Titre : La Dépêche coloniale illustrée
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1913-02-28
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327559237
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 28 février 1913 28 février 1913
Description : 1913/02/28 (A13,N4). 1913/02/28 (A13,N4).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Description : Collection numérique : Protectorats et mandat... Collection numérique : Protectorats et mandat français
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k97444148
Source : CIRAD, 2016-191284
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/09/2016
5o LA DEPECHE COLONIALE ILLUSTREE
second rang pour le tonnage. C'est déjà un
admirable résultat.
Mise en valeur et exploitation
du port de l'Agha
Nous diviserons ce chapitre en deux para-
graphes : le premier donnera un exposé géné-
ral de la situation de l'arrière-port de l'Agha,
de ses dimensions, des voies qui y donnent
accès ; dans le second nous étudierons son
exploitation.
Exposé général de la situation de l'arrière-
port. — Les limites de ce bassin sont : au nord
le môle Bab-Azoun et le fort du Coude. Une
passe de 70 mètres au niveau de l'eau a été
ménagée entre ces deux ouvrages, la profon-
deur primitive de 6 mètres a été portée à
10 mètres sur plus de 40 mètres de large (Dé-
cret du 4 août 1902) ; à l'ouest la jetée de 800
Construction d'un tablier en ciment armé
(îlot AI-Djefna)
Construction d'un tablier
en ciment armé
1. Placement d'un bloc de fond. — 2. Scaphandrier fixant l'emplacement des blocs
mètres qui s'in-
fléchit légère-
ment ; au sud le
grand môle de
550 mètres et les
deux jetées de
80 mètres limi-
tant entre elles
une passe de 100
mètres de large;
à l'est des terre-
pleins.
Ainsi limité
l'a r r i è r e-p o r t
possède une sur-
face liquide de
trente-cinq hec-
tares, beaucoup
pins calme que
celle de quatre-
vingts hectares
du vieux port
d'Alger. La nappe d'eau forme une large
étendue libre entre les deux passes de l'ar-
rière-port et s'étend, du côté des terre-
pleins, dans deux bassins rectangulaires de
deux cents mètres chacun, destinés à faciliter
les opérations commerciales. La profondeur
de l'arrière-port varie ; aux deux passes elle
atteint 12 à 13 mètres, à l'intérieur du bassin
9 à 15 mètres et le long des quais 7 à 8 mètres.
Ces différents travaux ont donné au port
de l'Agha 1.140 mètres de quais dont 710 mè-
tres environ accostables. Le vieux poil d '¡\l-
ger ne possédait, jusqu'au moment où fut dé-
moli et réuni à la terre l'îlot Al-Djefna, que
1.733 mètres de quais, mais aucun en eau pro-
fonde, ce qui ne permettait de manipuler les
marchandises qu'à l'aide de chalands dont la
grande quantité est à la fois un encombre-
ment et un obstacle aux évolutions rapides
des navires. En raison de la forme des navires
modernes on a veillé à ce que le parement de
tous les murs de quais soit absolument verti-
cal. On a employé et on emploie encore pour
la construction des jetées, des blocs artificiels
de types différents (de 15 à 25 mètres cubes)
posés les uns sur les autres. Les fondations
sont constituées par des enrochements. Quant
aux murs de quais, pour des profondeurs de
10 mètres et 10 m. 70, les blocs, faits en ci-
ment, ont de 70 à 92 mètres cubes. A cause
el u ressac, et pour adoucir la lame, on a
prévu l'arasement du mur plein à au moins
2 m. 20 et sur ce massif, comme base, sont
des piliers supportant un tablier en ci-
ment armé. Entre les piliers sont posés
des enrochements ayant un talus de trois sur
un, ce qui permet à la lame de s'étendre natu-
rellement et amortit le ressac. Quant aux j'e-
tées, elles sont constituées dans le profil clas-
sique de la Méditerranée. Voici d'ailleurs une
intéressante description de la manière dont
ont été exécutés les travaux, publiée par le
Journal Général de l'Algérie, dans son nu-
méro du 12 novembre 1908 et due à M. Delar-
bre, l'un des entrepreneurs de ces travaux :
« La construction des murs de quais et je-
tees a principalement ce-
ci de difficultueux, que
l'on doit y procéder pour
ainsi dire par à-coups en
raison des caprices de
l'élément avec lequel il
faut compter. C'est au
moyen de sondages suc-
cessifs et méticuleux que
l'on arrive à préparer,
conformément aux pro-
jets, la contexture des
fondations. Dans l'arriè-
re-port de l'Agha on a
été amené à faire des
dragages pour établir la
fondation à une profon-
deur permettant l'acos-
tage des navires ; c'est
par des sondages que
l'on a pu se rendre
compte de la réalisation
du profil et du fond ; en-
suite, la fouille finie, on
a immergé: une couche de moellons ; des
sondages encore ont permis d'en reconnaître
l'épaisseur et la largeur. Sur cette couche de
moellons on passe un bloc compresseur pe-
sant 50 tonnes dans l'eau et 75 tonnes environ
non immergé ; .ce bloc a été construit en
béton et gueuses de fonte pour pouvoir at-
teindre. ce poids ; le poids de 50 tonnes est
réparti sur une surface d'un peu plus d'un
mètre carré au moyen d'un tasseau en chêne
et fer, ce qui permet de transmettre une
pression de 2 k. 500 environ par centimètre
carré, dépassant la pression transmise par la
maçonnerie des murs de quai et la poussée des
terres.
« Sur cette plate-forme on immerge une pe-
tite couche d'autres matériaux et le scaphan-
drier règle définitivement le dessus de cette
fondation au niveau voulu ; à cet effet, il place
deux rails d'ans le fond, dans l'alignement et
à la hauteur qui lui sont donnés de la surface
de l'eau, au moyen cTune sonde rigide ; sur
ces deux rails il en passe un troisième et il
retire ou ajoute ce qui est en plus ou en
moins.
« Vient ensuite la pose des blocs ; on donne
au scaphandrier, de dessus l'eau, avec la plus
grande précision possible, au moyen d'instru-
ments de géodésie perfectionnés, l'alignement
du futur quai ; il marque ses points par des
piquets et tend un fil de fer le long duquel il
dirige la pose de la première assise de blocs ;
on pose ensuite les quatre autres assises. Pour
éviter les erreurs d'alignement et des saillies
second rang pour le tonnage. C'est déjà un
admirable résultat.
Mise en valeur et exploitation
du port de l'Agha
Nous diviserons ce chapitre en deux para-
graphes : le premier donnera un exposé géné-
ral de la situation de l'arrière-port de l'Agha,
de ses dimensions, des voies qui y donnent
accès ; dans le second nous étudierons son
exploitation.
Exposé général de la situation de l'arrière-
port. — Les limites de ce bassin sont : au nord
le môle Bab-Azoun et le fort du Coude. Une
passe de 70 mètres au niveau de l'eau a été
ménagée entre ces deux ouvrages, la profon-
deur primitive de 6 mètres a été portée à
10 mètres sur plus de 40 mètres de large (Dé-
cret du 4 août 1902) ; à l'ouest la jetée de 800
Construction d'un tablier en ciment armé
(îlot AI-Djefna)
Construction d'un tablier
en ciment armé
1. Placement d'un bloc de fond. — 2. Scaphandrier fixant l'emplacement des blocs
mètres qui s'in-
fléchit légère-
ment ; au sud le
grand môle de
550 mètres et les
deux jetées de
80 mètres limi-
tant entre elles
une passe de 100
mètres de large;
à l'est des terre-
pleins.
Ainsi limité
l'a r r i è r e-p o r t
possède une sur-
face liquide de
trente-cinq hec-
tares, beaucoup
pins calme que
celle de quatre-
vingts hectares
du vieux port
d'Alger. La nappe d'eau forme une large
étendue libre entre les deux passes de l'ar-
rière-port et s'étend, du côté des terre-
pleins, dans deux bassins rectangulaires de
deux cents mètres chacun, destinés à faciliter
les opérations commerciales. La profondeur
de l'arrière-port varie ; aux deux passes elle
atteint 12 à 13 mètres, à l'intérieur du bassin
9 à 15 mètres et le long des quais 7 à 8 mètres.
Ces différents travaux ont donné au port
de l'Agha 1.140 mètres de quais dont 710 mè-
tres environ accostables. Le vieux poil d '¡\l-
ger ne possédait, jusqu'au moment où fut dé-
moli et réuni à la terre l'îlot Al-Djefna, que
1.733 mètres de quais, mais aucun en eau pro-
fonde, ce qui ne permettait de manipuler les
marchandises qu'à l'aide de chalands dont la
grande quantité est à la fois un encombre-
ment et un obstacle aux évolutions rapides
des navires. En raison de la forme des navires
modernes on a veillé à ce que le parement de
tous les murs de quais soit absolument verti-
cal. On a employé et on emploie encore pour
la construction des jetées, des blocs artificiels
de types différents (de 15 à 25 mètres cubes)
posés les uns sur les autres. Les fondations
sont constituées par des enrochements. Quant
aux murs de quais, pour des profondeurs de
10 mètres et 10 m. 70, les blocs, faits en ci-
ment, ont de 70 à 92 mètres cubes. A cause
el u ressac, et pour adoucir la lame, on a
prévu l'arasement du mur plein à au moins
2 m. 20 et sur ce massif, comme base, sont
des piliers supportant un tablier en ci-
ment armé. Entre les piliers sont posés
des enrochements ayant un talus de trois sur
un, ce qui permet à la lame de s'étendre natu-
rellement et amortit le ressac. Quant aux j'e-
tées, elles sont constituées dans le profil clas-
sique de la Méditerranée. Voici d'ailleurs une
intéressante description de la manière dont
ont été exécutés les travaux, publiée par le
Journal Général de l'Algérie, dans son nu-
méro du 12 novembre 1908 et due à M. Delar-
bre, l'un des entrepreneurs de ces travaux :
« La construction des murs de quais et je-
tees a principalement ce-
ci de difficultueux, que
l'on doit y procéder pour
ainsi dire par à-coups en
raison des caprices de
l'élément avec lequel il
faut compter. C'est au
moyen de sondages suc-
cessifs et méticuleux que
l'on arrive à préparer,
conformément aux pro-
jets, la contexture des
fondations. Dans l'arriè-
re-port de l'Agha on a
été amené à faire des
dragages pour établir la
fondation à une profon-
deur permettant l'acos-
tage des navires ; c'est
par des sondages que
l'on a pu se rendre
compte de la réalisation
du profil et du fond ; en-
suite, la fouille finie, on
a immergé: une couche de moellons ; des
sondages encore ont permis d'en reconnaître
l'épaisseur et la largeur. Sur cette couche de
moellons on passe un bloc compresseur pe-
sant 50 tonnes dans l'eau et 75 tonnes environ
non immergé ; .ce bloc a été construit en
béton et gueuses de fonte pour pouvoir at-
teindre. ce poids ; le poids de 50 tonnes est
réparti sur une surface d'un peu plus d'un
mètre carré au moyen d'un tasseau en chêne
et fer, ce qui permet de transmettre une
pression de 2 k. 500 environ par centimètre
carré, dépassant la pression transmise par la
maçonnerie des murs de quai et la poussée des
terres.
« Sur cette plate-forme on immerge une pe-
tite couche d'autres matériaux et le scaphan-
drier règle définitivement le dessus de cette
fondation au niveau voulu ; à cet effet, il place
deux rails d'ans le fond, dans l'alignement et
à la hauteur qui lui sont donnés de la surface
de l'eau, au moyen cTune sonde rigide ; sur
ces deux rails il en passe un troisième et il
retire ou ajoute ce qui est en plus ou en
moins.
« Vient ensuite la pose des blocs ; on donne
au scaphandrier, de dessus l'eau, avec la plus
grande précision possible, au moyen d'instru-
ments de géodésie perfectionnés, l'alignement
du futur quai ; il marque ses points par des
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