Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-09-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 septembre 1902 05 septembre 1902
Description : 1902/09/05 (A6,N108,T11). 1902/09/05 (A6,N108,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378076g
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 143
Si on intercale des fruitiers, il faudra en tenir compte pour la fumure à ajouter.
Le meilleur engrais est un. compost où il entre du fumier de ferme si possible.
L'entretien des muscadiers est presque nul. Il faut enlever les gourmands,
diriger un peu l'arbre, l'empêcher de trop s'élever par la taille de la cime. Il est
préférable qu'il soit bas et trapu; vers sept, huit ans, dès qu'on peut sûrement
distinguer les mâles, on supprime ceux qui sont en trop. Le muscadier bien
soigné commence à produire vers six, huit, dix ans. A quinze ans,'il est en bon
rapport, mais c'est de vingt-cinq à quatre-vingts ans qu'il donne le maximum de.
produit.
Le fruit mûrit en huit mois après la floraison. Quand les circonstances sont
favorables, on peut compter sur un rendement de 1.500 à 3.000 fruits par arbre.
Mais on obtient facilement le double et le quintuple sur des arbres de bonne
venue en plein rapport. M. Ardouin, de la province Wellesley, le frère du consul
de France de Canton, affirme qu'il a des muscadiers qui lui rapportent annuel-
lement 100 dollars par arbre. Cela comporte plus de 20.000 fruits par arbre.
Ce sont là des exceptions qu'il faut noter pour faire voir ce que peut rapporter
cet arbre quand il est bien soigné. -
Le fruit a la forme d'une poire au centre de laquelle se trouve la noix de cou-
leur foncé olive brillant recouverte de l'arille rouge écarlate. A la maturité, le
fruit s'ouvre en deux valves et la noix tombe après un jour ou deux.
Quand les Chinois craignent les vols, ils montent sur l'arbre pour faire tomber
toutes les noix entre-bâillées ou bien, de terre, ils les font tomber avec un long
bambou (1).
Le macis ou arille est séparé de la noix et le tout est séché à l'ombre pendant
quelque temps et ensuite au soleil, jusqu'à ce que la noix interne fasse entendre
un bruit de grelot, quand elle est secouée; alors elle est emballée en sacs et expé-
diée. Le macis ou arille est aussi emballé bien sec en sacs. Les marchés de la
muscade sont : Penang, Singapour, Londres, Hambourg, Marseille.
Les noix tombent souvent avant maturité, pendant la sécheresse ou à la saison
des pluies; alors elles ne valent pas cher pour le commerce. M. Ardouin précité
la distille et vend le produit aux Malais et Japonais; c'est une huile foncée,
épaisse, aromatique, employée pour les cheveux et contre les rhumatismes.
Les noix sont triées en grosses, moyennes et petites, ou seulement en deux
sortes.
Les grosses noix (il en faut 80 par kali ou 130 par kilo) sont vendues à Singa-
pour, en coque, 75 dollars le picol de 100 katis ou 60kilogr. 400. Le prix dupicol,
à Déli, est 35 dollars.
Les peti les noix (110 par kati ou 180 par kilo) se vendent 49 dollars à Singapour
et 25 à Déli.
En raison de la paresse et de l'indolence du Malais, ce sont les Chinois qui ont
ce commerce entre les mains. Les ouvriers louent les arbres environ 25 cents
chacun.
Ils nettoient les herbes et récoltent les noix qu'ils cèdent aux Chinois mar-
chands qui les revendent à Singapour ou Penang à des exportateurs chinois ou
européens. Il y a peu d'années chaque muscadier se louait aux Malais un dollar
et plus, mais le prix des muscades a baissé et le rendement des arbres aussi.
(1) La floraison a lieu tous les jours et la récolte aussi; mais, pendant la sécheresse, la végétation
est ralentie et la maturité retardée; c'est en juin et juillet qu'il y a beaucoup de muscades mûres.
Si on intercale des fruitiers, il faudra en tenir compte pour la fumure à ajouter.
Le meilleur engrais est un. compost où il entre du fumier de ferme si possible.
L'entretien des muscadiers est presque nul. Il faut enlever les gourmands,
diriger un peu l'arbre, l'empêcher de trop s'élever par la taille de la cime. Il est
préférable qu'il soit bas et trapu; vers sept, huit ans, dès qu'on peut sûrement
distinguer les mâles, on supprime ceux qui sont en trop. Le muscadier bien
soigné commence à produire vers six, huit, dix ans. A quinze ans,'il est en bon
rapport, mais c'est de vingt-cinq à quatre-vingts ans qu'il donne le maximum de.
produit.
Le fruit mûrit en huit mois après la floraison. Quand les circonstances sont
favorables, on peut compter sur un rendement de 1.500 à 3.000 fruits par arbre.
Mais on obtient facilement le double et le quintuple sur des arbres de bonne
venue en plein rapport. M. Ardouin, de la province Wellesley, le frère du consul
de France de Canton, affirme qu'il a des muscadiers qui lui rapportent annuel-
lement 100 dollars par arbre. Cela comporte plus de 20.000 fruits par arbre.
Ce sont là des exceptions qu'il faut noter pour faire voir ce que peut rapporter
cet arbre quand il est bien soigné. -
Le fruit a la forme d'une poire au centre de laquelle se trouve la noix de cou-
leur foncé olive brillant recouverte de l'arille rouge écarlate. A la maturité, le
fruit s'ouvre en deux valves et la noix tombe après un jour ou deux.
Quand les Chinois craignent les vols, ils montent sur l'arbre pour faire tomber
toutes les noix entre-bâillées ou bien, de terre, ils les font tomber avec un long
bambou (1).
Le macis ou arille est séparé de la noix et le tout est séché à l'ombre pendant
quelque temps et ensuite au soleil, jusqu'à ce que la noix interne fasse entendre
un bruit de grelot, quand elle est secouée; alors elle est emballée en sacs et expé-
diée. Le macis ou arille est aussi emballé bien sec en sacs. Les marchés de la
muscade sont : Penang, Singapour, Londres, Hambourg, Marseille.
Les noix tombent souvent avant maturité, pendant la sécheresse ou à la saison
des pluies; alors elles ne valent pas cher pour le commerce. M. Ardouin précité
la distille et vend le produit aux Malais et Japonais; c'est une huile foncée,
épaisse, aromatique, employée pour les cheveux et contre les rhumatismes.
Les noix sont triées en grosses, moyennes et petites, ou seulement en deux
sortes.
Les grosses noix (il en faut 80 par kali ou 130 par kilo) sont vendues à Singa-
pour, en coque, 75 dollars le picol de 100 katis ou 60kilogr. 400. Le prix dupicol,
à Déli, est 35 dollars.
Les peti les noix (110 par kati ou 180 par kilo) se vendent 49 dollars à Singapour
et 25 à Déli.
En raison de la paresse et de l'indolence du Malais, ce sont les Chinois qui ont
ce commerce entre les mains. Les ouvriers louent les arbres environ 25 cents
chacun.
Ils nettoient les herbes et récoltent les noix qu'ils cèdent aux Chinois mar-
chands qui les revendent à Singapour ou Penang à des exportateurs chinois ou
européens. Il y a peu d'années chaque muscadier se louait aux Malais un dollar
et plus, mais le prix des muscades a baissé et le rendement des arbres aussi.
(1) La floraison a lieu tous les jours et la récolte aussi; mais, pendant la sécheresse, la végétation
est ralentie et la maturité retardée; c'est en juin et juillet qu'il y a beaucoup de muscades mûres.
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