guayaquil, dans la province de Manabé. Les huertas sont situées sur les bords
de la rivière de Chone et de ses affluents; quelques autres haciendas se sont
développées au bord de la mer.
A0 Afachala. Située au sud de la précédente, cette province produit une assez
grande quantité de cacao. La région y est très humide, et cet état de l'atmo-
sphère est le désespoir des planteurs qui.-chaque année, voient une partie de
leur récolte fortement dépréciée à cause de la mauvaise couleur de leur cacao
(brun obscur ou noirâtre, contenant beaucoup d'obispos (évêques), fèves ainsi
appelées à cause de la couleur violacée de l'amande) séché dans de mauvaises
conditions. La production qui est estimée être dans les autres régions de
600 grammes environ par arbre, atteint ici généralement 800 grammes et
900 grammes.
La province d'Esmeraldas produit aujourd'hui peu de cacao; la principale
hacienda a vu périr ses cacaoyers alors que les racines de ses arbres ont atteint
une couche de gravier compact.
L'espèce le plus souvent cultivée à l'Equateur est le Forastero cimariUo ; on a
reconnu que la variété Colorado est plus productive.
Quelques planteurs ont introduit du Venezuela le Criollo, espèce plus hâtive et
plus productive; mais on a cru remarquer qu'elle n'a pas la même longévité.
Quant à celle-ci ,on ne la connaît pas ! M. Seminario, l'un des principaux plan-
teurs du pays, aujourd'hui d'un âge très avancé, m'a nommé des plantations de
Forastero voisines des siennes dont la production remonterait à plus de cent ans!
Le Theobroma bicolor n'est pas cultivé; on le rencontre dans quelques haciendas
anciennes; les fruits ne sont même pas récoltés. Dans mes explorations de la
province inhabitée d'Esmeraldas, j'en ai rencontré quelques échantillons dont
les fruits sont recueillis par les nègres qui l'emploient en mélange avec le cacao
ordinaire pour la fabrication de leur chocolat. J'ai trouvé dans les forêts de la
même région le « cacao pajarito » dont je ne trouve pas la description dans votre
ouvrage (1).
Le cacao de l'Equateur n'est jamais lavé ni terré.
CAOUTCHOUC
La production du caoutchouc dans ce pays diminue de jour en jour. Les
forêts situées près de la côte ne renferment plus d'arbres à caoutchouc, et il
faut remonter jusqu'aux forêts situées au pied des Cordillères pour rencontrer
quelques sujets de « Castilloa », dont la destruction suit immédiatement larren-
contre. On a commencé des recherches de caoutchouc de l'autre côté des Cor-
dillères, sur le versant de l'Amazone; mais comme il faut redescendre à une
altitude de 1.000 mètres, dans un pays sans chemins ni ressources d'aucune
espèce, l'exploitation devient très onéreuse, tout le transport du produit devant
se faire à dos d'homme ; car il ne faut pas songer à exporter les produits par
l'Amazone et le Para!
Plantations. Il existe actuellement quelques plantations de Castilloas dans la
région du littoral : la plus ancienne remonte à 5 ans environ et les arbres n'ont
pas encore donné de produits. La principale difficulté que l'on rencontre est la
nécessité d'immobiliser pendant de longues années un capital considérable (rap-
portant normalement dans le pays 9 à 12 ° 0 l'an). Peut-être la découverte d'un
(1) Nous n'avons, en effet, jusqu'alors trouvé nulle part mention de cette sorte. (H. J.)
2
Guayaquil, dans la province de Manabé. Les huertas sont situées sur les bords
de la rivière de Chone et de ses affluents; quelques autres haciendas se sont
développées au bord de la mer.
A0 Afachala. Située au sud de la précédente, cette province produit une assez
grande quantité de cacao. La région y est très humide, et cet état de l'atmo-
sphère est le désespoir des planteurs qui.-chaque année, voient une partie de
leur récolte fortement dépréciée à cause de la mauvaise couleur de leur cacao
(brun obscur ou noirâtre, contenant beaucoup d'obispos (évêques), fèves ainsi
appelées à cause de la couleur violacée de l'amande) séché dans de mauvaises
conditions. La production qui est estimée être dans les autres régions de
600 grammes environ par arbre, atteint ici généralement 800 grammes et
900 grammes.
La province d'Esmeraldas produit aujourd'hui peu de cacao; la principale
hacienda a vu périr ses cacaoyers alors que les racines de ses arbres ont atteint
une couche de gravier compact.
L'espèce le plus souvent cultivée à l'Equateur est le Forastero cimariUo ; on a
reconnu que la variété Colorado est plus productive.
Quelques planteurs ont introduit du Venezuela le Criollo, espèce plus hâtive et
plus productive; mais on a cru remarquer qu'elle n'a pas la même longévité.
Quant à celle-ci ,on ne la connaît pas ! M. Seminario, l'un des principaux plan-
teurs du pays, aujourd'hui d'un âge très avancé, m'a nommé des plantations de
Forastero voisines des siennes dont la production remonterait à plus de cent ans!
Le Theobroma bicolor n'est pas cultivé; on le rencontre dans quelques haciendas
anciennes; les fruits ne sont même pas récoltés. Dans mes explorations de la
province inhabitée d'Esmeraldas, j'en ai rencontré quelques échantillons dont
les fruits sont recueillis par les nègres qui l'emploient en mélange avec le cacao
ordinaire pour la fabrication de leur chocolat. J'ai trouvé dans les forêts de la
même région le « cacao pajarito » dont je ne trouve pas la description dans votre
ouvrage (1).
Le cacao de l'Equateur n'est jamais lavé ni terré.
CAOUTCHOUC
La production du caoutchouc dans ce pays diminue de jour en jour. Les
forêts situées près de la côte ne renferment plus d'arbres à caoutchouc, et il
faut remonter jusqu'aux forêts situées au pied des Cordillères pour rencontrer
quelques sujets de « Castilloa », dont la destruction suit immédiatement larren-
contre. On a commencé des recherches de caoutchouc de l'autre côté des Cor-
dillères, sur le versant de l'Amazone; mais comme il faut redescendre à une
altitude de 1.000 mètres, dans un pays sans chemins ni ressources d'aucune
espèce, l'exploitation devient très onéreuse, tout le transport du produit devant
se faire à dos d'homme ; car il ne faut pas songer à exporter les produits par
l'Amazone et le Para!
Plantations. Il existe actuellement quelques plantations de Castilloas dans la
région du littoral : la plus ancienne remonte à 5 ans environ et les arbres n'ont
pas encore donné de produits. La principale difficulté que l'on rencontre est la
nécessité d'immobiliser pendant de longues années un capital considérable (rap-
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