Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-07-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 juillet 1900 05 juillet 1900
Description : 1900/07/05 (A4,N56,T7). 1900/07/05 (A4,N56,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378360n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
390 REVUE DES CULTURES COLONIALES
mécaniques si souvent reproduites dans les ouvrages spéciaux en ont été rigou-
reusement éléminés afin de maintenir la présentation de la situation et des faits
connus dans la forme la plus pratique.
En n'abordant que l'étude des principales propositions qui arrêtent encore
l'emploi de la Ramie dans l'industrie textile, où elle paraît devoir prendre avant
peu un rôle important, peut-être établira-t-on, à l'aide d'observations précises,
les conditions économiques de sa production et de son emploi.
* *
Depuis une cinquantaine d'années l'utilisation de la Ramie ou China-gm&s dans
l'industrie, puis la culture de cette Urticée sont à l'ordre du jour dans nos colo-
nies, ainsi que dans d'autres pays, notamment dans les Indes anglaises et néer-
landaises.
Pendant la guerre américaine de "Sécession, l'industrie européenne avait
recherché cette matière textile dont la production insuffisante et le traitement
difficile en arrêtèrent bientôt l'emploi.
Cependant l'Exposition universelle de 1878 avait donné un nouvel essor à cette
question, mais dans cette nouvelle phase la pratique se heurta encore aux diffi-
cultés inhérentes à la décortication et à la défibration de la plante.
On pensait devoir résoudre facilement ces problèmes à la suite de l'Exposition
universelle de 1889, mais les résultats des concours internationaux ne modifiè-
rent pas l'état latent d'une question qui intéressait cependant tout particulière-
ment le monde colonial et les pays intertropicaux à la recherche de cultures
nouvelles.
41 est évident que la nature toute particulière des matières agglutinatives diffi-
cilement solubles qui emprisonnent les fibres dans les couches corticales pré-
sente aux traitements mécaniques et chimiques, exigés pour les extraire et les
dégommer,des obstacles réels d'ordre technique et économique. De là l'invention
de procédés les plus divers qui jetèrent le trouble dans l'esprit du cultivateur et
du manufacturier (1).
On en était arrivé à conclure, peut-être logiquement, que puisque la Ramie ne
se prêtait pas avec facilité à une préparation parfaite et économique, sa place
n'était pas particulièrement indiquée dans l'industrie suffisamment alimentée
avec les principaux fiiifères connus, ehanvre,-J.in et coton. En résumé, on n'avait
pas besoin d'un textile nouveau, cher, d'utilisation difficile, peut-être égal au lin,
mais inférieur à la soie.
Telle était en effet la situation de la Ramie devant l'industrie française tout au
moins, tant que la production du chanvre et du lin suffisait à ses besoins.
Mais très sensiblement cette situation s'est modifiée en Europe, puis sur notre
territoire ces cultures ont périclité, et en outre on s"est demandé sagement si aucun
obstacle ne pourrait un jour entraver dans la métropole l'emploi du coton que
nos possessions coloniales ne produisent pas soit par des causes climatériques,
soit par l'insuffisance de la main-d'œuvre.
Les matières textile-s, pour des causes diverses, pourraient manquer et déjà la
culture du lin et du chanvre disparaît en France malgré les primes -offertes et
(1) Les corps agglutinatifs ont été décrits par Frémy : ce sont la cutose, la vasculose et la pec-
tose, qu'il faut dissoudre ou précipiter sans attaquer la cellulose fibrique.
mécaniques si souvent reproduites dans les ouvrages spéciaux en ont été rigou-
reusement éléminés afin de maintenir la présentation de la situation et des faits
connus dans la forme la plus pratique.
En n'abordant que l'étude des principales propositions qui arrêtent encore
l'emploi de la Ramie dans l'industrie textile, où elle paraît devoir prendre avant
peu un rôle important, peut-être établira-t-on, à l'aide d'observations précises,
les conditions économiques de sa production et de son emploi.
* *
Depuis une cinquantaine d'années l'utilisation de la Ramie ou China-gm&s dans
l'industrie, puis la culture de cette Urticée sont à l'ordre du jour dans nos colo-
nies, ainsi que dans d'autres pays, notamment dans les Indes anglaises et néer-
landaises.
Pendant la guerre américaine de "Sécession, l'industrie européenne avait
recherché cette matière textile dont la production insuffisante et le traitement
difficile en arrêtèrent bientôt l'emploi.
Cependant l'Exposition universelle de 1878 avait donné un nouvel essor à cette
question, mais dans cette nouvelle phase la pratique se heurta encore aux diffi-
cultés inhérentes à la décortication et à la défibration de la plante.
On pensait devoir résoudre facilement ces problèmes à la suite de l'Exposition
universelle de 1889, mais les résultats des concours internationaux ne modifiè-
rent pas l'état latent d'une question qui intéressait cependant tout particulière-
ment le monde colonial et les pays intertropicaux à la recherche de cultures
nouvelles.
41 est évident que la nature toute particulière des matières agglutinatives diffi-
cilement solubles qui emprisonnent les fibres dans les couches corticales pré-
sente aux traitements mécaniques et chimiques, exigés pour les extraire et les
dégommer,des obstacles réels d'ordre technique et économique. De là l'invention
de procédés les plus divers qui jetèrent le trouble dans l'esprit du cultivateur et
du manufacturier (1).
On en était arrivé à conclure, peut-être logiquement, que puisque la Ramie ne
se prêtait pas avec facilité à une préparation parfaite et économique, sa place
n'était pas particulièrement indiquée dans l'industrie suffisamment alimentée
avec les principaux fiiifères connus, ehanvre,-J.in et coton. En résumé, on n'avait
pas besoin d'un textile nouveau, cher, d'utilisation difficile, peut-être égal au lin,
mais inférieur à la soie.
Telle était en effet la situation de la Ramie devant l'industrie française tout au
moins, tant que la production du chanvre et du lin suffisait à ses besoins.
Mais très sensiblement cette situation s'est modifiée en Europe, puis sur notre
territoire ces cultures ont périclité, et en outre on s"est demandé sagement si aucun
obstacle ne pourrait un jour entraver dans la métropole l'emploi du coton que
nos possessions coloniales ne produisent pas soit par des causes climatériques,
soit par l'insuffisance de la main-d'œuvre.
Les matières textile-s, pour des causes diverses, pourraient manquer et déjà la
culture du lin et du chanvre disparaît en France malgré les primes -offertes et
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